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02 septembre 2008

Résumés 6ème 2008-2009

Niveau 6ème (4 titres en commun avec les CM)

Les pieds dans le plat

Kethevan Davrichewy (Ecole des loisirs - 8,50€)

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Lou a la fâcheuse habitude d'écouter aux portes. Elle épie ses parents et en tire des conclusions hâtives : les parents de sa meilleure amie se séparent et le "dernier anniversaire" dont elle entend parler serait donc celui de sa copine auprès de ses père et mère réunis. Il n'est rien de tout cela: il s'agit de l'anniversaire de sa tante gravement malade et hospitalisée. Cette curiosité entraîne Lou dans une suite de quiproquos et risquent de la fâcher définitivement avec sa camarade. L'histoire évoque aussi l'amitié, l'amour et le tourbillon de la vie.

A partir des conséquences d'une faute bénigne, le roman aborde avec délicatesse la complexité des relations humaines.

Delphine Blaise, bibliothécaire

 

 

Les anneaux du temps
Christine Feret-Fleury (Gallimard - 7,50€)
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Emma, une lycéenne de 15 ans, se trouve propulsée en l'an 1307 à l'époque de Philippe le Bel. Elle y est plongée dans des aventures avec les Templiers qu'elle doit aider.

Ce récit qui se situe au Moyen Age est plein de péripéties et Emma, une adolescent de notre époque, décrit avec humour la vie de cette époque. Réussira-t-elle à aider Arnaud ?

 

Sylvie Tombrey, enseignante
Ling et le héron blessé
Jean-Lou Jouanneaud (Oskar jeuensse - 9,95€)
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Ling, un jeune garçon de 12 ans, qui vit seul avec sa mère et sa cousine dans un pays où règne une terrible dictature, trouve un jour un héron blessé. Encouragé par un vieil homme qui croise son chemin, il décide de ramener le héron dans une héronnière. Mais les hérons nichent dans les marais et sa quête va être difficile. C'est un court roman au format agréable qui traite principalement de la relation entre le héron et l'enfant dans un rythme lent et poétique. On se plonge également dans des caractéristiques asiatiques. De même, la politique est présente.

Anne-Marie, bibliothécaire

L'oeuf du démon
Eric Boisset (Plon jeunesse - 13€)
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Dans une grossière enveloppe, Zacharie reçoit par la poste un objet en forme d’œuf. Un œuf impossible à ouvrir malgré les efforts conjurés de Zacharie et de son ami Farouk. En regardant attentivement cet œuf, les deux amis découvrent une inscription qui semble être en arabe. Inscription que la grand-mère de Farouk, une vieille dame arabe refuse de traduire, car prononcer la formule magique libérerait un « maridin ». Têtu, Zachari va à la mosquée, muni d’un magnétophone, se faire traduire l’inscription. Et c’est là que les ennuis commencent, car la grand-mère de Farouk n’avait pas tort.

Un récit bien mené dans la veine du « Grimoire d’Arkandias », Eric Boisset sait mêler aventure, amitié, un rien de magie pour un roman qui séduira de nombreux lecteurs.

Annie Falzini, libraire

Mao et moi
Jiang Hong Chen (Ecole des loisirs - 24,50€)
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C’est l’histoire d’une enfance particulière ; Chen, le narrateur, y raconte sa vie d’enfant dans une ville de la Chine du Nord, entre les années 1966 et 1976.

 Chen a 6 ans quand il rentre à l’école ; c’est son regard qui nous fait découvrir la vie quotidienne de la famille, installée dans un immeuble triste de cette grande ville. Comment vit cette famille ? De quoi se compose un appartement modeste où parents, enfants et grands-parents cohabitent étroitement ?

Chen a la chance d’avoir d’adorables grands- parents, qui ont de multiples talents. Les jeux qu’il partage avec eux sont simples, et lui apportent beaucoup de bonheur.

La vie de Chen va changer lorsqu’il entre à l’école. C’est là qu’il va découvrir ce qu’on appellera «  la Révolution Culturelle », mise en place par MAO ZE DONG et ses partisans.

L’album devient alors, toujours à travers le regard du petit garçon, un témoignage sur les effets de la Révolution culturelle ( Education des petits « gardes rouges », départ déchirant du père -discrètement évoqué- vers un camp de « rééducation », arrestation brutale d’une voisine musicienne et cultivée qui l’avait souvent reçu chez elle…). Le massacre des poules de la grand-mère, effectué par les gardes rouges, semble surréaliste tellement il est arbitraire et douloureux.

Le ton reste toujours celui d’un témoignage « distancé » ; du moins c’est celui d’un petit garçon qui observe, qui ne juge pas, qui ressent et exprime pudiquement les chagrins provoqués par certains évènements concernant sa famille (gros plans sur les visages d’enfants).

C’est un magnifique album où les images décrivent un monde très rarement évoqué par le regard d’un enfant. L’émotion est présente, mais discrète. Malgré les difficultés rencontrées par la famille de Chen, c’est la richesse des échanges entre adultes et enfants, avant que la famille ne soit « brisée », qui subsiste longuement en nous.

On y voit aussi, évoquée avec humour, la naissance du talent de Chen  (il sera désigné comme « responsable du mur de propagande », parce qu’il dessine bien… avec de pauvres outils.)

  La force évocatrice des images, l’accessibilité du texte, font que cet ouvrage peut être lu par des enfants, des adolescents, mais aussi avec intérêt par des adultes. Il est passionnant.

 MC Vulphie

Noé
Claire Clément ( Bayard jeunesse - 9,90€)
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Lorsque sa mère meurt dans un accident de voiture, Noé, dix ans, ne connaissant pas son père, part vivre sur la péniche de ses grands-parents, mamina et grand-pa.

Ne croyez pas que vous vous embarquez dans un roman qui vous fera pleurer car Noé vous entraîne dans sa nouvelle existence à bord du Nan-Ty, navire transportant des marchandises sur des fleuves  et canaux européens.

Vie rude, vie déroutante où Homère, un canard vivant à bord de la péniche, veille sur lui. Peu à peu Noé devient un vrai marinier grâce à Gran'pa et Freddy, un"voisin" marinier dont il se sent proche...

Jusqu'au jour où une violente tempête va à nouveau bouleverser la vie de Noé.

 Durant 169 pages, abandonnez votre vie de sédentaire et montez avec Noé sur la péniche du Nan-Ty à vos risques et périls.

 Annie Falzini, libraire

 

 

Pablo de la Courneuve
Cécile Roumiguière (Seuil jeunesse - 7,50€)
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"De" peut marquer l’origine.

