21 octobre 2009

En compagnie de Frédéric Clément

Interview, séance de dédicaces, discussions et séance de poses pour les plus jeunes ! Une journée magique à l'Oiseau lire...
Un grand merci à Frédéric Clément et à tous ceux qui sont venus partager ces beaux moments avec nous !
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Les plus jeunes s'occupent...
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Voici l'article de Béatrice Cherry-Pellat paru dans le journal La dépêche du vendredi 16 octobre :

Collectionneur d'images

A l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage «Bashô le fou de poésie» aux éditions Albin Michel, Frédéric Clément a été convié par les libraires de l'Oiseau Lire pour une séance de dédicaces.

Matsuo Bashô n'aime ni les batailles, ni les sabres, ni l'uniforme, ni le sang. Il aime la paix, le silence, la lune, les pinceaux bien lissés... Matsuo Bashô ne sera pas samouraï. Il sera poète. C'est sur les pas de son disciple que le lecteur va découvrir la vie du grand auteur de courts poèmes, les haïkus. Ses voyages, ses rencontres et l'ouverture d'une école de poésie pour tous dans un Japon du XVIIème siècle.

Un texte sur la vie du poète japonais Matsuo Bashô, raconté par Françoise Kérisel et mis en valeur par l'art de Frédéric Clément. Les papiers, les supports, les matériaux, les couleurs, l'omniprésence des végétaux, la finesse, l'élégance... rien n'est choisi au hasard pour transporter le lecteur au fil des quatre saisons de la vie du poète dans une ambiance japonisante.

Une philosophie, un art de vie, un pays qui, s'il comporte encore de nombreux secrets pour Frédéric Clément, lui apparaît comme une évidence, «mon attrait pour le Japon ne s'explique pas, c'est comme le chocolat». Un goût qui «date de très longtemps» que l'on retrouve dans le raffinement de ses oeuvres. Au travers des images qui mettent en scène Les Belles Endormies de Kawabata mais également dans ses photographies (Bel oeil) et l'intimité de ses livres (Magasin zinzin, Museum, Les mille et une nuits...). Car quand on ouvre un livre de Frédéric Clément, on tire sur une ficelle, déplie des pans de couverture comme on ouvrirait un coffret qui contient des secrets.

«Avant même que l'on entre dans mon livre, j'offre un climat, une ambiance. Je veux que le livre soit un bel objet». Et quand on ouvre ce bel objet, les mots sonnent, résonnent et les images sont à regarder dans les moindres détails, «la partie graphique offre de nombreuses allusions qui complètent la narration et l'allège». «Pour moi, ce n'est pas de la poésie, la forme n'est pas dite poétique. On ne pense pas à moi comme un poète d'ailleurs. Mais quand j'écris, je parle. Et c'est à force de mâcher et remâcher les mots pendant des heures que quelque chose sort. Quelque chose qui sonne, qui me convient».

Si Frédéric Clément est souvent associé comme un auteur-illustrateur (graphiste ? il n'aime pas le terme illustrateur) pour la jeunesse, il s'en défend, «la frontière est très mince, quand je décide de basculer, je bascule mais je ne fais pas seulement des livres pour les enfants. Lorsque j'ai commencé dans l'édition, à la fin des années 70, je venais du monde de la presse. Et quand on veut mettre des images dans les livres, ce sont souvent des livres pour enfants...».

Peu intéressé par les romans actuels «trop psychologiques» à son goût, Frédéric Clément trouve son inspiration dans des «textes qui partent en étoile» : «J'aime ouvrir des portes, me perdre, être à la dérive, en flottaison». Une notion de labyrinthe que les inconditionnels de Frédéric Clément pourront retrouver dans son prochain ouvrage qui traitera de «camelot /poète ou de poète/camelot», où l'enfermement de la surenchère sera de rigueur pour convaincre. «C'est tout mon opposé !»

Béatrice Cherry-Pellat

02 octobre 2009

Fréderic Clément à l'Oiseau lire

Fréderic Clément

vient rencontrer ses lecteurs le

samedi 10 octobre 2009

à la librairie l'Oiseau lire, pour dédicacer son dernier ouvrage paru aux éditions Albin Michel

BASHô, le fou de poésie

BASHÔ, le fou de poésie

Rendez-vous au 91, rue Joséphine à Evreux

 de 10h30 à 12h30

et de 14h à 18h30

La librairie reste ouverte toute la journée.

