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24 septembre 2016

Liste des Dévoreurs de Livres 2016-2017

Voici la liste des Dévoreurs de Livres de cette année !

 

LES CM

 

Le Goût Sucré de la Peur.jpgLe Goût sucré de la peur

Alexandre Chardin

Magnard jeunesse, 2016

11,90 euros

Louise a 11 ans, un peu boulotte, téméraire et entêtée. Elle réussit à convaincre son grand-frère Joseph de l'emmener avec sa bande pour une opération secrète : aller chaparder dans le jardin de celle qu'on surnomme L'Ortie, de bonnes fraises juteuses et des radis croquants. Ce sera le début d'une belle amitié entre Louise et Jeanne, la vieille dame au si appétissant jardin. A travers cette rencontre, Louise grandit et mûrit, comme ces beaux légumes et ces belles fleurs du jardin. Elle sera confrontée avec Jeanne aux souvenirs douloureux et au temps qui passe trop vite, mais se délectera aussi de petits bonheurs simples de la vie. Un roman sur l'amitié, sur la fraternité et la complicité, sur ce si compliqué passage de l'enfance à l'adolescence, sur les belles valeurs de la vie en général. C'est aussi un hymne à la nature, un retour aux sources des plaisirs simples.

L'écriture est simple et rythmée, les dialogues sont drôles et piquants. Les personnages sont très attachants, sans tomber dans la mièvrerie.

Nicole Escalard – médiathèque de Vernon

 

 

Léo Coeur d'Indien.jpgLéo cœur d'indien

Anne-Gaëlle Balpe

Ecole des loisirs, 2016

9,50 euros

Pour que Léo ne la perde pas de vue, sa maman porte toujours un manteau rouge. Mais ce jour-là, dans le métro, il y a beaucoup de monde et Léo ne suit pas le bon manteau rouge. Lorsqu'il attrape une main, c'est celle d'une inconnue et la dame le laisse là, seul au milieu de tous ces gens. Une vieille dame qui jouait de l'harmonica pour gagner quelques pièces, le recueille et l'emmène dans sa petite cabane cachée au milieu des grandes herbes. Comment Maman retrouvera-t-elle Léo, il n'y a pas de nom sur la boîte aux lettres et il n'y a même pas de boîte aux lettres.

Un roman très attachant sur un monde à part vu par un enfant pas comme les autres.

Céline Paysant – Enseignante

 

 

Le Manoir aux Secrets.jpegLe Manoir aux secrets

Camille Brissot

Rageot, 2016

7,30 euros

Le héros, Armand, s'aperçoit à son grand désespoir qu'il peut se transformer en araignée. Il ne se voit pas comme un super héros mais plutôt comme un monstre et n'ose pas le dire à ses parents. Il finit par l'avouer à sa meilleure amie Pepper. Tous deux sont fascinés par le manoir Mesmer. Ce manoir est occupé par Mima Mesmer, voyante, qui se révèlera être la grand-mère inavouée de Miranda Plumeau, une pimbêche de la classe. De nombreux cambriolages ont lieu et la police ne comprend pas le mode opératoire. En fait, les cambrioleurs se sont installés chez Misma Mesmer pour pouvoir profiter du réseau de souterrains qui passent sous sa maison et des tunnels clandestins qui courent sous la ville. Les enfants s'introduisent dans la maison pour essayer de libérer la vieille dame et neutraliser les voleurs. Ils vont se trouver en mauvaise posture mais une alliée inattendue sera à leurs côtés…

 Hélène Fagart – médiathèque de Lisieux

 

Le Club de la Nuit.jpgLe Club de la Pluie et les forbans de la nuit

Malika Ferdjoukh

Ecole des loisirs, 2016

9 euros

Saint Malo, l’internat des Pierres-Noires.

Qui est cet étrange Long John Silver ?

Pourquoi affirme-t-il qu’il n’y a rien dans cette mystérieuse grotte alors que Rose y aperçoit un ciré ?

Et cette nouvelle boutique, avec ces cartons remplis d’ours en peluche que l’on ne peut acheter ?

Que de questions sans réponses ! Il n’en fallait pas plus pour titiller la curiosité de nos amis Rose, Ambroise, Milo et Nadget, membres du Club de la pluie. Ils vont mener leur enquête, malgré les obstacles et les dangers.

Il s’agit là du troisième tome des aventures du Club de la pluie de Malika Ferdjoukh. C’est un roman agréable à lire et captivant : on suit l’enquête avec intérêt et l’envie de connaître le dénouement nous tient en haleine jusqu’au dernier chapitre.

 Marie-José Guerra – Enseignante

 

Dix Jours sans Ecrans.jpegDix jours sans écrans

Sophie Rigal-Goulard

Rageot, 2016

9,50 euros

La maîtresse propose aux élèves de la classe de CM2 un défi : 10 jours sans écrans (télévision, ordinateur, tablette, smartphone, console de jeu). Très vite l'émulation prend et toute l'école participe. Dix jours sans écrans, ce n'est pas rien. La maîtresse a tout prévu : des ateliers pour les après-midis et les week-ends, des ateliers musées, différents sports financés par la mairie... De ce défi, un groupe d'ADDA (anti défi débile anonymes) se crée mais très vite les élèves vont vouloir être ensemble et ne plus regarder les écrans ou un peu quand même. Qu'est-ce que ce défi va leur apporter ?

Pauline Laurelli – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Yasuke.jpgYasuke

Frédéric Marais

Les Fourmis rouges, 2016

16,50 euros

Histoire vraie de Yasuke, un enfant noir né au pied du Kilimandjaro, un enfant sans nom, isolé, vivant avec les animaux, marqué comme eux. Un jour il part à la recherche d'un nom. Il marche, rencontre la mer, un bateau sur lequel il travaille, navigue des années, mais il n'a toujours pas de nom. Le bateau arrive dans un pays inconnu, l'équipage est emmené auprès du puissant et redouté seigneur Oda Nabunaga, il n'a jamais vu d'homme noir, et est impressionné par les qualités physiques du garçon, il le prend sous sa protection, et le confie à un maitre d'armes. Il devient un combattant redouté, fidèle au seigneur. Pour le remercier celui-ci le nommera samouraï. Il peut alors se choisir un nom, et deviendra Yasuke. C'est ainsi qu'un esclave venu d'Afrique devient samouraï, le seul samouraï noir.

Trois couleurs, ocre, noir et bleu, éclairé de blanc donnent force à cet album, avec quelques clins d’œil à Hokusaï. Magnifique.

Annie Falzini – Librairie L'Oiseau Lire 

 

 

LES 6EME

 

 

Le Club de la Nuit.jpgLe Club de la Pluie et les forbans de la nuit

Malika Ferdjoukh

Ecole des loisirs, 2016

9 euros

Saint Malo, l’internat des Pierres-Noires.

Qui est cet étrange Long John Silver ?

Pourquoi affirme-t-il qu’il n’y a rien dans cette mystérieuse grotte alors que Rose y aperçoit un ciré ?

Et cette nouvelle boutique, avec ces cartons remplis d’ours en peluche que l’on ne peut acheter ?