Pablo vient de Colombie. Là-bas, la peau sentait le soleil et non pas le beignet inachevé.  Là-bas, on pouvait marcher dans des rues qui embaument l'ananas et la mangue. Là-bas, il a fallu marcher une nuit, dans le silence pour ne pas réveiller les bottes jaunes et s'exiler, sans papiers, la famille au grand complet, d'abuelita à la petite Rose, jusqu'à un HLM de la Courneuve.

De peut marquer aussi la cause.

Pablo est blanc de peur à l'idée de devoir récupérer une poupée chez la Goule, sorcière aux ongles bien sûr longs. Sauf qu'une fois cet exploit accompli, de la cause on passe à l'appartenance.

La Goule devient la confidente de Pablo. Confident aussi, Georges, percuté à un carrefour, cycliste adjoint au maire et sans doute membre de RESF. Et Marisol qui échangerait bien un sol contre un e, Marie, confidente et hermania prête, d'un coup de crayon pour les yeux, à raturer ses origines. C'est compter sans son frère. Et puis, il y a...

Pablo de la Courneuve

Pablo, dès qu'il dispose de quelques minutes, marche loin des tours. Il marche comme il marchait dans son pays. Il n'est pas originaire de la Courneuve ni ne lui appartient. Pourtant dans ce "de"-là se déploie tout le chemin parcouru qui fera qu'un jour il lui sera possible de dire qu'il est Courcolombien. Ce "de "-là vaut largement une particule. Pablo DE la Courneuve.

 Béatrice Added, enseignante

Résumés 3ème 2008-2009

Niveau 3ème

Envol pour le paradis

Jean-Marie Defossez (Bayard jeunesse - 10,90€)

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Allemagne 1942, Adolf Hitler règne en maître incontestable. Arthur, un jeune paysan protégé par ses parents, ignore tout du Nazisme… mais un jour il est obligé d’intégrer les jeunesses hitlériennes. Au début, grâce à son ami Heinz, il résiste en faisant juste ce qu’il faut pour ne pas être sanctionné. Mais Heinz, avec sa tignasse charbon est un « sous homme », et un jour il sera emmené. C’est un déchirement pour Arthur et il se promet que jamais il ne deviendra nazi, que jamais il ne méprisera ceux qui sont différents de lui. Mais l’endoctrinement c’est aussi profiter des faiblesses des hommes et le lieutenant « Pleindegaz », lisant les lettres qu’Arthur envoie à ses parents (et qui jamais ne partent), sait que son rêve est de voler, et sa passion les avions. Il va se servir de cette passion pour qu’Arthur accepte de donner le meilleur de lui-même afin de devenir pilote. Peu à peu Arthur en vient à admirer Hitler et à accepter de donner sa vie pour l’Allemagne.

Un roman intéressant car le parcours d’Arthur montre comment l’embrigadement peut changer un être humain et comment tant de jeunes ont accepté le nazisme.

Annie, libraire

Le chant de l'innocent

Irène Cohen-Janca ( Le Rouergue - 11€)

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Paris 1953. Depuis la rentrée, une étrange apparition apparaît à la fenêtre de la chambre de Rémi, il se précipite, monte l’escalier quatre à quatre, mais toujours il trouve la chambre vide. Rémi ne le sait pas encore, mais cette apparition est liée au passé et à l’attitude innommable de ses parents pendant la seconde guerre. C’est en apprenant à connaître les habitants de l’immeuble, et en particulier la vieille dame du 2eme étage qui ne les aime pas (lui a dit Vincent le fils du concierge) que peu à peu il découvrira l’horrible vérité. Pourquoi cette vieille dame a-t-elle toujours cette déchirure à ses vêtements à l’endroit du cœur, pourquoi écoute t-elle toujours le même morceau  de musique ? « Vois-tu, celui qui tous les soirs fait monter ce chant a sûrement l’âme blessée », lui a dit un jour Victor, le frère de sa mère, seul être qui, lorsqu’il quitte sa montagne pour venir quelques jours à Paris, apporte un peu de chaleur, d’humanité à Rémi, étouffé, écoeuré par un père aux mots blessants, méprisants, et une mère effacée.

Pourquoi madame Vaïner n’aime pas ses parents, pourquoi Victor refuse de coucher chez eux lorsqu’il vient à Paris ? Quand il le découvrira Rémi aura l’impression que sa vie s’arrête. Un séjour chez son oncle à la montagne lui permettra de se remettre en marche. Ce roman aborde d’une façon intéressante l’attitude de certains français  pendant la seconde guerre mondiale. Jusqu’à présent nous avions de nombreux romans sur la Shoah, sur la résistance, mais les auteurs avaient peu abordé cette partie sombre de l’histoire.

Annie, libraire

 Chevalier B.

Martine Pouchain (Sarbacane - 9€)

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Barnabé, un jeune paysan qui a arrêté l'école pour travailler à la ferme, vit avec ses parents et grands-parents. En secret, il aime Rosa dont il voudrait être le chevalier servant; pour cela, il exécute des plans héroïques comme de libérer les poulets du hangar d'élevage ou lutter contre les champs de maïs transgénique. Rosa se laissera-t-elle séduire ? Barnabé restera-t-il impuni ? En tout cas, Barnabé ne peut oublier Rosa dont il reste longtemps encore le chevalier servant.

C'est un roman où le héros est un jeune homme ordinaire qui essaie de vivre la vie dont il rêvait. Les deux personnages principaux campent, l'un la vie simple dans le milieu de la nature, l'autre la vie artificielle dans une ville contemporaine.

Sylvie, enseignante

Alors partir?
Julie Billet (Seuil jeunesse - 8€)
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Depuis 6 ans Jaime vit avec les siens entre 2 bretelles d’autoroute. Les plus jeunes enfants n’ont pas connu les voyages, les grands commencent à oublier. Mais dans la communauté gitane chacun est essentiel au groupe et cette tradition est restée. Yaya est la mémoire, Solémo la sagesse. Jaime, lui,  est passionné de littérature, le soir il fait la lecture à Yaya et bientôt il passera son bac. Mais un jour c’est un avis d’expulsion qu’il doit lire. Que faire ? Solémo dit : Il faut partir. Mais c’est par la violence qu’ils seront expulsés et Yaya, comme à son retour des camps, perdra la parole. Avant de mourir c’est à Jaime qu’elle confie le livre des Patrins, le livre de la langue de ses ancêtres, ce sera à lui de perpétrer leur mémoire.

Un texte sensible, bien écrit, pour donner un autre regard sur cette communauté mal connue, souvent chassée, ignorée,et qui elle aussi a souffert de la folie d’Hitler.