A très bientôt !!

 

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 Matsuo, ne sera pas Samouraï, il n’aime :

« ni les batailles,

   ni les sabres

   ni l’uniforme

   ni le sang versé….. »

Il aime :

            « la paix

               le silence

   la lune pleine

   les pinceaux bien lissés…. »

 

Sa vie sera exclusivement vouée à la poésie.

Sur les pas de Kikaku, son élève, nous découvrons la vie de Matsuo Bashô, auteur japonais de haïkus. Dans le Japon du XVIIe siècle,  Ses haïkus sont nourris par ses voyages, par la nature, par ses rencontres. Poésie qu’il souhaite partager avec les enfants, les humbles, les paysans .C’est ainsi qu’il ouvre à tous une école de poésie.

 

Les illustrations de Frédéric Clément sont somptueuses. Elles accompagnent le texte, telles des paravents japonais. On tourne les pages, on les déplie avec un plaisir infini. On est transporté, comme par magie, dans l’art japonais.  

Frédéric Clément a préparé ses propres couleurs et choisi ses papiers japonais qu’il a imbibés de cire, pour peindre l’histoire véridique de Bashö, contée avec talent par Françoise Kérisel.

Annie Falzini

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01 octobre 2009

Le combat d'hiver, lu par Louis

combatdhiver.jpgLe combat d'hiver

Jean-Claude Mourlevat, Gallimard jeunesse, 15 €

Un très bon roman qui se tient sous tous points de vue. Les personnages ont une personnalité pour chacun, une apparence qui leur appartient et des idées précises. La seule chose que je trouve moyenne c'est la fin qui fait un peu cliché, mais ça n'est pas très grave... Une chose est sûre : il n'y aura pas de suite. Ce livre fait le rapprochement avec la France sous l'occupation nazie. Il est original dans un thème où le déja-vu est fréquent. Ce livre est à conseiller à tout le monde !
Louis

30 septembre 2009

Combien d'oiseaux ?

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Alice Melvin, traduction Michèle Nikly

Albin Michel jeunesse, 12,90 €

Ce livre à compter des oiseaux jusqu'à 20 renouvelle le genre « livre à compter ». Une maison endormie, le coq chante et les oiseaux de 1 à 20 s'éveillent. Un texte poétique présente l'activité des oiseaux au fil de la journée sur des illustrations tendres et expressives. On compte les oiseaux, pies jacassant, pigeons traçant des arabesques, oies caquetant et le crépuscule arrivant, hirondelles ensommeillées, corneilles tournoyant. La nuit est là, une fenêtre s'allume dans la maison, les oiseaux sont endormis, sauf le hibou.

Un album à compter agréable à regarder et agréable à lire à voix haute.

Annie Falzini

26 septembre 2009

Les grenouilles samouraïs

grenouilles samourai.jpgLes grenouilles Samouraïs de l'étang des Genji

Kazunari Hino, illustrations Takao Saitô, D'après le Heiké Monogatari, ou « le dit des Heiké »

Picquier jeunesse, 15,50 €

Grand-père Crapaud vit paisiblement près de l'étang des Genji. Au milieu de belles plantes et de jolies fleurs, il raconte à ses petits l'histoire trouble de la guerre entre les Genji et les Heiké, accompagnant son récit de quelques beng beng beng de cet instrument traditionnel japonais (proche du luth), le biwa. Cela se déroule dans une lointaine époque, au temps où les grenouilles portaient de chatoyants kimonos colorés et de drôles de petits chapeaux, où le Seigneur des Genji, un valeureux samouraï, régnait fièrement sur l'étang. Un mystérieux événement vient un jour déranger la vie de ces grenouilles musiciennes.

« Un monstre aux yeux luisants

M'a soudain saisie de sa griffe et m'a jetée par terre » se plaint madame rainette rousse.

L'alerte est lancée et l'illustre seigneur Yoritomo exige un rapport du général Yoshinaka, qui à son tour exige un rapport. Quel est donc cet effrayant personnage qui laisse quatre empreintes dans le sol et porte une longue moustache blanche ? Un chat Heiké !