Que de questions sans réponses ! Il n’en fallait pas plus pour titiller la curiosité de nos amis Rose, Ambroise, Milo et Nadget, membres du Club de la pluie. Ils vont mener leur enquête, malgré les obstacles et les dangers.

Il s’agit là du troisième tome des aventures du Club de la pluie de Malika Ferdjoukh. C’est un roman agréable à lire et captivant : on suit l’enquête avec intérêt et l’envie de connaître le dénouement nous tient en haleine jusqu’au dernier chapitre.

Marie-José Guerra – Enseignante 

 

 

Dix Jours sans Ecrans.jpegDix jours sans écrans

Sophie Rigal-Goulard

Rageot, 2016

9,50 euros

La maîtresse propose aux élèves de la classe de CM2 un défi : 10 jours sans écrans (télévision, ordinateur, tablette, smartphone, console de jeu). Très vite l'émulation prend et toute l'école participe. Dix jours sans écrans, ce n'est pas rien. La maîtresse a tout prévu : des ateliers pour les après-midis et les week-ends, des ateliers musées, différents sports financés par la mairie... De ce défi, un groupe d'ADDA (anti défi débile anonymes) se crée mais très vite les élèves vont vouloir être ensemble et ne plus regarder les écrans ou un peu quand même. Qu'est-ce que ce défi va leur apporter ?

Pauline Laurelli – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Yasuke.jpgYasuke

Frédéric Marais

Les Fourmis rouges, 2016

16,50 euros

Histoire vraie de Yasuke, un enfant noir né au pied du Kilimandjaro, un enfant sans nom, isolé, vivant avec les animaux, marqué comme eux. Un jour il part à la recherche d'un nom. Il marche, rencontre la mer, un bateau sur lequel il travaille, navigue des années, mais il n'a toujours pas de nom. Le bateau arrive dans un pays inconnu, l'équipage est emmené auprès du puissant et redouté seigneur Oda Nabunaga, il n'a jamais vu d'homme noir, et est impressionné par les qualités physiques du garçon, il le prend sous sa protection, et le confie à un maitre d'armes. Il devient un combattant redouté, fidèle au seigneur. Pour le remercier celui-ci le nommera samouraï. Il peut alors se choisir un nom, et deviendra Yasuke. C'est ainsi qu'un esclave venu d'Afrique devient samouraï, le seul samouraï noir.

Trois couleurs, ocre, noir et bleu, éclairé de blanc donnent force à cet album, avec quelques clins d’œil à Hokusaï. Magnifique.

Annie Falzini – Librairie L'Oiseau Lire 

 

 

Les Disparues de Pumplestone.jpgLes Disparues de Pumplestone

Audren

Albin Michel jeunesse, 2016

12 euros

Au Nord-Ouest de l’Angleterre, à Pumplestone, région montagneuse et verdoyante du Lake District, des jeunes, entre 11 et 15 ans, de tous pays, sont dans un camp d’été. Ici, pas de connexion internet, juste des loisirs sportifs, culturels...

Le premier soir, une jeune fille a disparu, une canadienne, et... étrange : elle n’apparaît pas sur le listing des présents au camp, et personne n'en a un souvenir exact.

La police va alors enquêter sur cette disparition mystérieuse. En parallèle, un groupe de jeunes va aussi mener leur enquête de leur côté car plusieurs filles disparaîtront par la suite…

L'auteur nous annonce la couleur avec cette disparition : un roman fantastique !

Martine Gandon – Enseignante 

 

 

Lola et la Machine à Laver le Temps.jpgLola et la machine à laver le temps

Rolland Auda

Sarbacance, 2016

10,90 euros

Lola, 10 ans, orpheline de mère, vit chez sa grand-mère avec son père, professeur de mathématiques à la faculté. Sur le chemin de l'école, elle va être kidnappée par un certain Vassili qui l'emmène dans la cabane de son père. Elle apprend que son père, à l'âge de 10 ans, avait construit une machine à voyager dans le temps. Sauf qu'il manque un minerai : du métylathibaldium 57 CH !

Vassili et son compère vont alors envoyer Lola dans le passé quand son père avait 10 ans pour lui dire où trouver ce minerai et se sauver.

L'histoire nous plonge dans les années 1980 et nous apprend énormément de choses sur ces années tant sur les tenues vestimentaires, que sur les objets… (pas de smartphones, ni de lecteurs mp3…)

L'histoire, sans non-sens, est très bonne.

 Pauline Laurelli – Médiathèque départementale de l'Eure

 

 

Piccadilly Kids.jpgPiccadilly kids : la malédiction de Miss Kensington

Eric Senabre

ABC Melody, 2016

12,90 euros

A la suite d’aventures précédentes déjà mouvementées, Vera, Chuck et Dave sont restés amis avec Thomas, jeune chanteur d’un groupe de rock à la mode. Ce dernier les invite à assister à l’enregistrement de son album solo dans les studios d’Abbey Road. Thomas a décidé d’utiliser un vieux magnétophone quatre pistes afin de retrouver un son chaleureux. Mais l’exemplaire précis qu’il utilise serait… maudit ! Dans les années 1960, plusieurs musiciens sont décédés après avoir travaillé avec ce magnétophone, baptisé Miss Kensington. Cette fois-ci, personne ne meurt, mais le magnétophone est volé en plein enregistrement. Vera, Chuck et Dave enquêtent ; ils découvrent l’existence d’un groupe persuadé que l’âme du dernier chanteur décédé hante l’appareil.

Eric Senabre est un amateur et connaisseur de Londres et du rock, ce qui se ressent dans ce roman. Entre poursuite policière et théorie ténébreuse sur les démons, le lecteur ne s’ennuie pas une seconde ; l’humour est fin, les jeux de noms de musiciens subtils, et l’auteur distille même quelques bribes légères d’amour adolescent dans ce second tome.

Olivier Follain – Médiathèque d'Evreux

 

 

LES 5EME

 

 

Les Clairs de Lune de Theo.jpgLes Clairs de lune de Théo

Mariane Oestreicher-Jourdain

Oskar éditeur, 2016

12,95 euros

Théo, tout juste âgé de 11 ans, vit seul avec sa grand-mère au bord de la mer. Avec sa grand-mère, en plus d'écouter les vagues, ils écoutent ses vieux vinyles. Mais un jour, rapidement, sa grand-mère meurt. Sa mère, Eve, ne pouvant pas le garder car elle est très jeune, trop jeune ; Théo est placé dans un foyer d'accueil. Avant de mourir, la grand-mère de Théo lui écrivit une lettre où elle lui donne tous ses disques vinyles ainsi qu'une belle somme d'argent dans le but d'acheter un piano. Comment survivre à ce traumatisme ? Comment exaucer le vœu de sa grand-mère ?

Petit roman qui aborde la mort, l'abandon, les foyers et l'histoire de la seconde guerre mondiale à travers l'histoire familiale de Théo. La musique tient une grande place et elle va l'aider à avancer, le pousser à exprimer ce qui le ronge, découvrir les secrets de sa famille.