Annie, libraire

La grande môme
Jérôme Leroy (Syros - 9€)
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La Grande Môme, 15 ans, est mal dans sa peau et pourrait être le prototype de l’adolescente victime du complexe du homard.

Mais Emilie est surtout une jeune personne exilée de la vie ordinaire qui doit reconstruire un rapport au monde et une identité en retrouvant son nom et sa filiation avec des grands-parents notables de Rouen dont elle découvre l’existence. 

La mère d’Emilie a été impliquée vingt ans plus tôt  dans la mouvance d’Action Rouge. Elle a été recherchée par toutes les polices. L’exil forcé et la cavale ont formé l’enfance d’Emilie qui en avait fait son quotidien. Nathalie, la mère d’Emilie est aujourd’hui emprisonnée et inaccessible dans un quartier de haute sécurité en tant que terroriste !

Plus qu’un policier, c’est un roman noir intimiste qui, par bribes, raconte une vie.

C’est le parcours de sa mère qu’Emilie reconstruit en l’ordonnant en même temps qu’elle le confie à son amoureux.  Nous découvrons ici un joli portrait de fils d’aristocrates ruinés qui avec Emilie va constituer un couple romanesque très attachant. Peu à peu, Nathalie découvre dans le regard des autres, dans le dit et le non-dit, dans les traces d’un passé incertain des images vraies de sa mère et de la réalité d’une génération qui voulait transformer le monde sans hésiter à recourir à la lutte armée. Ce sont ces rencontres sensibles qui confèrent au roman sa force émotionnelle. Le livre propose un portrait plein de compréhension, sans pour autant excuser la violence. Il pose un regard éclairant sur un pan de notre histoire récente.

De nombreux traits d’humour et de distance allègent la tension : le regard que la jeune fille pose sur elle-même et sur les autres, ceux de son âge et les plus âgés : les délégués des élèves, les militants gourds, les grands parents un peu empruntés, la CPE, les profs de gym…

L’auteur s’amuse aussi avec de multiples clins d’œil, citations, emprunts (l’avocat Derville porte le nom d’un avoué balzacien, celui du Colonel Chabert et d’autres romans de la Comédie Humaine). Des références littéraires (Rimbaud, Céline, Flaubert) ouvrent le texte sur la littérature. L’auteur semble emprunter le premier nom de cavale d’Emilie : « Dora Suarez », à un des maîtres du thriller noir, Robin Cooke, avec son roman titre : « J’étais Dora Suarez », roman peuplé de gens brisés qui ne comprennent pas pourquoi ils doivent descendre la pente sans même une plainte.

De même que Flaubert a pu inspirer quelques unes des belles descriptions de Rouen, la quête obstinée du flic psychopathe Duvert a beaucoup à voir avec celle que mène dans Les Misérables l’inspecteur Javert, poursuivant un homme innocent et une enfant en en faisant une affaire personnelle dans laquelle la justice n’est qu’un prétexte. Ici, plus qu’une référence un peu lointaine, on peut lire le parti pris de Jérôme Leroy : traiter d’un fait divers pour donner un état de la société.

Avec un beau talent d'équilibriste, il réussit un roman aussi poignant que tendre et intensément humain. 

Jacques Beaudoin, inspecteur

Le muet du roi Salomon
Pierre-Marie Beaude (Gallimard - 8,50€)
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Gol, un jeune Nubien muet décide de se rendre à la cour du roi Salomon à Jérusalem. Il a entendu dire que celui-ci pourrait le guérir de son infirmité. Mais le roi Salomon est de mauvaise humeur et agacé parce qu’il ne parle pas. Il le fait jeter en prison avant de le vendre comme esclave. Gol réussit à fuir, il vit un temps dans une faille qu’il quitte pour parcourir le désert avant de s’arrêter dans une oasis. Dans cette oasis, il rencontre une jeune femme Cippora. Ils vont peu à peu s’apprivoiser et auront un fils Malik. Le roi Salomon s’est aperçu de son injustice et fait rechercher Gol. Des caravaniers s’arrêtent à l’oasis et les ramènent au roi Salomon où une autre vie va s’organiser pour eux. Gol va se transformer en scribe ainsi que son fils. Quant à Cippora, elle n’aime pas la vie qu’elle mène au palais ; elle sait que les merveilleux moments de l’oasis sont bien terminés. Gol, au fur et à mesure que le roi vieillit, est jalousé. Il décide de quitter le palais. Il n’en aura pas le temps :le lendemain, il est empoisonné. Sa femme le ramène dans son pays d’origine l’Egypte avec l’aide de la reine.

Réédition d’un texte paru en 1989 réécrit par l’auteur. Très beau roman, très poétique, avec une portée philosophique, une réflexion sur la liberté, la tolérance. De très belles scènes dans le désert ou autres lieux. C’est raconté par le fils Malik.

Anne-Marie, bibliothécaire

La grève
Murielle Szac (Seuil - 8,50€)
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De l'avis même de l'auteur, ce livre raconte les valeurs du partage, de la solidarité, de la fierté du travail bien fait et de la révolte contre les injustices.

Le récit est écrit à travers les yeux de Mélodie,qui a 13 ans. Sa mère travaille dans une usine qui va fermer et être délocalisée. Les ouvrières dont sa mère occupent l'usine et Mélodie découvre des femmes fières de leur travail. Elle renoue aussi avec ce père qu'elle croyait lâche et alcoolique. Ces moments de solidarité qu'elle partage avec les adultes lui permettent de retrouver ses parents.

Une histoire d'amour donne une tonalité plus légère.

Thèmes : délocalisation, chômage, grève, solidarité, crise d'adolescence, amour.

Sylvie Tombrey, enseignante

12 juin 2008

Dévoreurs 2008: remise des prix

Mercredi 11 juin a eu lieu la remise des prix des

Dévoreurs de livres!

Tous les partenaires de ce prix étaient présents, ainsi que les élèves (du CM à la 3ème!), des parents, des enseignants, etc...

et bien sûr... des auteurs!

Il y avait Xavier-Laurent Petit, Malika Ferdjoukh,

Orianne Charpentier et Pierre-Marie Beaude!

Mais avant de vous montrer quelques photos qui reflètent l'ambiance (excellente) de la journée, voici quels sont les auteurs qui ont obtenu le prix cette année:

pour les CM/6ème: il s'agit de Pierre-Marie Beaude pour Archéopolis (Gallimard jeunesse)

pour les 5ème/4ème: il s'agit de Karine Reysset pour Sors de ta chambre (Ecole des loisirs)

pour les 3ème: ils'agit de Xavier-Laurent Petit pour Be safe (Ecole des loisirs)

Les auteurs ont semblé ravis de cette manifestion, de leurs rencontres avec les élèves qui leur ont montré combien ils avaient aimé leurs livres en faisant d'interminables queues pour des dédicaces!