« Au combat ! Samouraïs de l'étang, venez tous ! »

Chevauchant une fière sauterelle et vêtu d'une tunique en feuilles de bambou, ainsi que d'un casque en coquille de noix, Yoshinaka lance son armée de dix mille grenouilles à l'assaut du bois des Heiké...mais leurs lances-pissenlits ne font pas beaucoup de tort à cet énoooorme chat Heiké. Leur force, bien sûr, c'est l'étang, et un jeune samouraï, Ushiwakamaru. Grâce à lui, le chat pris au piège sur une feuille de nénuphar trouée finira en minuscule crabe, au fond de l'étang. Des crabes que l'on nomme depuis crabes « à masque de Heiké ».

A la fois fable et poème chanté, ce récit est inspiré de l'épopée du Heiké Monogatori, témoignage des combats entre les clans des Genji et des Heiké, qui fut interprété au XIVème siècle par des bonzes aveugles et qui eux-mêmes s'accompagnait du biwa. Dans cette fresque poétique et mouvementée, la ruse et le courage des plus petits sont portés à l'honneur, provoquant la chute des puissants. Evocation d'une bataille éternelle pour le pouvoir, cet album rythmé est aussi une ode formidable aux forces et aux richesses naturelles qui nous entourent, nature peuplée de grenouilles japonaises mignonnes à croquer...

Laure Devisme

19 septembre 2009

Les trésors d'Evreux

19 & 20 Septembre : les Journées du Patrimoine à la médiathèque d'Evreux

Une exposition de trésors "méconnus"... avec la présentation des albums de Martine Bourre et une mise en scène de trois originaux, dont un de Li Po le fou & Tou Fou le sage, l'album de Françoise Kerisel illustré par notre trésor local et bien connu !

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Nouvelles lectures de Louis

Hunger Games...ou Eon, le douzième dragon...le coeur de Louis balance entre deux grands récits... 

Voici quelques unes de ses lectures :

gone.jpgGone, Michael Grant, Pocket jeunesse, 19 €

Quatrième de couverture : Imaginez... En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser... Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres...

Louis : J'ai trouvé ce livre assez intéressant (l'idée d'un monde sans adultes) mais cela manque d'originalité; c'est du déjà-vu. Les personnages sont un peu des stéréotypes même si l'auteur a fait de bons choix. Malgré tout l'histoire a un bon rythme, pleine de suspense. La fin laisse la trame en suspens. On attend la suite avec impatience ! (Si elle est aussi bien que ce premier tome...)

je ne sais plus pourquoi je t aime.jpgJe ne sais plus pourquoi je t'aime, Gabrielle Zevin, Wiz, Albin Michel, 14 €

Quatrième de couverture : Je suis en train de descendre l'escalier du lycée et la seconde d'après, je tombe la tête la première. Quatre années de ma vie s'effacent et à mon réveil à l'hôpital, James Larkin me sourit. Il sent la fumée de cigarette, les draps fraîchement lavés, laissés à sécher au soleil. Évidemment je tombe folle amoureuse. Je nage dans un brouillard heureux. Mais la vie ne peut pas continuer comme ça. Amnésique ou pas, il faut que je sache quel genre de fille j'étais avant. Je me lance alors dans une enquête sur moi-même. Qui es-tu vraiment, Naomi Porter ?

Louis : C'est le livre que j'ai le moins aimé... et de très loin !! Cette histoire est étrange, certains éléments n'ont ni queue ni tête, la plupart des personnages sont moyennement réussis et l'héroïne est vraiment nunuche. De plus comment peut-on être amnésique et oublier quatre ans de sa vie en tombant dans des escaliers ? Il faut vraiment ne pas être dégourdi!! Ce livre est plus pour les filles.

hunger games.jpgHunger Games, Suzanne Collins, Pocket jeunesse, 17,90 €

Louis : C'est peut-être mon livre préféré : l'ambiance des Etats Unis dans le futur (mais ou il y a eu un accident et où les personnes riches ont été franchement favorisées) est parfaitement restituée et les personnages ont une personnalité et un caractère bien à eux. Et puis, le livre a une originalité bien à lui. Je trouve que ce livre mérite une suite. À conseiller aux filles et aux garçons.