Anaïs Geslain – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Do la Honte.jpgDo la honte

Raphaële Frier

Rue du monde, 2016

9,50 euros

Dorian a honte de sa famille. A l'école, il souhaite passer inaperçu pour ne pas éveiller les soupçons et faire paraître au grand jour la misère dans laquelle il vit et l'alcoolisme de sa mère. Mais des événements difficiles l'empêchent de vivre complètement seul : un accident et tout basculera… pour le meilleur ?

 Delphine Blaise – Médiathèque départementale de l'Eure

 

 

Frères d'Exil.jpgFrères d'exil

Kochka

Flammarion, 2016

12,00 euros

Une famille comme tant d'autres doit quitter à contrecœur l'île où elle vit.

En effet la tempête engloutit tout sur son passage. C'est ainsi que Youmi, Janek et leur fillette Nani partent sur les chemins laissant derrière eux tous leurs biens et ceux qui leur sont chers.

Avant son départ, Ipa Enoha le grand-père de Nani lui a confié des lettres qu'elle pourra lire pour trouver du réconfort. Elle partagera ces lectures avec son frère d'exil Seméio qui lui aussi porte dans son cœur son grand-père Ipa Mano.

Comment ces réfugiés seront-ils accueillis ? Arrivés sur le continent quelle sera leur nouvelle vie ?

Naïma Ouarti – Enseignante 

 

 

Le Héros.jpgLe Héros

Pierre Cornuel

HongFei culture, 2016

19,90 euros

Les mots de la fin : « Une fleur tombe d’une branche… elle se ressaisit, c’est un papillon. Une fleur tombe d’une branche… » et Zhou Chu l’écrase violemment par terre avec son pied. Zhou Chu est un jeune homme brutal, une force de la nature gonflée d’orgueil : un sans-cœur. Depuis l’enfance, Zhou Chu est arrogant avec tout le monde, petits et grands. Il cherche sans cesse à dominer l’autre, à l’épater, à l’humilier. Le village entier le trouve mauvais mais personne n’ose le dire : il les impressionne. Seule la belle Yisha, sa cousine, parvient à le tempérer.
Un jour, un homme met Zhou Chu au défi de combattre deux fléaux qui sèment la terreur alentour : le tigre « mangeur d’hommes » et le « monstrueux poisson ». L’un rôde dans la montagne, l’autre hante la rivière. Ce que l’homme ne dit pas à Zhou Chu, c’est que lui-même apparaît aux yeux de la population comme étant le troisième fléau.
Adapté d’une légende chinoise, cet album parle de la rédemption, du combat avec soi-même pour atteindre la sagesse. Les illustrations d’inspiration chinoise sont majestueuses, tantôt violentes, tantôt douces, dans le mouvement ou l’immobilité, et toujours émouvantes.

Annie Falzini – Librairie L'Oiseau Lire 

 

 

Les Ombres de Kerohan.jpgLes Ombres de Kerohan

N.M. Zimmermann

Ecole des loisirs, 2016

15,50 euros

Au 19ème siècle, Viola 12 ans et Sébastien 7 ans sont envoyés chez leur oncle richissime mais assez absent, en Bretagne, dans un manoir gigantesque et inquiétant. Ils viennent de perdre leur mère et leur gouvernante _ elle partira travailler dans une autre famille. On se dit que ces deux enfants ont déjà vécu pas mal d'épreuves mais il s'avère qu'évidemment le manoir est hanté…

Roman fantastique qui mêle folklore breton et les fantômes, riche en rebondissements. Une bonne tension narrative, ceux qui adorent se faire peur vont apprécier !

Elise Delavigne - Médiathèque de Gasny 

 

 

Traqués sur le Lande.jpgTraqués sur la lande

Jean-Christophe Tixier

Rageot, 2016

12,50 euros

1934, Belle-Île-en-Mer, le bagne d'adolescents où ils ne connaissent que l' extrême violence des gardiens, la maltraitance physique et verbale, le mitard. Bien sûr quelques fortes têtes, mais surtout de jeunes garçons condamnés pour de menus larcins. Un jour, au réfectoire, Ferdol est appelé par le Bourreau, surnom du gardien, il a juste mordu dans son fromage avant d'avoir terminé sa soupe , et pourtant, il est tabassé avec une extrême violence, violence telle qu'une révolte éclate. Gab et quelques autres adolescents parviennent à s'enfuir. Ils savent qu'ils seront sûrement repris, punis sauvagement, mais ce parfum de liberté n'a pas de prix. Immédiatement la traque commence, une prime est offerte pour chaque adolescent attrapé. On assiste alors à une vraie chasse à l'enfant : pour les habitants de l'île, ils ne sont que du gibier pouvant rapporter un peu d'argent. Pourtant Gab va croiser Aêl, ses cheveux roux et sa douceur ; elle va les aider et apporter un peu d'humanité à cette traque. Elle aussi rêve de quitter l'île et la domination de son père.

Cette histoire est inspirée de faits réels, en le lisant, on entend en fond, le poème de Jacques Prévert, " La Chasse à l'enfant ", inspiré également de cette chasse et la voix de Marianne Oswald. Un émouvant roman à la limite du documentaire.

Annie Falzini – Librairie L'Oiseau Lire 

 

 

LES 4EME

 

 

Elia La Passeuse d'Âmes.jpgElia, la passeuse d'âmes

Marie Vareille

Pocket jeunesse, 2016

16,90 euros

Dans le monde d'Elia, il existe trois castes : les Nosobas, les Askaris et les Kornésiens. Les Nosobas sont les esclaves, ceux qui travaillent dans les mines de phosnium ; les Askaris sont les défenseurs, les combattants de ce monde et les Kornésiens sont les sages, les médecins. Elia est Kornésienne, elle a seize ans et suit ses études et sa formation de passeuse d'âmes (quand les personnes vont mourir, elle les prépare…). Sauf qu'Elia est différente de cette caste : elle aime la solitude, elle ressent de la compassion envers les gens, et elle doit cacher la couleur de ses cheveux car elle est rousse. Le jour où elle sauve un Nosoba de la mort, son père l'aidera à s'enfuir de la Cité. Elle arrivera au plus profond de Tasma, dans le Dédale, dans les mines de phosnium, chez les Nosobas. Ici, elle se fera trois amis, Tim, Ariah et Solstan et apprendra qu'elle est unique et qu'elle est sûrement le fruit de la prophétie pour rétablir l'égalité entre les hommes et la suppression des castes.

Pauline Laurelli – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Ma Meilleure Amie s'est fait Embrigader.jpgMa meilleure amie s'est fait embrigader

Dounia Bouzar

De la Martinière, 2016

14,50 euros

Roman très documenté sur la radicalisation : deux narratrices, Camille et Sarah, meilleures amies. Camille se fait embrigader via internet. Elle change de comportement. Sarah ne comprend pas, se sent impuissante. Elle va tout faire pour aider son amie.

Récit très bien écrit dans lequel est expliqué l'embrigadement du début à la fin (lorsque la personne arrive à s'en sortir). On a le point de vue radical de la personne embrigadée et celui des proches. Il y a beaucoup de références à la réalité (attentats...) et d'explications de l'Islam.