Voici donc un aperçu de cette journée de clôture après toute une année de rencontres et de lectures aussi enrichissantes qu'intéressantes!

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Xavier-Laurent Petit
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Orianne Charpentier
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Malika Ferdjoukh
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Pierre-Marie Beaude
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25 mars 2008

Stéphane Daniel

Stéphane Daniel, auteur entre autre de "La fille aux yeux noirs", est venu une nouvelle fois rencontrer ses lecteurs de CM...

En voici quelques aperçus en images...

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06 février 2008

Xavier-Laurent Petit

Xavier-Laurent Petit, auteur de "Be safe", est venu rencontrer lundi 4 février des classes du collège de Navarre et de l'Immaculée.

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(Notre avis sur le livre à la radio!
Rencontres très sympatiques, à l'image de l'auteur!
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Marcus Malte

Marcus Malte, auteur de "L'échelle de Glasgow", est venu rencontrer mardi 5 février les collégiens à la bibliothèque de la Madeleine puis à la bibliothèque de Pacy-sur-Eure. 

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Quelques photos...

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07 septembre 2007

Dévoreurs!

Voici enfin arrivée la liste des ouvrages sélectionnés pour le prix des Dévoreurs de livres!

CM/6ème

Archeopolis 1, Le pilleur de tombes

Pierre-Marie BEAUDE (Gallimard jeunesse, 9,50€)

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Alisson est une collégienne de 13 ans qui mène une vie tranquille avec ses parents. Son oncle, archéologue en Egypte, lui envoie un jour une lettre l’invitant à le rejoindre pour participer à un stage d’archéologie au Caire. Ravie, elle part au pays des pharaons. Mais dès qu’elle touche le sol égyptien, Alisson a l’impression d’être surveillée et reste sur ses gardes. C’est le début, pour elle, d’aventures palpitantes. Son oncle a découvert le tombeau d’une princesse inconnue, et Alisson va se retrouver traquée par une bande de pilleurs de tombes, dont le chef n’est autre que Kaligane, le célèbre voleur international. L’enquête d’Alisson, aidée de ses amis, contribue à garder un suspens tout au long du récit. Le roman permet d’aborder quelques connaissances sur la vie des pharaons, des descriptions de tombes royales, des hiéroglyphes, la construction des pyramides, des détails sur la momification… Alisson, grâce à son oncle Jean-Tim, est désormais une passionée d’archéologie, et on attend avec impatience de la retrouver dans la suite de ses aventures pour une nouvelle expédition. Un roman de qualité, bien écrit, qui nous plonge dans la civilisation de l’ancienne Egypte.

 

 

Dinde de Noël et tandoori

François ULYSSE (Gallimard jeunesse, 4,60€)

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Ce court roman nous présente les tribulations d’une famille d’origine indienne qui vit à Paris. Faiza, onze ans, nous fait partager son quotidien et les tribulations de sa petite famille. Ses parents ne s’entendent pas à merveille, sa mère se perd dans les romans-photos et son père ne fréquente que les cafés aux noms français, son frère aîné Vikash est le symbole de l’intégration et de la réussite (il travaille dans une banque), avec tous ses excès, son autre frère Mounir se prépare pour un destin de future star. Ce n’est pas tous les jours facile d’exister dans cette famille tiraillée entre Orient et Occident. Un style, enlevé, alerte, un vocabulaire proche du langage parlé, beaucoup de dialogues, des scènes du quotidien et beaucoup d’humour.

 

 

Le paradis d'en bas

AUDREN (Ecole des loisirs, 8,50€)

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Léopold a 10 ans, une petite soeur, des parents attentifs et charmants mais la vie n'est pas toujours rose pour autant. Il revient d'un enterrement lorsque le livre démarre, son père Anselme est pris d'un fou rire... Une lettre arrive dans la foulée : la petite famille est héritière d'une maison à Barbizon. Tout heureuse, elle quitte son 11ème étage pour s'installer dans cette maison léguée par un mystérieux australien. C'est bizarre, trois autres familles, héritières elles aussi, viennent d'emménager. Surpris par cette coïncidence, Léopold décide de mener l'enquête. Il va découvrir un gros secret de famille...

Une histoire émouvante, drôle, très bien écrite par un auteur qui traite ses lecteurs avec intelligence, impertinence et franchise.

 

 

La fille aux yeux noirs

Stéphane DANIEL (Bayard jeunesse, 5,90€)

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Lucas, depuis l’accident de voiture de sa mère, vit seul avec son beau-père Armand. Il se rend régulièrement au cimetière fleurir la tombe de sa mère et y rencontre une jeune fille mystérieuse. Lucas intrigué et attiré par elle cherche à savoir qui elle est, pourquoi elle en veut à Armand. Les relations entre Lucas et son beau-père sont de plus en plus tendues .Quelle vérité lui cache-t-il ? Lucas mène son enquête afin de découvrir le mystère qui l’entoure.
Lydia et l'aquarelliste
Jo HOESTLANDT (Nathan jeunesse, 4,50€)
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Tous les étés, Lydia passe ses vacances en Bretagne chez son grand-père qui tient un bar « Chez Jules » face à la mer. Elle y retrouve tous les habitués, toutes ces personnes qui rendent ces vacances inoubliables et qu’elle ne voudrait pour rien au monde changer ; d’autant qu’à Paris, chez elle, l’atmosphère est un peu tendue entre Lydia et sa mère, toujours fatiguée, et entre Lydia et Marc, le nouveau compagnon de sa mère qu’elle n’apprécie guère. Cette année, un nouveau venu bouscule les habitudes de Lydia : un aquarelliste vient s’installer tous les matins devant le bar pour peindre, un vieil homme un peu bourru et pas très gai. Lydia tente bien d’engager la conversation mais Tony, vieux garçon célibataire et sans enfant, ne sait pas trop s’y prendre avec les enfants surtout quand ils sont un peu insolents comme celle-ci. Après des débuts un peu houleux, le plaisir de peindre va rapprocher le vieil homme et la petite fille dans une amitié naissante.