 

le cas jack spark.jpgLe cas Jack Spark, Victor Dixen, JC Gawsevitch éditeur, 21 € (à paraître)

Louis : J'ai bien aimé ce livre et son coté "qui fait peur" comme certains éléments passés sous silence, les personnage étranges de la "colonie de vacances". On se met facilement dans la peau du personnage. Les sentiments (peur, jalousie, honte...) sont bien rendus. Une seule chose m'a gêné : la "légende" des fées, qui a été détruite par ce livre, qui disait que les fées sont des créatures malfaisantes, que ce sont des tueuses, qu'elles sont horribles... Sinon, tout est très bien.

eon.jpgEon le douzième dragon, Alison Goodman, Gallimard jeunesse, 19 €

Quatrième de couverture : Au coeur d'une Chine impériale mythique, Eon s'entraîne avec d'autres jeunes garçons pour être choisi comme apprenti par l'un des douze dragons qui protègent le pays. Mais il porte un dangereux secret. Dans ce monde plein de fausses identités, d'alliances incertaines mais aussi d'amitiés loyales, Eon est en grand péril.

Louis : Un excellent livre, qui ressemble effectivement au Clan des Otori. Mais il y a certaines différences comme les dragons. Le personnage est réussi. L'idée d'une jeune fille transformée en garçon, qui ne doit pas révéler son identité, qui fait partie d'un monde où il n'y a que des hommes (le conseil). C'est un très bon livre. Vivement la suite !!

04 septembre 2009

Veux-tu être mon ami ?

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Eric Battut

Didier Jeunesse, 12,90 €

Un album minimaliste pour nous parler de différence et d'amitié. Souris verte est triste, les souris grises ne veulent pas d'elle pour amie, alors elle part en quête d'un ami...vert, mais la sauterelle, la grenouille, le caméléon, refusent. Heureusement l'éléphant vert accepte. Mais pourquoi est-il vert...? Que c'est bon d'avoir un ami, même s'il est gris. Des dessins tout simples aux crayons de couleurs ou à la craie pour nous compter une histoire toute simple qui ravira les petits.

Annie Falzini

Sélection Dévoreurs CM1 CM2

tolstoi un conte de fée.jpgTolstoï, un conte de fées

Hanno, Cadet, Actes Sud Junior, 6 €

« Depuis quelques semaines, il y a dans ma rue un SDF. Un homme qui dort dehors, quoi. Si je dis « SDF », c'est pour vous. Parce que c'est pratique : trois lettres et tout le monde comprend. Moi, j'aurais préféré « clochard ». Au moins, c'est un vrai mot. » Tout est dans la virgule du titre. Tolstoï, un conte de fées. Parce qu'on ne s'étonne pas de croire tout de suite à l'histoire de cette petite fille, qui persuade son père de prêter à Tolstoï la cabane dans le jardin de leur maison de campagne. Alors oui, c'est trop simple, Tolstoï aménage la cabane, répare le four à bois, cuit du pain pour les villageois et... oui, c'est trop beau, mais on y croit. Sauf que tout s'écroule au dernier chapitre.

« Dans les contes, ceux qui font du mal sont souvent des êtres maléfiques, avec des têtes tordues et des rancunes de plusieurs siècles. Mais dans la vraie vie, ils sont souvent juste comme vous et moi. C'est dur à comprendre ». L'écriture d'Hanno est vive, mordante, et tendre - à la fois. Son héroïne a quelque chose de Tamara dans Adieu mes neuf ans, de Valérie Zenatti. La même ténacité à vouloir changer les choses. Avant que la réalité des grands ne vienne tout anéantir.       Madeline Roth, librairie L'Eau Vive

envol du herisson.jpgL'envol du hérisson

Agnès de Lestrade, Rouergue, 6,50 €

Le père d'Eugénie a perdu son travail. Au début, tout va bien. Comme c'est un papa bricoleur, il fait tout ce qu'il ne pouvait pas faire lorsqu'il travaillait. Mais très vite, son moral baisse. Surtout quand, lors d'un entretien d'embauche, on lui fait comprendre que, passé la cinquantaine, on est vieux sur le marché du travail. Alors, il déprime. A l'école, la classe de CE2 est inscrite pour un grand concours au niveau départemental : construire un objet volant. La maîtresse souhaiterait l'aide d'un parent "bricoleur". Eugénie pense tout de suite à son père. A force de persuasion, il accepte et s'investit à fond : ils construisent un hérisson volant. La classe remporte la 2ème place et le père, un moral d'acier. Il décide de faire une formation pour devenir animateur en arts plastiques dans les centres de loisirs.