Anaïs Geslain – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Quelqu'un qu'on aime.jpgQuelqu'un qu'on aime

Séverine Vidal

Sarbacane, 2016

15,50 euros

Gary, le grand-père de Matt, a la maladie d'Alzheimer. Afin de raviver ses souvenirs, le jeune homme décide de partir avec lui dans un road trip sur les traces de la tournée de 1958 de Pat Bonne, que Gary avait suivie avec une bande de copains quand il était jeune. Alors qu'ils s'apprêtent à partir, l'ex-copine de Matt réapparaît avec une petite fille de 18 mois dans les bras : sa fille, Amber, qu'il va devoir garder. Et puis à l'aéroport, le voyage semble à nouveau compromis : les avions sont cloués au sol pour cause de tempête de neige. Le trio y rencontre alors Luke et Antonia, avec qui ils vont finir par louer un mini-van et se mettre enfin en route… direction la Californie ! C'est un roman rempli d'émotions avec des personnages attachants, s'adressant aux adolescents.

Nicole Escalard – Médiathèque de Vernon 

 

 

Aussi loin que possible.jpgAussi loin que possible

Eric Pessan

Ecole des loisirs, 2016

13 euros

Libres : Antoine et Tony sont amis. Ce matin, au lieu d'arrêter leur course aux portes du collège, ils continuent. Peu importe l'endroit où ils arriveront. Ils fuient la peur d'un retour au pays pour l'un et la peur d'une correction paternelle pour l'autre. Courir ensemble, se débrouiller pour manger et dormir leur offrent un sentiment de liberté absolue.

Les phrases courtes rythment les foulées des deux héros. L'écriture d'Eric Pessan est sensible et traduit au plus près l'ambigüité de l'expérience : une réalité triste et difficile qui se mêle à la liberté dans un décor de béton et de paysages maritimes. L' émotion s'empare du lecteur.

Delphine Blaise – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Robin des Graffs.jpgRobin des graffs

Muriel Zürcher

Thierry Magnier, 2016

14,50 euros

Jusqu’à ce que Bonny fasse irruption dans sa vie, Sam a une vie bien réglée. Le jour, il joue aux échecs avec Mme Decastel contre un petit salaire et une chambre sous les toits, et puis il chante au cimetière du Père La Chaise en hommage aux SDF morts dans la rue. La nuit, il tague sur les murs de Paris des couples d'animaux de l'arche de Noé, espérant que Gabrielle, son amie d'enfance les verra. C'est un soir où il passe au commissariat pour savoir si on a ramassé un SDF, qu'il rencontre Bonnie, une petite fugueuse en mal d'affection. Elle va décider que Sam est sa nouvelle famille. A partir de ce moment, Sam est recherché pour l'enlèvement de Bonnie mais surtout pour ses graffs, car la police est sur les dents : il faut absolument capturer le tagueur adoré des réseaux sociaux. C'est bien le problème du capitaine de police, Nora Laval : privilégier la recherche de Bonnie ou celle du tagueur comme son supérieur lui en donne l'ordre ?

Un roman bien mené. On s'attache aux personnages, « les cassés de la vie », tous ont une réelle épaisseur, Bonnie est vraiment craquante.

Annie Falzini – Librairie L'Oiseau Lire 

 

 

A samedi.gifA samedi !

Hubert Ben Kemoun et Zaü

Rue du monde, 2016

19 euros

A samedi ! est un roman, un vrai, et aussi un roman graphique. Au fil des illustrations tout en aplats de gris et de rouge, on partage quatre journées de la vie de Damien, Mélodie, Malo, Myriam, quatre journées décisives. Chacun se trouve plonger dans sa première histoire d'amour. Un amour fou pour lequel on est capable de tout, un amour qui fait oublier les copains, un amour qui perdure au fil des années, un amour tout juste naissant.

A travers les dialogues et les pensées des personnages on s'attache à une vitesse folle à ces adultes et ces adolescents confrontés à la violence du sentiment amoureux. Aucun ne ressortira indemne de ces quatre journées et le lecteur non plus.

Un beau roman qu'on lit d'une traite, entre amertume et humour, espoir et mélancolie.

Cécile Chandavoine – Enseignante 

 

 

LES 3EME

 

 

Aussi loin que possible.jpgAussi loin que possible

Eric Pessan

Ecole des loisirs, 2016

13 euros

Libres : Antoine et Tony sont amis. Ce matin, au lieu d'arrêter leur course aux portes du collège, ils continuent. Peu importe l'endroit où ils arriveront. Ils fuient la peur d'un retour au pays pour l'un et la peur d'une correction paternelle pour l'autre. Courir ensemble, se débrouiller pour manger et dormir leur offrent un sentiment de liberté absolue.

Les phrases courtes rythment les foulées des deux héros. L'écriture d'Eric Pessan est sensible et traduit au plus près l'ambigüité de l'expérience : une réalité triste et difficile qui se mêle à la liberté dans un décor de béton et de paysages maritimes. L' émotion s'empare du lecteur.

Delphine Blaise – Médiathèque départementale de l'Eure 

 

 

Robin des Graffs.jpgRobin des graffs

Muriel Zürcher

Thierry Magnier, 2016

14,50 euros

Jusqu’à ce que Bonny fasse irruption dans sa vie, Sam a une vie bien réglée. Le jour, il joue aux échecs avec Mme Decastel contre un petit salaire et une chambre sous les toits, et puis il chante au cimetière du Père La Chaise en hommage aux SDF morts dans la rue. La nuit, il tague sur les murs de Paris des couples d'animaux de l'arche de Noé, espérant que Gabrielle, son amie d'enfance les verra. C'est un soir où il passe au commissariat pour savoir si on a ramassé un SDF, qu'il rencontre Bonnie, une petite fugueuse en mal d'affection. Elle va décider que Sam est sa nouvelle famille. A partir de ce moment, Sam est recherché pour l'enlèvement de Bonnie mais surtout pour ses graffs, car la police est sur les dents : il faut absolument capturer le tagueur adoré des réseaux sociaux. C'est bien le problème du capitaine de police, Nora Laval : privilégier la recherche de Bonnie ou celle du tagueur comme son supérieur lui en donne l'ordre ?

Un roman bien mené. On s'attache aux personnages, « les cassés de la vie », tous ont une réelle épaisseur, Bonnie est vraiment craquante.

Annie Falzini – Librairie L'Oiseau Lire 

 

 

A samedi.gifA samedi !

Hubert Ben Kemoun et Zaü

Rue du monde, 2016

19 euros

A samedi ! est un roman, un vrai, et aussi un roman graphique. Au fil des illustrations tout en aplats de gris et de rouge, on partage quatre journées de la vie de Damien, Mélodie, Malo, Myriam, quatre journées décisives. Chacun se trouve plonger dans sa première histoire d'amour. Un amour fou pour lequel on est capable de tout, un amour qui fait oublier les copains, un amour qui perdure au fil des années, un amour tout juste naissant.

A travers les dialogues et les pensées des personnages on s'attache à une vitesse folle à ces adultes et ces adolescents confrontés à la violence du sentiment amoureux. Aucun ne ressortira indemne de ces quatre journées et le lecteur non plus.

Un beau roman qu'on lit d'une traite, entre amertume et humour, espoir et mélancolie.