 

 

Adieu mes 9 ans
Valérie ZENATTI (Ecole des loisirs, 8,00€)
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Tamara aura 10 ans dans quelques jours. 10 ans c’est important, c’est du moins ce que lui disent les adultes. Pourtant ils n’ont de leurs 10 ans que des souvenirs sans importance. Tamara, elle, s’ouvre au monde. Une publicité attire son attention : « La faim tue toutes les quatre secondes » et sous cette phrase, la photo d’un petit garçon noir, maigre, nu. A cet instant, ses yeux s’ouvrent, sa vie change. Elle regarde les actualités, écoute les informations, on y parle de tout, de la guerre en Irak, du réchauffement climatique, du sport, d’enfants disparus, mais pas de la faim dans le monde. Alors elle décide de » prendre le taureau par les cornes », puisqu’elle ne peut pas être présidente de la république avant 2022, elle décide d’écrire aux trois personnes les plus importantes pour leur faire part de ce qui ne va pas dans le monde et leur proposer un rendez-vous pour leur donner ses idées pour que ça aille mieux. Elle écrit au président français, au président américain et à Zinédine Zidane, et devinez qui répond ? Un petit roman sympathique, qui malgré le sujet sérieux est plein de bonne humeur, un roman que l’on à plaisir à lire et que l’on a envie de faire lire.

 

Contes d'Alexandrie
Eglal ERRERA (Actes sud junior, 14,50€)
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Tout commence un soir de mai, enfin presque. C’est ce soir-là du moins que l’Alexandrin reçut dans sa belle maison blanche surplombant la mer des enfants pour une fête.Confortablement assis sur la terrasse, entourés de cruches de jus de réglisses, de chocolats fourrés aux dattes et autres succulents mets, les enfants attendent que leur hôte leur raconte son histoire. C’est dans cette ambiance enchanteresse des soirs de lune nouvelle que l’Alexandrin entame le récit de cinq rencontres. Cinq rencontres qui traversèrent sa vie et grâce auxquelles il devint cet homme heureux que tout le monde adore à Alexandrie.
On entre littéralement dans l’antre de cette ville aux mille et une facettes. Enveloppé d’un voile de magie, on fait la connaissance du vieil ébéniste Yannis, de Ramsès, l’homme au coffre de bois de palme, la cantatrice Anahides qui chantait pour les oiseaux, ou encore Soliman et Margherita. L’Alexandrin les croisera tour à tour sur son chemin et chacun aura une importance dans son apprentissage et surtout dans l’accomplissement de son être.
Les photographies sont retravaillées (parfois un peu trop) avec des couleurs vives et encadrées de bandes rappelant les tapis typiques du pays. Au final, on obtient des instantanés « kitsch » chargés de symboles qui retranscrivent à merveille le foisonnement de cette ville cosmopolite et mythique.

5ème/4ème

Madame Gargouille

Orianne CHARPENTIER(Gallimard jeunesse, 7€)

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Ezechiel, dit « Zec », vit dans le même immeuble que son pire cauchemar : Georgette Gargon, la vieille concierge acariâtre qui le poursuit de ses imprécations quand il se livre à ses bêtises favorites. Aussi n’en mène-t-il pas large le soir où il se retrouve devant sa porte, tenant sa petite sœur par la main, contraint de se réfugier chez elle parce qu’entre ses parents, rien ne va plus… L’antre de la Gargon, dite la Gargouille, sera-t-il si terrible ? Quelles tristesses cette femme a-t-elle enfouies tout au fond d’elle au point d’endosser, résignée, ce rôle de mégère ? Contre toute attente, l’année des treize ans de Zec sera celle où les certitudes tombent. Face à une famille qui menace de se défaire et à des copains qui lui semblent singulièrement plus bêtes qu’avant, Madame Gargouille lui offre un réconfort inattendu dans le cocon douillet de sa loge, et l’occasion de jeter sur autrui un regard apaisé et plus ouvert.

C’est l’humour du récit, tantôt tendre, tantôt piquant, qui séduit ici le lecteur, ravi de découvrir un adolescent sensible et créatif, prompt à inventer des surnoms qui font mouche, un langage texto intelligent peulplé de métaphores (si !), et à s’amuser avec distance des codes de sa tribu…  

 

Un été outremer

Anne VANTAL (Actes sud junior, 8€)

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Félicien, enfant adopté, décide à ses 18 ans de consulter son dossier d’adoption dans les bureaux de la DASS. Il apprend ainsi que sa mère s’appelait Samira Maziane et qu’elle avait donné comme adresse l’Hôpital Mustapha à Alger. Il est sous le choc, rate son bac, décide de ne pas partir en vacances avec ses parents et de se rendre à Alger. Départ le 2 août, retour le 22 août. Il a peu de temps. Il apprendra finalement que sa mère Samira est morte ; une amie lui révèlera qu’il est bien son fils. De tout son voyage, il ne révèlera pas son secret et lorsqu’il rencontrera sa grand-mère à la fin, il ne lui dévoilera pas la vérité. Félicien, le narrateur, nous fait partager sa quête dans la recherche de ses origines, d’un nouveau pays et d’une nouvelle famille. Ecrit simplement, c’est un roman très touchant.

 

Les chants de la lune noire 1

Yves BULTEAU (Seuil jeunesse, 10€)

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« Ecoutez Rêb, et vous saurez l’histoire des temps perdus. Ecoutez-moi, Maho et Loa… » Le vieux sage de Neandertal, chaque soir, dit les Chants de la Lune noire, il dit l’histoire de l’Enfant, qui, pour la première fois, part seul à la chasse pour  gagner son nom d’homme. C’était il y a deux cent mille années, au temps de la préhistoire.  Fleur Ciel, elle aussi est seule, son clan a été exterminé par les loups. Les deux enfants se rencontrent, et ensemble,  ils vont tuer un Longue dent hurleur. Ensemble ils rentrent au camp, l’Enfant devenu Feu Hurleur sera fêté  mais Fleur Ciel difficilement acceptée, pourtant Feu Hurleur partage avec elle le serment des chasseurs. Mais jamais une femme n’a combattu une bête terrible, jamais un homme et une femme n’ont partagé le serment. L’hiver est là, long et rigoureux, le gibier manque, la famine s’installe, Fleur Ciel est rejetée par le clan, mais Feu Hurleur continue de la protéger. Ce roman nous plonge dans l’atmosphère de l’ère primitive. Nous voyons vivre ces hommes dont la vie dépend de la nature, mais les problématiques, intégration, amour, solidarité sont de tout temps.Yves Bulteau a su donner à son récit une grande poésie, par son écriture il rend compte des pensées de ces hommes, on suit avec émotion leur difficulté à se nourrir, à survivre dans cette nature hostile.