l ami iguane.jpgL'ami iguane

Alex Cousseau, Rouergue, 6,50 €

Manola, la voisine du jeune narrateur vient du Mexique, elle vit en France depuis 10 ans. Le père Grinche, aux idées « moisies » et racistes, ne peut pas la supporter et encore moins son animal familier : un iguane. Aussi monte t-il tout un scénario pour accuser l'iguane d'avoir croqué le petit orteil de son fils. Il fait le tour du village pour raconter l'histoire de son fils, mais on lui rit au nez, car tous savent que Manola et son iguane (qui est herbivore) sont inoffensifs. Mais lorsque Grinche devient violent, Manola, le narrateur et l'iguane s'enfuient dans le bois sous la pluie. Mais pourquoi Manola a-t-elle peur aussi des gendarmes ??

Un petit roman agréable, agrémenté des illustrations d'Anne-Lise Boutin, presque un petit polar, qui dénonce la bêtise et le racisme.    Annie Falzini

Sélection commune pour les niveaux CM et 6ème :

qui a vole mon chien.jpgQui a volé mon chien ?

Roselyne Bertin, Heure noire, Rageot, 7,10 €

Le roman commence par une course haletante. Un gamin, Arthur est poursuivi par deux hommes. Il fuit, il court, et ... il tombe dans une fosse, se brise le pied et essaie de se faire tout petit pour que les deux hommes qui le poursuivent ne le trouvent pas.

Retour en arrière...Arthur rentre chez lui et Zoé, sa chienne labrador qui habituellement guette son retour est absente. Inquiet il la cherche, persuadé qu'elle ne s'est pas sauvée, le grillage est trop haut. Elle a sûrement été volée... Les vacances arrivent, il les met à profit pour parcourir le pays à vélo, avec ses deux amis, Antoine et Thomas, mais pas trace de Zoé...Antoine et Thomas, surfent sur Internet et découvrent un site qui vend des chiens de race. Arthur pense y reconnaître Zoé...Un récit palpitant, bien mené, qui séduira les jeunes lecteurs aimant les enquêtes ... et les chiens.    Annie Falzini

histoire de clara.jpgL'histoire de Clara

Vincent Cuvellier, illustrations de Charles Dutertre, Gallimard Giboulées, 13,50 €

Un très beau texte illustré. Chaque chapitre est la voix d'un personnage ayant rencontré Clara. D'abord il y a la mère maternant. Elle parle à Clara et à travers ses paroles nous devinons une famille juive cachée dont Clara est le bébé, la dernière des quatre enfants. Aujourd'hui ils vont sortir, aller au parc, leur dernière journée de liberté. Lorsqu'ils rentrent, la police française est là. Le bruit, les cris, Clara est posée dans l'ascenseur, et laissée quand les policiers emmènent la famille. Puis il y a la vieille, qui trouve Clara dans l'ascenseur, puis sœur Marie Louise, puis le cousin Georges, puis le « boche » qui ne fait pas la guerre aux enfants, même juifs. Et puis il y a le chapitre de la sorcière, celui de Simon, caché dans la grange de Paulette...Tous vont essayer de sauver Clara, de lui apporter un peu de tendresse, d'amour, parfois quelques jours, un mois, deux mois, parfois plus. Et puis il y a la libération et la maison des enfants...Et dans la maison des enfants arrive Rachel. Elle revient des camps. Elle ne peut plus pleurer, à peine parler, mais elle chante à Clara la chanson que lui chantait sa maman quand elle était petite. Quand elles étaient petites.

Un livre tendre, émouvant, sans misérabilisme. A travers le destin de Clara nous découvrons, dans la France, où régnait parfois la dénonciation, le chacun pour soi, le survivre avant tout, qu'un bébé peut attendrir et faire que des êtres très différents, peuvent tout faire pour le sauver, lui apporter un peu de tendresse, un peu d'amour. Les illustrations de Charles Dutertre accompagnent le texte en y apportant une note de fraicheur.      Annie Falzini

les tortues de bolilanga.jpgLes tortues de Bolilanga

Franck Prévot, Thierry Magnier, 7,50 €

Salah, le petit frère d'Alam est mort et Alam ne peut l'accepter. Le deuil est difficile, voir impossible. Alors Nenek, son grand-père, mémoire des légendes du village, lui conte celle d'Ibou Mine, mère des anges, une mère aimante transformée à sa mort en tortue. On raconte que lorsqu'un enfant meurt, il se transforme en tortue et va la retrouver. Alam et ses amis décident de protéger les tortues et ainsi de protéger Salah, ce qui apaise Alam.