Cécile Chandavoine – Enseignante 

 

 

Blue Bird.jpegBluebird

Tristan Koegel

Didier jeunesse, 2016

14.20 euros

Minnie est la fille d’un songster. Ils ont pour habitude de parcourir les routes pour chanter le blues. Une blessure à la cheville leur impose un arrêt dans une plantation de coton. Silas, le propriétaire, est un esclavagiste raciste et sans scrupule tout comme ses hommes de mains. Après une intégration facilitée par la musique, Minnie et son père s’apprêtent à repartir. Mais un incendie contrarie leurs projets. La jeune fille va fuir en prenant un train en partance pour Chicago. Seule dans cette grande ville, sa vie va changer.

Bluebird est un voyage musical au cœur du blues, des plantations de coton et des bateaux à vapeur sur le Mississippi dans les années 1940. Le cadre historique très réaliste nous plonge dans le vieux Sud ségrégationniste. C’est aussi un récit à trois voix, celles de Minnie, Elwyn et Nashoba, parfaitement construit. Le roman est peuplé de personnages touchants et de surprises. L’ensemble tient le lecteur en haleine jusqu’au bout.

 Bertrand Doinel – Médiathèque de Brionne

 

 

Sauveur et Fils.jpgSauveur & fils : saison 1

Marie-Aude Murail

Ecole des loisirs, 2016

17 euros

Sauveur Saint-Yves est psychologue à Orléans. Chaque semaine, il reçoit des patients aux histoires bien différentes qui fascinent son fils, Lazare, 8 ans, qui a trouvé un petit coin tranquille pour espionner les consultations de son père. Bientôt, les choses étranges se passent autour de la maison des Saint-Yves… ce qui pousse Lazare à se poser de plus en plus de questions sur ses origines et cette mère qu'il n'a jamais connue, décédée peu après sa naissance en Martinique. Avec cette première saison de Sauveur & fils (car ça n'a pas été sans me faire penser à une série télé), nous assistons aux consultations du docteur Saint-Yves, qui reçoit, semble-t-il, beaucoup d'enfants et d'adolescents dans son cabinet. Alors que l'on suit avec un intérêt croissant la progression de chaque patient, c'est la vie de famille de Sauveur et les secrets qu'il cache à son fils qui sont au cœur de ce premier tome. Des secrets dont les racines se trouvent en Martinique. Que cache donc Sauveur à son fils ? c'est bien toute la question qui nous ronge à la lecture et qui ne trouvera de résolution qu'à la fin du roman, mais Marie-Aude Murail parvient à nous faire patienter sans rechigner grâce aux consultations auxquelles, comme Lazare, nous assistons en essayant de ne pas faire de bruit pour ne rien rater des choses confidentielles qui se disent. Et à travers tous ces patients, l'auteure se permet d'évoquer de nombreux sujets difficiles, voire tabous, tels que la scarification, l'identité sexuelle, la dépression, la pédophilie… Elle n'oublie pas non plus le racisme, l'ordinaire, dont on ne se rend pas toujours compte, qui frappe continuellement Sauveur et Lazare. Malgré tous ces nombreux sujets qui pourraient être lourds et angoissants dans un seul roman, Marie-Aude Murail n'oublie pas l'humour et c'est sans doute la vie de famille du psychologue et la relation avec son fils _ malgré les secrets, qui nous permet de " souffler " entre chaque patient et chaque tranche de vie perturbée. Une très belle première saison, riche en émotions, qui nous donne très envie de continuer à suivre Sauveur, Lazare et tous ces patients qui nous touchent au fil du récit.

Un bémol ? La couverture du livre, qui n'est pas particulièrement représentative du roman.

Bernadette Garnier – Médiathèque de Vernon 

 

 

Un sale livre

Franck Andriat

Mijade, 2016

7 euros

Karine Latour professeur de français propose à sa classe de 3ème de lire le livre " Rien.Nadir ". Cela a été pour elle un vrai coup de cœur qui l'a bouleversée. Elle espère que les thèmes abordés : la violence, la guerre en Syrie, le racisme… feront réagir ses élèves et que cela favorisera le débat.

C'est le cas entre d'une part Justine qui défend ardemment le livre, elle pourtant qui n'a jamais lu un livre jusqu'au bout ; et d'autre part Tristan qui regrette l'aspect peu littéraire du livre, lui qui dévore les livres.

Même les parents interviendront puisque d'eux d'entre eux notamment s'insurgeront contre ce « sale livre ».

Ce roman est très intéressant quant à sa construction .En effet la mise en abyme nous permet de découvrir parallèlement à l'histoire de Nadir, les réactions que cela suscite auprès de toute la communauté éducative.

De plus des questions de fonds sur la littérature sont posées notamment : «  la fiction doit-elle être le reflet exact de la réalité ou doit-elle aider à la sublimer ? ».

Naïma Ouarti – Enseignante

 

 

Bonne lecture !

13 septembre 2016

Entretien avec Clémentine Beauvais

Nous avons (beaucoup) aimé ce livre...

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Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais

aux Editions Sarbacane, dans la collection Exprim'

paru le 24 août 2016

Prix : 15,50 €

 

Tout commence par une rencontre dans le jardin d'un pavillon de banlieue : Eugène, 17 ans, parisien friqué et blasé qui croit tout connaître de la vie, tombe nez à nez avec Tatiana, une adolescente discrète et plus jeune que lui plongée dans les classiques de la littérature amoureuse.

Lui se pense déjà gâché, usé, dénué d'envie pour le reste de son existence. Au contraire, Tatiana est pure comme un bouton de rose, prête à éclore, tournée vers le soleil. Deux âmes qui s'opposent et s'attirent, deux âmes vouées au tourment...

Derrière ce motif en lui-même plutôt banal se cache un drame amoureux sublimement écrit. On y entre intrigué par la forme singulière du récit, on en sort transfiguré. L'écriture y est lumineuse et élégante. Le rythme est palpitant, à la manière d'un thriller : un thriller d'amour impossible à poser.

C'est donc un infini remerciement qu'il faut adresser à Clémentine Beauvais pour ce roman qui nous transporte loin et nous éprouve jusqu'au fond du cœur dans un voyage poétique total.

 

Nous avons voulu en savoir plus. Entretien :

 

l'Oiseau Lire : Avec Songe à la douceur, vous transposez magistralement le poème dramatique Eugène Onéguine de Pouchkine, dans notre monde actuel. Votre talent est remarquable. Qu'est ce qui vous a poussé à vous approprier cette histoire et à la moderniser ?

Clémentine Beauvais : D’abord, merci pour ces très gentils mots ! Eugène Onéguine m’habitait depuis plusieurs années – j’avais une sorte d’obsession pour l’opéra et le roman, et Songe à la douceur a été un moyen de l’exorciser, ou du moins de l’externaliser. J’ai toujours pensé que c’était une histoire passionnément adolescente, notamment dans la représentation de l’amour, de la mort, de l’amitié, de l’honneur. A bien des égards, sa transposition dans le présent (enfin, dans notre présent) n’est pas une modernisation : l’histoire originale est déjà résolument moderne…

Cependant, il y a quand même des choses qui ont changé ; c’était intéressant pour moi de réfléchir à ce qui pourrait constituer, aujourd’hui, les paramètres d’une relation amoureuse adolescente et jeune adulte – les nouvelles contraintes, les nouvelles angoisses, les nouvelles manières de communiquer. Certains motifs – le mariage, le duel notamment – auraient été d’étranges anachronismes. Donc, il y a eu une actualisation, qui a fait l’objet de beaucoup de questionnements de ma part et de celle de mon éditeur. A côté de ce travail-là, il y a aussi eu des éléments qui sont venus plus instinctivement, tirés de mes expériences ou de celles d’ami/es de mon âge.