 

Ta photo dans le journal

Marie BRANTOME (Seuil jeunesse, 12€)

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Pour ses vacances, Laure doit passer deux mois chez un vieux couple et leur fille Francia, une « simple » comme le dit la mère de Laure. Ce n’est vraiment pas les vacances dont rêvait Francia, mais ses parents ne peuvent lui offrir mieux. Dès son arrivée Laure est choquée par la façon dont madame Pinsart s’adresse à Francia, humiliée, rabrouée, bonne pour toutes les corvées de la maison. Heureusement il y a Pierrot, un « gosse » de l’assistance qu’ils accueillent pour l’été. Très vite une complicité s’installe entre Pierrot et Laure, il lui fait découvrir les secrets de son « royaume » :la forêt, les chèvres, la ferme, ,et elle l’aidera à apprendre à lire et à écrire, afin qu’il puisse réaliser son rêve. Mais cette complicité rend Francia de plus en plus agressive, elle ne supporte pas  ses deux intrus dans sa petite vie. Brimée par sa mère, elle reporte sa hargne sur les deux enfants. Hargne proche de la folie. Un roman sensible, l’atmosphère pesante de la famille est très présente et pourtant les relations de Laure et Pierrot donnent un ton léger et optimiste au roman.

 

Les guetteurs d'Azulis
Eric BOISSET (Magnard jeunesse, 16,50)
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Abel, jeune adolescent, est témoin d'un mystérieux crash d'avion dans la montagne près de Bellegarde que les autorités s'acharnent à nier. Poussé par la curiosité, il découvre le lieu de l'accident qui a été nettoyé par les militaires et rencontre une étrange jeune fille complètement désorientée qui sollicite son aide. Abel va l'aider et débute une aventure fantastique qui conduira Abel et Ea jusqu'en Crète et même au-delà.
Eric Boisset réussit encore un beau roman d'aventure où l'on découvre que nous autres, terriens, faisons l'objet d'observation extra-terrestre et que certaines ethnies interstellaires ont passé des accords d'échanges de technologie avec des terriens avides de pouvoir. Parallèlement à cette enquête, ce roman d'apprentissage parle de la rencontre de deux adolescents complètement différents qui, progressivement, vont se découvrir, le tout saupoudré d'humour.

 

Sors de ta chambre
Karine REYSSET (Ecole des loisirs, 8,50)
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Clara a perdu sa mère il y a cinq ans, et depuis elle a réellement tenté de faire bonne figure. Elle a accepté la nouvelle femme de son père, elle n’a fait aucune remarque lorsque les photos de sa mère et ses objets personnels ont disparu. Elle n’a rien dit lorsque Géraldine, sa belle-mère a changé la décoration de l’appartement. Mais trop, c’est trop ! Clara se révolte lorsque son père décide de vendre la maison de vacances, ce lieu empreint de souvenirs heureux, où les cendres de sa mère ont été dispersées. Elle ne sortira pas de sa chambre tant que son père ne changera pas d’avis. Dans son isolement, elle va revivre le passé et laisser éclater sa douleur et sa colère… seule lueur pour Clara, l’aide de son copain Baptiste. Une grande tristesse se dégage de ce livre qui montre tout le poids du deuil d’une personne proche. Comment envisager l’avenir sans avoir l’impression de trahir la personne disparue ?

 

L'échelle de Glasgow
Marcus MALTE (Syros jeunesse, 5,90€)
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Michaël, 15 ans, est dans le coma. Chaque jour son père vient s’asseoir près de lui et il éprouve le besoin de combler ce grand silence, de parler, de dire à Michaël ce qu’il n’a jamais pris le temps, ou voulu lui raconter. Il lui conte l’histoire de deux adolescents, deux amis : Astro Man et Catfish, passionnés de musique qui rêvent de devenir des stars du rock et pour cela ils vont répéter, s’entraîner, chaque jour, et Astro Man deviendra une star. Et l’amitié dans tout cela ? Le destin réserve parfois de drôles de surprises. Un roman émouvant, mêlant avec intelligence l’histoire des deux amis, de la musique et l’attente, l’espoir de ce père au chevet de son fils.

 

3ème

Le combat d'hiver

Jean-Claude MOURLEVAT (Gallimard jeunesse, 15€)

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Helen, Milena, Bartholoméo et Milos vivent dans un internat, en fait une prison, où ils ont été placés après l’assassinat de leurs parents par la Phalange, le système de dictature qui gouverne le pays. Les adolescents ignorent pourquoi ils sont là, ils n’ont aucun souvenir de leurs parents. Mais après toutes ces années, une lettre parvient à Bartholoméo, une lettre de son père, et ils comprennent ce qui s’est passé. Ils décident de fuir en profitant d’une visite à leur « consoleuse », seul être à leur apporter tendresse et réconfort. Aussitôt, les hommes-chiens sont lancés à leur poursuite, heureusement ils rencontrent des résistants à la Phalange qui les aident à se cacher. Leur fuite correspond à un réveil de la population. Milena est amenée à participer activement au soulèvement du peuple grâce à sa voix capable de soulever les foules.

Les adolescents seront pris par le récit, les héros sont attachants, on a vraiment envie qu’ils s’en sortent et triomphent de la Phalange. Un récit bien mené .

 

 

Be safe

Xavier-Laurent PETIT (Ecole des loisirs, 10,50€)

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Jérémy et Oskar, deux frères qui ne pensent qu’à la musique. Après une répétition, assoiffés, ils se retrouvent sur le parking d’un supermarché. Et c’est l’engrenage : Jérémy, l’aîné « croise » un sergent recruteur qui lui promet du travail, un métier : Jérémy construira des ponts. Et Jérémy signe et part pour l’armée. Oskar se retrouve seul. Seul, pas vraiment, car il y a Marka, la soeur de Jeff, qui lui aussi a signé. Marka, la perfectionniste dont Oskar est fou amoureux. Elle va remplacer Jeff à la guitare, et la vie continue, ponctuée par les lettres de Jérémy et ses permissions. Et là aussi c’est l’engrenage, il y a l’entraînement, il est heureux, il veut être le meilleur pour choisir son affectation. Il devient le meilleur, tireur d’élite. Et il part, là-bas où la guerre fait rage. Et il y a ses lettres pour la famille, lettres qui dédramatisent, mais il y a aussi ses mails à Oskar, où il dit l’horreur. Et il y a Jeff qui revient, blessé, amputé. Et il y a Léon qui a déserté. Et la vie continue. Ce qui a changé : ce sont les chansons de Marka et Oskar, chansons nourries de ce qu’ils ressentent, de ce qu’ils vivent  à travers les témoignages de Jérémy et de Jeff. Be safe, n’est pas un roman sur la guerre d’Irak, mais sur les hommes que l’on envoie faire la « GUERRE »  celle d’Irak ou celle du Viêt-Nam, ou celle d’Algérie chez nous.  Sans scène d’horreur, Xavier-Laurent Petit réussit un superbe roman qui fait ressentir ce que vivent ceux qui sont impliqués dans ces conflits et comment ils sont amenés à prendre certaines décisions.