Mais des charpentiers arrivent sur l'île, ils vont, pour le fils du gouverneur, construire des bungalows pour les touristes, or l'île appartient à Om Ari, le père de son ami Fendi, elle leur procure des noix de coco, seule ressource de la famille. Et surtout ces constructions feront disparaître les tortues. Alors pour protéger les tortues, la mémoire de Salah et lutter contre l'injustice, Alam et ses amis vont se servir de la légende pour faire fuir les charpentiers.

Franck Prévot connaît bien l'Indonésie, son roman est inspiré de son séjour dans le village d'Alam, et l'on peut retrouver la légende d'Ibou Min dans l'album illustré par Delphine Jacquot.       Annie Falzini 

a la fraise.jpgA la fraise

Hélèna Villovitch, Neuf, Ecole des Loisirs, 8 €

David décrète, un matin, qu'il s'appellerait dorénavant Georges. Cela bouleverse sa vie pour différentes raisons : son père lui annonce alors qu'il s'appelle Hugh Grant, sa mère Madonna.

A l'école, il se lie d'amitié avec Anesthésie, qu'il n'appréciait pas particulièrement, et l'invite chez lui pour faire leurs leçons. Lorsqu'ils ont fini, ils décident de dessiner et commencent par les amis de David : ils leur rajoutent quelques éléments d'animaux. Le lendemain, à l'école, ils ont la désagréable surprise de voir que leurs amis se sont transformés en animaux. Le processus continue jusqu'à ce que la remplaçante de la maîtresse se voit attribuer un long cou de girafe et la poche d'un kangourou. Comment arrêter le processus ? Ils décident tous d'aller voir leur institutrice en cure de sommeil à l'hôpital. Grâce à leurs efforts conjugués, tout va peu à peu rentrer dans les normes ou à peu près.

Un roman facile à lire où rire et fantastique se mêlent étrangement. La fin est peut-être un peu tirée par les cheveux mais ce roman est rafraîchissant, charmant et original.      Anne Marie Haloche, bibliothécaire

 

 

 

Sélection Dévoreurs 6ème

demain la lune.jpgDemain la lune

Cécile Roumiguière, Chapitre, Seuil, 8 €

L'été 69. L'été où tout semblait possible, où les rêves de chacun se conjuguaient avec les premiers pas de l'homme sur la lune. Seulement, cet été-là démarre beaucoup moins bien pour Michel et Liliane, dont les parents viennent de se séparer. Et même si leurs parents ont su leur expliquer et leur faire comprendre que c'est mieux ainsi, Michel va éprouver beaucoup de difficulté à grandir avec tout ça.

Leur histoire nous est racontée au moment où ils partent rejoindre leur père dans un camping à côté de Montpellier. Et même si la distance les dérange un peu, car ils vont se retrouver bien loin de leur Bretagne natale, ils vont vite découvrir le petit trésor qui les attend. Liliane de son côté va tomber sur un Charlie qui va lui permettre de s'évader loin de tout ça. Michel quant à lui va faire la connaissance de Corinne, une fille de son âge qui va partager avec lui les meilleurs endroits à découvrir dans le coin (c'est d'ailleurs une vraie experte de la pêche à l'anguille). Tout ce petit monde va vivre au rythme de ces deux astronautes qui vont fouler le sol de la lune pour la première fois...

Un très joli roman qui se lit d'une traite, bordé d'humour et de malice, avec des personnages attachants, qui nous dépeignent un été plein de rêves, plein d'espoir, dans ce qu'il a de plus universel :)         Jean Pichinoty, La Soupe de l'Espace

2 pouces et demi.jpg2 pouces et demi

Thomas Lavachery, Bayard, 9,90 €

XVIII eme siècle, Emmanuel Denef est un portraitiste reconnu mais laid. Il ne veut imposer sa laideur à aucune femme, pourtant il rêve d'un enfant.