Dans votre récit vous jouez le rôle de narrateur omniscient. Mais, chose plus rare, on vous lit dialoguer directement avec vos personnages, tenter de les influencer, et aller jusqu'à porter un jugement sur leur conduite. Qui est pour vous le héros ou l'héroïne de cette histoire ?

Il me semble que Tatiana et Eugène, à part égale, sont les deux protagonistes de l’histoire. Ceci dit, la narratrice joue aussi un rôle important, car elle met de la distance et un peu d’humour – parfois de sarcasme – dans le duo Eugène-Tatiana ; je voulais qu’elle aère le récit, qui aurait pu être trop intense s’il était seulement focalisé sur ces deux personnages. J’ai toujours aimé les narrateurs intrusifs, joueurs, non fiables, ironiques, etc. Et puis il est difficile de parler d’amour en étant absolument sérieux…

Derrière l'histoire d'amour, vous parlez d'une jeunesse tourmentée qui a du mal à trouver sa voie dans la vie, à faire des choix satisfaisants. Est-ce l'expression de ce que vous observez ? De ce que vous vivez ou avez vécu ?

Je ne veux surtout pas pleurer sur le sort de jeunes occidentaux privilégiés comme Eugène ou Tatiana ! Mais je pense que ce groupe de jeunes adultes, dont je fais partie, rencontre des problèmes existentiels qui en font des personnages assez intéressants. Il n’existe plus, ou très peu, d’engagements incassables, ni de forts réseaux d’obligations ou d’attentes – se marier, avoir une profession fixe, des enfants, etc. En parallèle, et en partie à cause des réseaux sociaux, des dizaines de choix de vie s’exposent à nous dans une espèce de joie hystérique, créant ce que les Anglo-Saxons appellent Fear Of Missing Out (#FOMO), la peur d’être en train de rater quelque chose. Il faudrait pouvoir tout essayer, puisque tout semble si enthousiasmant. Et en même temps, on regarde parfois avec envie ceux et celles qui arrivent à s’arrimer, à ‘se poser’, à s’engager dans un seul projet de vie.

Je vois des comportements différents en réaction à cette tension. Certaines personnes deviennent éminemment sérieuses, se fabriquent des engagements profonds, se constituent des réseaux d’obligations similaires à ceux qui ont ‘disparu’, s’imposent des contraintes et des valeurs fortes. D’autres s’accommodent plutôt d’une sorte de coexistence de vies parcellaires ; comme moi, qui ai choisi de ne pas choisir entre ma profession d’universitaire et celle d’auteure.

Je pense que Tatiana appartient à la première catégorie, et le problème qu’elle rencontre, c’est la limite intrinsèque à toute décision existentielle profonde, c’est-à-dire qu’elle annule les possibilités d’autres choix. Je pense que Tatiana est une jeune femme engagée au sens fort du terme, c’est-à-dire qu’elle s’est engagée dans une voie, et qu’elle doit donc accepter en retour le fait que c’est un projet de vie qui en exclut d’autres. Aucune option n’est totalement satisfaisante (heureusement, d’ailleurs), en partie parce qu’il est difficile, je crois, d’accepter des limitations quand nous avons la chance de pouvoir nous les poser nous-mêmes – il y a toujours une voix qui dit : ‘Tu pourrais décider qu’il en soit autrement’.

Songe à la douceur est inclassable, à la limite entre la littérature jeunesse et la littérature adulte, et entre la poésie et la prose. On en sort en se disant qu'il est vain de toujours vouloir classer les livres. Comment percevez-vous votre récit ? Avez-vous le projet d'écrire pour les adultes ?

Dans mon esprit, c’est un roman qui s’adresse de manière privilégiée aux adolescents et aux jeunes adultes. Je n’ai rien contre le fait qu’il soit lu par des adultes, bien sûr, mais ce n’est pas le lectorat que j’avais en tête en l’écrivant. Je pense que c’est un livre qui est intensément focalisé sur des interrogations, des états d’esprit et des désirs qui sont particulièrement actifs au début de la vie. Mais si le livre ‘résonne’ auprès de lecteurs plus âgés, c’est peut-être que ces questionnements resurgissent tout au long de l’existence.

Je n’ai pas de projet d’écriture pour adultes ; les idées qui me viennent ont tendance, pourrait-on dire, à ‘appeler’ un style, une structure, un format, etc. idéalement situés en littérature jeunesse. Peut-être que cela changera un jour, mais alors ce sera dicté par une nouvelle idée qui ‘appellera’ d’autres configurations ; pas par un désir de ‘passer en adulte’.


Merci !

 

 

 

09 septembre 2016

Soirée de transmission à la médiathèque d'Evreux


Ce samedi 3 septembre, à la médiathèque...

 

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...de nombreux soutiens ont répondu présent à l'invitation.

 

Nous fêtions la transmission prochaine de la librairie, à l'occasion du vernissage de l'exposition des illustrations originales offertes par  Frédéric BihelIrène BonacinaMartine Bourre,   Eva Chatelain,   Jean Claverie,   Michel Gay,   Ghislaine Herbera,   Vanessa Hié,     Alexandra Huard,   Delphine Jacquot,   Régis Lejonc,   Dorothée de Monfreid,    Maurice Pommier,   Mandana Sadat,   Rémi Saillard   et   Catharina Valckx   pour la campagne ulule .

Les illustrations, toutes magnifiques, sont visibles à la médiathèque jusqu'au 1er octobre 2016.

 

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ici, illustrations de Vanessa Hié, Martine Bourre, Irène Bonacina, Mandana Sadat, Jean Claverie et Frédéric Bihel

 

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Martine Bourre était présente et a dessiné...

 

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...en musique avec France de Bourguignon.

 

Malika Ferdjoukh nous a également fait le grand plaisir de venir. Elle a lu un extrait de son livre Broadway limited : Un dîner avec Cary Grant.

 

 

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Lecture de Malika: Broadway limited





Cela a été un vrai bonheur de partager ce moment avec les personnes présentes, et une déception de ne pouvoir accueillir tout le monde dans les locaux de la médiathèque.

Merci à toutes et à tous...

 

Quelques photos de la soirée :

 

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Quelques mots d'Antoine Jolly et d'Annie


 

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02 août 2016

Lectures d'été

 L'été

Les vacances, les travaux....

mais la librairie reste ouverte du mardi au samedi 

de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 19 heures

Et pour vos vacances quelques lectures

 

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Miss Peregrine et les enfants particuliers. La bibliothèque des âmes - Ransom Riggs - 

Editions Bayard - 17,90 €

Un troisième tome particulièrement réussi. Aussi noir que Gwen le souhaitait. Vous avez aimé les deux premiers, précipitez-vous. 