 

Aerkaos 1, les frères de la ville morte

Jean-Michel PAYET (Ed. du Panama, 16€)

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Ferdinand vient de perdre son vieil oncle, relieur de son métier. Il trouve un vieux livre qui l’intrigue, il commence à le lire, et chose étrange, l’histoire s’écrit au fur et à mesure de sa lecture. C’est ainsi qu’il découvre l’histoire d’Oonaa, une jeune vestale qui vit dans la citadelle de Maahsandor, où, jour après jour elle apprend la Parole, texte fondateur de l’ordre Sunique, tout autre livre étant interdit. Mais un jour, voulant récupérer une écharpe, elle quitte la citadelle, et, malgré elle, assiste à la réunion d’un groupe remettant en question les fondements de cette société autoritaire .La preuve de l’imposture du dirigeant se trouverait dans un livre que, bien malgré elle, Oonaa se voit confier. Elle choisit de le cacher et se trouve ainsi emportée dans une aventure mettant en péril sa vie. Cette histoire c’est celle que découvre Ferdinand… et si lui aussi se trouvait emporté dans cette aventure ? Un récit captivant qui se lit avec plaisir, le lecteur s’attache vraiment aux personnages.

 

Bière grenadine

Hélène VIGNAL (Ed. du Rouergue, 7,50€)

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Claire et Yvan ont grandi ensemble jusqu'à 12 ans. Une sombre histoire d'amour et/ou de fesses entre leurs parents a brisé cette amitié. Aujourd'hui, Yvan, 18 ans, est mort, Claire assiste à son enterrement. Elle est brisée par ce deuil. Comment se reconstruire à 17 ans quand son premier amour/ami vient de mourir et qu'on a l'impression de l'avoir abandonné pendant six ans. Un merveilleux livre sur le deuil, le chagrin, la mort, les dommages collatéraux du divorce. Des mots justes, un livre sensible qui console…

 

Taille 42

Malika FERDJOUKH (Ecole des loisirs, 9,80€)

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Malika Ferdjoukh prête sa plume à un témoignage : Charles Pollack, tailleur juif, raconte sa vie quotidienne en 1943. D'abord à Paris, la famille part se mettre à l'abri des rafles dans le nord de la France.Raconté très simplement, avec beaucoup d'humilité, Charles Pollack témoigne : la trouille, la perte de son identité, l'antisémitisme, la faim, l'entraide. Un très beau récit qui donne envie de poser des questions, d'en savoir plus encore et qui permet de prendre la mesure de ce quotidien difficile. C'est la guerre mais Charles Pollack n'en reste pas moins un bambin et son histoire garde toute la fraîcheur de l'enfance.

 

 

La main de l'aviateur

Florence AUBRY (Ed. du Rouergue, 7,50)

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Gaby, en chemin pour l'Espagne, trouve un anneau d'or sur le bord de la route : "Greg and Emily for ever", c'est l'inscription qu'il porte. Ayant passé l'anneau à son doigt, Gaby constate que sa main devient douloureuse. Peut-être vaut-il mieux chercher à le rendre à Greg ou à Emily.... Et Gaby commence son enquête, s'apercevant bien vite que l'anneau porte malheur à qui le garde... La construction alternée du récit nous permet de suivre les différents possesseurs de l'anneau sans perdre de vue Gaby, adolescente qui se sent mal-aimée et qui investit ce petit objet. Une ambiance de polar, un roman très prenant où le lecteur se fait mener par le petit bout du nez et frissonne !

 

 

Tout doit disparaître

Mikael OLLIVIER (Ed. T. Magnier, 8€)

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Professeurs de collège dans le Nord de la France, les parents de Hugo ont obtenu une affectation de quatre ans à Mayotte. À peine sorti de l’école primaire, le garçon appréhende cette vie nouvelle à « l’autre bout du monde ». Et le choc est rude en effet : la chaleur, l’humidité, le spectacle de la misère et de la saleté, la différence des mœurs, la suffisance des Métropolitains, mais aussi les plaisirs de la plongée sous-marine… Hugo réussit progressivement à s’y acclimater, à défaut de réellement s’intégrer (il n’a que trop conscience de n’être que de passage). En classe de troisième, sa découverte de l’amour avec une jeune Mahoraise va précipiter la fin de son séjour à Mayotte : lorsque ses parents apprennent que la jeune fille est enceinte, ils renvoient Hugo en France chez ses grands-parents, en plein milieu de l’année scolaire. Bien que le garçon n’ait jamais vraiment apprécié la vie sur l’île, cette expérience a bouleversé sa perception du monde et des êtres ; le retour en Métropole lui est particulièrement douloureux. Désormais, la société de consommation lui est insupportable : l’affligeante frénésie des soldes, l’invasion quotidienne des publicités, la dictature des modes, le culte futile voué aux marques, l’étalage indécent du superflu… tout l’écœure et l’afflige. D’autant que c’est avec délices que les parents du garçon se vautrent dès leur retour dans ce « bonheur » retrouvé de la consommation. Un fossé s’est creusé entre Hugo et sa famille (« des petits-bourgeois minables ») ainsi que les adolescents de son âge. La correspondance que le garçon poursuit avec la documentaliste de Mayotte, les livres que celle-ci lui fait découvrir et, bientôt, ses recherches sur Internet lui permettent de mettre des mots sur ce qu’il a commencé à ressentir et à penser confusément. Un jour, il s’éprend d’une jeune « casseuse de pub » et décide de la suivre dans ses actions militantes.Une fois de plus, Mikaël Ollivier se montre un talentueux « raconteur d’histoires ». S’il a pu arriver malgré tout que certains de ses récits manquent de substance ou bien semblent inaboutis, le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas le cas ici : les interrogations sur le monde et le sens de la vie, l’amour, la remise en cause de soi et des sociétés occidentales, l’engagement politique et le courage de traduire en actes ses convictions… tout naïf et maladroit que puisse sembler aux yeux d’un adulte blasé l’éveil du jeune Hugo, j’avoue avoir été particulièrement touché par ce roman. Et c’est tout à l’honneur de Mikaël Ollivier d’avoir réussi à ne pas verser dans un didactisme qui aurait pu devenir vite pesant, vu les thèmes abordés. Car ce qui guide Hugo, bien au-delà des idées et des credo altermondialistes, n’est finalement rien d’autre que l’aspiration à vivre en homme libre. Une lecture roborative, à recommander aux adolescents.