Erudit, grand lecteur, il sait que les alchimistes ont su créer la vie. Il achète à prix d'or de vieux grimoires, installe un laboratoire dans sa cave et réussit à créer des « Ombres », mais celles-ci se comportent d'avantage comme des animaux de compagnie que comme des êtres humains, ce n'est pas ce qu'il cherche. C'est un homuncule qu'il veut créer,  il s'en sait incapable, mais le renoncement n'est pas dans son caractère. En Italie vit Guido Spaziano, le dernier des grands alchimistes, c'est vers lui que se tourne Emmanuel. De leurs efforts, de leur amitié naîtra : Gilles, un homuncule de 2 pouces et demi. Celui-ci se révèle d'abords un insupportable gamin, jouant des tours pendables à ses créateurs. Et puis subitement il s'assagit, se prend de passion pour la lecture et se montre d'une intelligence remarquable. Puis Emmanuel  rentre avec Gilles à Bruxelles où il reprend son métier, prenant bien garde de dissimuler la présence de Gilles à ses côtés. Avant de s'éteindre il lui aménagera un appartement dont la présence est insoupçonnable. A  sa mort Gilles reste seul avec ses sœurs : les Ombres. Au fil des années la maison passe de mains en mains sans que ses habitants ne décèlent leur  présence. Gilles vit très mal sa solitude et, souvent, il maudit son père, qui égoïstement n'a pas songé à lui créer un compagnon. C'est un combat contre des frelons géants qui va lui redonner le goût de vivre.

Thomas Lavachery a su se détacher (comme dans Bjorn le Morphir) de tous ces romans fantastiques qui se ressemblent, il faut bien le dire, tous un peu, pour nous livrer un roman qui parle des alchimistes et de la création de la vie : Gilles, un être de 2 pouces et demi, surdoué, mais si proche de nous qu'il touchera, je l'espère,  ses lecteurs.   Annie Falzini

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L'amour en cage

Maryvonne Rippert, Chapitre, Seuil, 7,50 €

Dès qu'il rentre du collège, Paul part dans la nature ardéchoise, seule capable de lui faire oublier les heures d'ennui et d'humiliation du collège. Peque, Péquenaud, il ne lui était pas venu à l'idée que le métier de son père, agriculteur, puisse être l'objet de mépris. Heureusement, il va peu à peu sortir de sa solitude grâce à Aïssata, la jolie guinéenne avec qui il se lie d'amitié.

Et il y a Nanah, l'oisillon recueilli par Paul qui va devenir une pie jacassante, espiègle et affectueuse. Mais une pie c'est fait pour vivre libre. Paul est confronté à un cas de conscience, comme Sylvain l'amoureux de Lisa, sa grande sœur, qui ne veut pas la laisser partir faire des études d'infirmière, le métier qui la rendrait heureuse. Et Aïssata lui annonce son départ pour l'Afrique : c'est un déchirement pour Paul.

Un roman bien écrit, agréable à lire, qui sous couvert de roman animalier aborde des problèmes susceptibles de toucher les jeunes lecteurs.  Annie Falzini

 Sélection commune pour les niveaux CM et 6ème :

qui a vole mon chien.jpgQui a volé mon chien ?

 Roselyne Bertin, Heure noire, Rageot, 7,10 €

Le roman commence par une course haletante. Un gamin, Arthur est poursuivi par deux hommes. Il fuit, il court, et ... il tombe dans une fosse, se brise le pied et essaie de se faire tout petit pour que les deux hommes qui le poursuivent ne le trouvent pas.

Retour en arrière...Arthur rentre chez lui et Zoé, sa chienne labrador qui habituellement guette son retour est absente. Inquiet il la cherche, persuadé qu'elle ne s'est pas sauvée, le grillage est trop haut. Elle a sûrement été volée... Les vacances arrivent, il les met à profit pour parcourir le pays à vélo, avec ses deux amis, Antoine et Thomas, mais pas trace de Zoé...Antoine et Thomas, surfent sur Internet et découvrent un site qui vend des chiens de race. Arthur pense y reconnaître Zoé...Un récit palpitant, bien mené, qui séduira les jeunes lecteurs aimant les enquêtes ... et les chiens.    Annie Falzini