 

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La maison du scorpion - Nancy Farmer - Editions Ecole des Loisirs - 17,90 €

Une réédition bienvenue, la lecture de ce roman m'avait marquée. Je vais essayer de vous transmettre mes souvenirs. Matteo Alacran dit El Patron, a 140 ans, il règne sur un empire de la drogue situé entre le Mexique et les États Unis. Les champs sont cultivés par des paysans programmés génétiquement. Nous sommes au XXIème siècle, mais ils vivent comme au moyen âge. El Patron a 140 ans car il vit grâce aux greffes d'organes de clones décérébrés. Seule exception, Mattéo, qu'il éduque, en attendant de l'utiliser le moment venu. Mais quand ce jour arrive, Mattéo s'enfuit, hé oui quand on a un cerveau on s'en sert. A la mort d'El Patron, il revient et prend la tête de l'empire pour le démanteler.

Un gros roman pour l'été sur le clonage, la liberté, on se laisse emporter par cette saga mafieuse 

 

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N'y penses plus, tout est bien - Pascale Marais - Editions Thierry Magnier - 11,50 €


A 13 ans, grâce à sa première cuite, Martin échappe de peu à la mort, mais voit son père tuer froidement sa mère, son frère et sa sœur. Puis s'enfuir dans la nuit. L'adolescent grandit, chez sa tante. Désormais majeur, il veut retrouver son père, car il ne veut pas croire comme la police, au suicide. Alors, avec l'argent de son héritage, il embauche un détective privé, Bob, et un interprète Alberto, et ils partent sur les traces de son père car il a une piste, en Amérique du Sud. 

Si le début du roman est tragique, si Martin ne peut oublier son passé douloureux, le voyage avec ses deux compagnons qui s’attachent à Martin, l'accompagnent par amitié et non plus par intérêt, est plein de bonne humeur. On s’attache aux 3 personnages , et Martin à la fin , aura gagné la tranquillité de l'esprit. Un beau roman qui donne envie d'écouter Bob Dylan, le chanteur préféré de Martin.

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Le sel de nos larmes - Ruta Sepetys - Editions Gallimard - 16.50 €

J'ai découvert Ruta Sepetys, avec ce grand roman Ce qu'ils n'ont pas pu me prendre, qui racontait la déportation d'une famille lituanienne en Sibérie durant la seconde guerre mondiale, puis il y eut Big Easy, roman tout aussi enthousiasmant qui se déroule dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans sur fond de mafia, et aujourd'hui, Le sel de nos larmes, et je suis encore sous le choc.

Joana, Florian, Emilia et Alfred, 4 jeunes , contraints par les circonstances de trouver la force, le courage, de s'unir, s'entraider pour survivre dans un pays dévasté par la guerre, la violence. Ils ont laissé derrière eux, ceux qu'ils aimaient , mais pas leurs souvenirs, leurs remords, leurs secrets.La route est longue avant l'embarquement sur le Wilhelm Gustloff, Joana, Florian, Emilia et Alfred prennent tour à tour la parole pour nous conter ce qu'ils vivent, leur fuite, la violence, l'horreur mais aussi des rencontres « miraculeuses » le cordonnier Poète, et Le petit garçon perdu, des êtres lumineux qui contrastent avec Alfred, jeune allemand prêt à toutes les bassesses pour une médaille.

C'est une page d'histoire que nous conte Ruta Sepetys, une histoire peu connue, le naufrage du Wilhem Gustloff, car après cette longue route , tous embarqueront sur le navire, mais, il sera torpillé par un sous-marin russe et 9343 personnes perdront la vie.

Pour écouter la présentation de Ruta Sepetys

ici

 

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 Soléane - Muriel Zurcher - Editions Didier Jeunesse - 17,00 € 

Soléane et tous les survivants d'une épidémie planétaire vivent sur le Coracle, une île artificielle qui dérive au milieu des océans. A l'âge adulte les hommes et les femmes sont déclarés libres ou esclaves. Soléane, 16 ans, est heureuse, elle a été déclarée libre et saine. C'est alors que sa vie bascule. Sa mère est arrêtée, emportée par les traqueurs et envoyée sur la bannile ramer avec d'autres femmes pour essayer de ramener le Coracle vers la terre. Mais, avant d'être emmenée elle confie à Soléane une pierre de terre qu'elle doit cacher à tout prix. Soléane était naïve, mais prête à tout pour sauver sa mère, elle rejoint les insoumis , une communauté qui tente de sauver le Coracle. Tyll, le rebelle est l'un deux, il va l'aider, et lui ouvrir les yeux sur les véritables desseins des dirigeants de l’île.

Une dystopie originale que l'on ne peut lâcher.

 

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 Martha était là - Atak - Editions Les fourmis rouges - 18,90 €

Il fut un temps où le ciel d'Amérique du nord s'assombrissait sous les vibrations des milliers de battements d'ailes des tourterelles voyageuses. Innombrables, elles ont besoin de nourriture qu'elles trouvent en survolant les forêts, les champs de blé, de riz. Mais peu à peu, la nature sauvage est transformée en champs cultivés, et les hommes ont faim, et, malheureusement pour elles, les tourterelles sont comestibles. Pour  nourrir les hommes, , pour le plaisir de la chasse, elles deviennent une marchandise sans valeur. Elles sont de moins en moins nombreuses, et, en 1914, Martha, la dernière hirondelle voyageuse, meurt dans le zoo de Cincinnati. Les illustrations d'Atak, très belles ont un côté rétro aux couleurs chaudes, avec quelques clins d’œil, un hommage à Audubon que l'on voit dessiner, on devine aussi Victor Hugo, et même Tintin. 

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Je suis la méduse - Béatrice Fontanel - Illustrations Alexandra Huard -

Editions Les fourmis rouges - 17,90€

Pensiez-vous qu'un jour une méduse allait vous raconter sa vie ? Non, hé bien Béatrice Fontanel l'a fait. "Méduse je suis, mais " elle ne peut s’empêcher d'embrasser une petite fille, qui pleure bien sûr, car les baisers de méduses brûlent. Capturée par le papa mécontent, elle sera un moment la curiosité des vacanciers, puis oubliée elle cuit au soleil jusqu'à ce que la petite fille la remette à l'eau. Des années plus tard, elle danse pour celle qui est devenue une spécialiste des animaux marins. Un texte poétique que les illustrations d'Alexandra Huard magnifient. Décidément je suis fan de cette illustratrice.

Vous pouvez vous procurer ces livres à la librairie ou sur notre site/

www.loiseaulire.fr

 

 

 

 

20 juillet 2016

Les attentats....En parler...

Après l'orage

Hélène Romano et Adolie Day

Editions Courtes et Longues.15.00€

 

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Parler des attentats aux enfants! les adultes, eux même choqués, traumatisés,  sont souvent impuissants.

Après l'orage pourra peut-être les aider à mettre des mots, à dialoguer, rassurer. Cet ouvrage est plus proche des attentats du Bataclan, mais le narrateur, nous dit bien qu'après l'orage tout a changé. Il nous parle de la tristesse de ses parents, du silence qui s'installe, des câlins qui disparaissent, de la peur, si bien qu'il  se sent responsable. Heureusement, avec le dialogue tout finira par s'arranger. Les illustrations accompagnent ce texte avec justesse et tendresse. Une fiche à destination des parents éclaire de conseils essentiels la communication avec leurs enfants.