 

Fille des crocodiles

Marie-Florence EHRET (Ed. T. Magnier, 8,50€)

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Fanta, petite fille de 10-11 ans, nous raconte la vie quotidienne à Nanou (Burkina Faso), petit village isolé dans la brousse à 2heures de la ville la plus proche ; une vie rythmée par les saisons, le travail aux champs, l’école, les tâches quotidiennes des uns et des autres, surtout celles des femmes, et par les coutumes ancestrales si enracinées dans les esprits : l’excision par exemple des petites filles censée les purifier. Mais Mâ refuse que ses deux petites filles Fanta et Bintou soient excisées, malgré la pression de l’entourage. Son refus sème le désarroi dans l’esprit de Fanta. Malgré l’amour et la confiance qu’elle porte à sa grand-mère, Fanta comprend mal sa décision : pourquoi ne peut-elle pas faire comme les autres ? qui a tord, qui a raison ? Quelles sont les bonnes et les mauvaises coutumes ? Sa mère Delphine n’a-t-elle pas remis en  cause ces coutumes en quittant son mari que la famille l’a contrainte à épouser pour fuir en France et travailler à Paris ? Delphine fait des ménages et s’occupe de deux enfants. Elle envoie régulièrement de l’argent à sa famille et au chef du village. Alors les habitants n’osent pas trop médire sur son compte… Elle téléphone aussi beaucoup et partage de loin les malheurs et les bonheurs de sa famille. Elle promet de revenir au village le jour où ses papiers seront en règle : emmènera-t-elle alors Fanta avec elle pour un avenir meilleur et une vie plus facile ? Son avenir sera-t-il vraiment meilleur en France que dans ce village où elle a grandi parmi sa famille et ses amis ? Fanta n’en est pas sûre…

 

Rouge métro

Claudine GALEA (Ed. du Rouergue, 7,50€)

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Cerise prend le métro. Il est 22 heures. Elle porte sa nouvelle robe rouge. Un SDF entre dans la rame, elle l'a déjà vu ce matin mais ce soir, c'est différent, il a bu, il est au bout du rouleau et tout le monde fuit son regard. Il n'existe pour personne sauf pour Cerise qui pressent le drame.
Une allégorie très noire de notre regard sur les SDF, un texte en forme de libération mentale pour Cerise, une très belle écriture. Un coup de poing.

 

03 juillet 2007

Charte du prix des Dévoreurs de livres 2007-2008

357b50cb9a180590d5da0f1945866b26.jpgOrganisé par l’Inspection Académique de l’Eure, avec la collaboration de la Bibliothèque Départementale de Prêt, la Bibliothèque-Médiathèque d’Evreux et l’association l’Oiseau Délire, le prix des Dévoreurs de livres a pour but de favoriser la lecture chez les jeunes de 9 ans à 16 ans, et de promouvoir la littérature jeunesse.
Il s’agit de trois listes de sept romans récents et d’auteurs français sélectionnés par des professionnels du livre. Chacune des listes correspond à un niveau CM-6ème, 5-4ème, et 3ème. Il s’agit pour les participants de déterminer pour chaque liste le meilleur titre, entre octobre 2007 et mai 2008.
Ce projet est soutenu par le Conseil Général de l’Eure, la Ville d’Evreux, la Direction des Affaires Culturelles de Haute-Normandie et la Délégation Académique à l’Action Culturelle du Rectorat de Rouen.

 

La liste des ouvrages sélectionnés vous sera communiquée très prochainement. Nous vous indiquons d'ores et déjà la charte...

 

 

Article 1 : Ce prix est ouvert aux élèves et aux jeunes de 9 à 16 ans (CM à 3e).


Article 2 : Trois listes d’au moins 7 romans récents d’auteurs français sont constituées par des professionnels du livre (bibliothécaires, libraires, enseignants et inspecteur de l’Éducation Nationale), chacune des listes correspondant à un niveau, soit CM-6e,  5e et  4e,  3e.


Article 3 : Ce prix reçoit le soutien financier du Conseil Général de l'Eure, de la Ville d'Evreux, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie, et de la délégation académique à l’Action Culturelle du Rectorat de Rouen.


Article 4 : Les classes désireuses de participer au Prix s’inscrivent auprès de la DACVE 1 de l’Inspection Académique, les candidats individuels peuvent le faire auprès de la Bibliothèque-Médiathèque d’Evreux ou de la librairie « l’Oiseau Lire ».


Article 5 : Les listes d’ouvrages retenus sont présentées oralement aux enseignants volontaires par les organisateurs lors d’un temps d’information et de formation obligatoire à l’IUFM d’Evreux le  3 octobre 2007.


Article 6 : D’octobre 2007 à avril 2008, les élèves participants liront au moins quatre ouvrages de l’une des 3 listes et sélectionneront l’ouvrage lauréat de la liste. Seuls les élèves ayant lu au moins quatre ouvrages peuvent participer au vote.


Article 7 : Les enseignants participants liront tous les livres de la liste et établiront un classement personnel.


Article 8 : Chaque classe remplira un seul bulletin qui tiendra compte du vote individuel de chaque élève (1 élève = 1 voix) ainsi que du classement de l'enseignant. Ce bulletin sera envoyé, dans les écoles et établissements, par l’Inspection Académique courant mars et devra être renvoyé avant le 28 avril à la Librairie l’Oiseau Lire, 91, rue Joséphine 27000 Evreux.


Article 9 : De janvier à mai, chaque classe inscrite rencontrera un auteur de la liste correspondant à son niveau. Tous les élèves de la classe devront impérativement avoir lu (lecture personnelle ou accompagnée) auparavant le livre de l'auteur concerné. En cas d'empêchement majeur de date (ex : voyage), le signaler lors de la réunion du 3 octobre 2007.


Article 10 : Les ouvrages pourront être empruntés individuellement à la Médiathèque, dans les bibliothèques annexes des quartiers et dans les relais de la Bibliothèque Départementale de Prêt. L’Inspection Académique enverra la liste des classes inscrites à chacun des partenaires.


Article 11 : La remise des prix aura lieu le mercredi 11 juin (sous réserve) à Evreux, en présence, dans la mesure du possible, des auteurs lauréats et de 2 élèves représentants par classe. Chaque auteur recevra un diplôme original et un prix. Chaque élève participant aura un diplôme de dévoreurs de livres signé par l’Inspecteur d’Académie. La date définitive de la remise des prix sera communiquée ultérieurement à toutes les classes participantes.