histoire de clara.jpgL'histoire de Clara

Vincent Cuvellier, illustrations de Charles Dutertre,

Gallimard Giboulées, 13,50 €

Un très beau texte illustré. Chaque chapitre est la voix d'un personnage ayant rencontré Clara. D'abord il y a la mère maternant. Elle parle à Clara et à travers ses paroles nous devinons une famille juive cachée dont Clara est le bébé, la dernière des quatre enfants. Aujourd'hui ils vont sortir, aller au parc, leur dernière journée de liberté. Lorsqu'ils rentrent, la police française est là. Le bruit, les cris, Clara est posée dans l'ascenseur, et laissée quand les policiers emmènent la famille. Puis il y a la vieille, qui trouve Clara dans l'ascenseur, puis sœur Marie Louise, puis le cousin Georges, puis le « boche » qui ne fait pas la guerre aux enfants, même juifs. Et puis il y a le chapitre de la sorcière, celui de Simon, caché dans la grange de Paulette...Tous vont essayer de sauver Clara, de lui apporter un peu de tendresse, d'amour, parfois quelques jours, un mois, deux mois, parfois plus. Et puis il y a la libération et la maison des enfants...Et dans la maison des enfants arrive Rachel. Elle revient des camps. Elle ne peut plus pleurer, à peine parler, mais elle chante à Clara la chanson que lui chantait sa maman quand elle était petite. Quand elles étaient petites.

Un livre tendre, émouvant, sans misérabilisme. A travers le destin de Clara nous découvrons, dans la France, où régnait parfois la dénonciation, le chacun pour soi, le survivre avant tout, qu'un bébé peut attendrir et faire que des êtres très différents, peuvent tout faire pour le sauver, lui apporter un peu de tendresse, un peu d'amour. Les illustrations de Charles Dutertre accompagnent le texte en y apportant une note de fraicheur.    Annie Falzini

les tortues de bolilanga.jpgLes tortues de Bolilanga

Franck Prévot, Thierry Magnier, 7,50 €

Salah, le petit frère d'Alam est mort et Alam ne peut l'accepter. Le deuil est difficile, voir impossible. Alors Nenek, son grand-père, mémoire des légendes du village, lui conte celle d'Ibou Mine, mère des anges, une mère aimante transformée à sa mort en tortue. On raconte que lorsqu'un enfant meurt, il se transforme en tortue et va la retrouver. Alam et ses amis décident de protéger les tortues  et ainsi de protéger Salah, ce qui apaise Alam.

Mais des charpentiers arrivent sur l'île, ils vont pour le fils du gouverneur construire des bungalows pour les touristes , hors l'île appartient à Om Ari, le père de son ami Fendi, elle leur procure des noix de coco, seule ressource de la famille. Et surtout ces constructions feront disparaître les tortues. Alors pour protéger les tortues, la mémoire de Salah et lutter contre l'injustice, Alam et ses amis vont se servir de la légende pour faire fuir les charpentiers.

Franck Prévot connaît bien l'Indonésie, son roman est inspiré de son séjour dans le village d'Alam, et l'on peut retrouver la légende d'Ibou Min dans l'album illustré par Delphine Jacquot.    Annie Falzini

a la fraise.jpgA la fraise

Hélèna Villovitch, Neuf, Ecole des Loisirs, 8 €

David décrète, un matin, qu'il s'appellerait dorénavant Georges. Cela bouleverse sa vie pour différentes raisons : son père lui annonce alors qu'il s'appelle Hugh Grant, sa mère Madonna.

A l'école, il se lie d'amitié avec Anesthésie, qu'il n'appréciait pas particulièrement, et l'invite chez lui pour faire leurs leçons. Lorsqu'ils ont fini, ils décident de dessiner et commencent par les amis de David : ils leur rajoutent quelques éléments d'animaux. Le lendemain, à l'école, ils ont la désagréable surprise de voir que leurs amis se sont transformés en animaux. Le processus continue jusqu'à ce que la remplaçante de la maîtresse se voit attribuer un long cou de girafe et la poche d'un kangourou. Comment arrêter le processus ? Ils décident tous d'aller voir leur institutrice en cure de sommeil à l'hôpital. Grâce à leurs efforts conjugués, tout va peu à peu rentrer dans les normes ou à peu près.

Un roman facile à lire où rire et fantastique se mêlent étrangement. La fin est peut-être un peu tirée par les cheveux mais ce roman est rafraîchissant, charmant et original.    Anne-Marie Haloche, bibliothécaire