 

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La légèreté

Catherine Meurisse

Dargaud.19,99€

Panne d'oreiller, et Catherine Meurisse échappe à la tuerie de Charlie Hebdo. Elle est en vie, mais elle a perdu la mémoire, les sensations, son cerveau a disjoncté, plus de mots.le terrorisme est l’ennemi juré du langage dit-elle. Son dessin dit tout de son mal être. Puis pour se reconstituer, elle part à Rome, en quête du syndrome de Stendhal. Elle décrit comment la beauté l’a sauvée.

A lire, à partager pour ne pas oublier

 

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Ces livres sont disponibles sur notre site: www.loiseaulire.fr

 

 

 

15 juillet 2016

Dévoreurs de livres. Les lauréats sont


 

Pour les 4ème/3ème:

Johan Héliot

pour

Les Substituts Tome 1

 

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Pour les 5ème:

Bernard Friot

pour

Le journal nul des mes amours nulles

 Bernard Friot n’était pas présent mais

ils nous avait laissé cette lettre

Quoi, quoi, qu'est-ce que j'apprends? Que des petits curieux ont lu mon journal nul alors que j'ai bien spécifié dans l'avertissement qu'il était INTERDIT de le lire? Et les défenses secrètes que j'ai mises en place n'ont pas fonctionné? Hou là là, la honte pour moi ! Tout le monde connaît mes manies, mes petites, mes petites aventures, mes amours (pas si nulles après tout), bref ma vie secrète et intime? Heureusement que vous habitez loin, sinon je n'oserais plus sortir dans la rue sans un bonnet,une salopette orange etune paire de lunettes de soleil !!! De toute façon, la responsable principale est Mlle Dumoulin, ma prof de français. Plus exactement : mon ex-prof de français. Elle a demandé sa mutation et elle l'a obtenue. Méfiez-vous, elle va enseigner dans l’Eure, du côté d'Evreux ! Alors, si vous êtes dans un collège, vous risquez de l'avoir et, je suis sûr, elle vous fera le coup du journal intime ! Au moins vous pourrez recopier le mien, ou piocher dans le "Super manuel pour devenir un écrivain génial" que je viens d'écrire pour aider tous les malheureux qui doivent fournir des textes pour leurs instits ou leurs profs de français.

Merci quand mêle pour le Prix. Je dis "quand même", parce que je suis un peu gêné de savoir que vous avez découvert mes petits secrets. Mais si vous m'avez donné le prix, c'est au moins que vous ne vous êtes pas ennuyés à lire. C'est déjà pas mal. Quand je pense aux bouquins que Miss Dumoulin nous a forcé à lire ! Des histoires sinistres de mômes qui n'ont que des problèmes, et des gros bouquins en plus, sans illustrations, sans gribouillages (j'adore les gribouillages, vous avez dû vous en rendre compte). Je vous admire beaucoup d'avoir lu tous les livres de la sélection, je ne sais pas si j'aurais. Remarquez, j'ai découvert une technique géniale pour écrire des fiches de lecture sur des livres que je n'ai même pas lus...et en plus j'ai des supers notes !la preuve que les profs de français ne lisent pas les livres qu'ils nous obligent à lire!!! J'arrête de dire du mal des profs de français, sinon je crains qu'ont me retire le pris des Dévoreurs de livres. Ah, je viens de décider ce que je vais faire avec l'argent que je vais recevoir : m'acheter des Chocoloulou à la banane, mes céréales préférées pour le petit déjeuner ! Moi aussi je suis un dévoreur ! Non, je blague : je vais m'acheter des nouveaux carnets pour écrire un autre bouquin. Mais celui-là, je l'enterrerai au fond du jardin, et personne ne pourra le lire... Bon, j'arrête, Ma mère m'appelle pour aller au supermarché. On doit m'acheter des accessoires pour mon nouveau numéro de clown.

Qu'est-ce que je regrette de ne pas être avecvous. Dans les remises de prix, il y a toujours des trucs à manger. Vous en mettez un peu de côté pour moi? Allez, Ciao, et merci encore !

Ben Letourneux

 

Pour les 6ème:

Jean-Christophe Tixier

pour

Dix minutes à perdre

 

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et, pour les CM,

Séverine Vidal

pour

La drôle d'évasion

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Vanessa Hié était présente pour l'Opéra Volant (texte de Carl Norac)

Une première ! elle avait accepté de dessiner sur une lecture!

Celle de L'opéra volant par Delphine Blaise

 

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Nous avions le plaisir de recevoir également  Franck Andriat  pour

Je t'enverrai des fleurs de Damas

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et Rachel Hausfater  pour

L'été des pas perdus

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Des livres forts ayant généré un débat particulièrement intéressant

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Après les rencontres, les dédicaces

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Et bientôt nous vous présenterons la présélection de l'année prochaine

08 juillet 2016

L'objectif est atteint....MERCI....

 Grâce à vous tous, l'Oiseau lire continuera à voler, un grand merci.

Et,  quelques photos, quelques films de cette extraordinaire soirée. Oui, je dis extraordinaire, ce qui  m'est d'autant plus facile que nous n'y fûmes pour rien. Michael MC Donnell a eu connaissance de notre appel à financement pour la transmission de l'Oiseau lire, et, immédiatement il m'a proposé un concert. La librairie pour un concert n'est pas le lieu idéal. Aussi, immédiatement j'ai pensé à la Chapelle de la Cavée Boudin, au Mega Pobec, que cette soirée pour préserver un lieu de culture sur Evreux, soit programmée dans un lieu de culture détruit, c'était un symbole. J'ai donc contacté Marie Crouail qui m'a dit OUI, immédiatement. Ensuite, magie du projet, Michael a contacté Vincent Brochu, Philippe Humez, j'ai écrit à François Place, et tout s'est mis en place. Ensuite, vous êtes venu nombreux, la magie continuait

Et, maintenant des photos

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Vous étiez nombreux

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François Place

dans ce lieu emblématique de la culture

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Le secret d'Orbae par François Place

 

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Kevin, le fils de Michael, lui aussi était présent

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26 juin 2016

Concert de soutien

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Réservez, venez nombreux

Et toujours pour nous aider

https://fr.ulule.com/loiseaulire-transmission/supporters/

 ou à la librairie

21:44 Publié dans animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, livre, lecture

14 juin 2016

Soirée Federico Garcia Lorca

Une soirée conviviale, enrichissante

 

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On s'installe, on attend

 

On écoute

 

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La première dédicace D'Anne Jaillette

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 Et, n'oubliez pas, pour que l'Oiseau lire continue à vous enchanter

nous attendons votre aide

sur

https://fr.ulule.com/loiseaulire-transmission/

10 juin 2016

la presse et les tutos du libraire

Eure Infos parle de nous:

 

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Nous aider, oui, mais comment?

Gwen vous explique.......


 

 Cette vidéo, car le temps passe et nous sommes à 31%

Il reste 69% et 29 jours

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