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28 septembre 2011

Sélection des Dévoreurs de Livres 2011-2012 !

CM

 

Petit meurtre et menthe à l'eau.jpgPetit Meurtre et menthe à l’eau

Cécile CHARTRE

Rouergue, 6.50 €

Philibert est en vacances, comme tous les ans, avec son père et sa belle-mère Magali dans un « trou paumé », et il déteste ça. Pour échapper aux randos qui « décrassent les poumons », il va répondre à une petite annonce vue au Shopi du coin : « Poupoune cherche ange gardien et plus si affinités ». Poupoune est en fait un énorme matou que sa maîtresse Karine, qui en est folle, est obligée de faire garder pendant une semaine, car elle a gagné « une semaine tous frais payés au Club Med d’Agadir », à son grand désespoir…La liste des contraintes à respecter pour le confort de Poupoune est terrible, mais Philibert s’en sort très bien, du moins au début. Il va pourtant lui arriver un léger (très léger !!!!) accident. Heureusement tout finira bien malgré ce petit inconvénient de taille !!

Monique, enseignante


Le bébé tombé du train.jpgLe bébé tombé du train ou quand l’amour d’une mère est plus fort que tout

Texte de Jo HOESTLANDT, illustrations d’Andrée PRIGENT

Oskar Jeunesse, 12.95 €

Anatole vit seul au bord de la voie ferrée, comme chaque jour il sort pour faire le tour de son jardin. « Et là, il s’est juste dit ça : tiens, l’herbe bouge » Et il trouve un bébé, un tout petit bébé. Et le bébé le regarde, et Anatole craque. A partir de ce moment tout va changer : il va s’ouvrir à la vie. Lui qui se contentait de peu, va construire un petit lit, réparer la maison et donner un nom à l’enfant : Virgile. Les gendarmes viennent et il ment, il est prêt à tout pour garder Virgile… Et le temps passe, l’enfant grandit et, un jour, arrive une femme aux yeux semblables à ceux de Virgile.

Une histoire forte sur l’apprentissage de la vie, sur l’amour donné sans concession. Et aussi une histoire émouvante qui renvoie à la Shoah.

Un coup de cœur pour les illustrations de ce roman graphique, elles accompagnent le texte avec beaucoup d’émotion.

Annie, librairie L’Oiseau lire


Les exoterriens.jpgLes exoterriens

Pascale CHADENAT

Ecole des Loisirs, 8.50 €

Cette année, Joseph a la chance de partager sa chambre d’internat avec un garçon très intéressant : Adrien. Adrien est passionné d’astronomie. Rien d’autre ne l’intéresse et ses résultats scolaires laissent à désirer. Cependant, étoiles et galaxies n’ont aucun secret pour lui. Il rêve d’être contacté un jour par des « exoterriens », autrement dit des extraterrestres. Très vite, Joseph est initié à l’astronomie par ce camarade et une compétition amicale commence entre eux pour déterminer lequel des deux sera assez performant pour suivre les exoterriens quand le jour viendra. Les deux copains  mènent tout un tas d’expériences farfelues pour se préparer à ce futur voyage intersidéral, ce qui occasionne de belles bêtises au sein de l’établissement. Surveillants, professeurs et autres pensionnaires en font les frais.

Au-delà des découvertes mises en avant par les expériences scientifiques des deux compères, le lecteur prendra plaisir à voir naître et évoluer l’amitié d’Adrien et Joseph. Les deux amis vont changer et s’enrichir au contact de l’autre.

Christelle, BDP de l’Eure 

 

Dans les yeux d'Angel.jpgDans les yeux d’Angel

Cécile ROUMIGUIERE

Flammarion, 6 €

Caroline et Camille les « super-copines », deux fillettes dans une classe, deux amies sans souci. Débarque Angel, le gitan, que la maîtresse installe à côté de Camille. Impossible de protester, mais pas question de lui parler, pas question de jouer avec lui à la récré. Et pourtant tout va changer à cause, ou plutôt grâce à une grenouille écoutant la leçon de sciences.

Peu à peu Camille va découvrir le monde d’Angel, sa grand-mère, et Leslie, cette petite fille qui paraît-il ne parle pas. Camille va apprendre à apprécier Angel, l’aimer, accepter sa susceptibilité lorsqu’elle évoque les idées toutes faites sur les gitans. Elle va, grâce à cette rencontre, se découvrir. Petite écolière sans souci, ce premier amour lui ouvre les yeux sur un monde qui va la changer, l’enrichir.

Un joli roman à l’écriture fluide, sans mièvrerie, qui rend la lecture agréable et peut amener les jeunes lecteurs à remettre en cause les préjugés sur les gitans.

Annie, librairie L’Oiseau lire


Mauvais élève.jpgMauvais élève

AUDREN

Ecole des Loisirs, 8.50 €

Arthus est en CM2 mais il n’aime pas l’école et l’école ne l’aime pas : sa maîtresse Muriel se croit obligée de le punir sans cesse car il oublie ses affaires de maths, sa flûte, et que rien ne l’intéresse. En fait, à l’école, personne ne le comprend, ne le connaît réellement, ni sa maîtresse, ni même la psychologue qu’il est obligé d’aller voir régulièrement et il a vraiment le sentiment d’être une autre personne que celle décrite sur ses bulletins. Ceux qui le comprennent, ce sont ses vrais amis : Monsieur Pétillon le pâtissier, Sonia la fleuriste et Peter le collectionneur d’art et écrivain. Eux savent que ce qui intéresse Arthus, c’est l’art et le beau, comme « le changement des couleurs du ciel ».

Pour essayer de lutter contre l’ennui qui le guette quotidiennement et pour faire partager à la classe son amour de l’art, Arthus, après avoir fait un exposé sur « le changement des couleurs du ciel » que Muriel est obligée, malgré elle, d’apprécier, décide, pour éviter de se contenter de recevoir « La compagnie du Ver Luisant », d’organiser une sortie à Paris pour aller voir avec sa classe la comédie musicale « The Bloomsbury girl ». Bien sûr, Muriel ne le prend pas au sérieux et va multiplier les obstacles sur sa route. Mais Arthus persiste, soutenu par la classe entière et par son nouvel ami William, un autre élève dédaigné par Muriel.

A force de volonté, avec l’aide de ses parents, de ses amis et de toute la classe « plus soudée que jamais » derrière lui, malgré l’hostilité farouche de Muriel qui, prête à tout, ira jusqu’à proposer un redoublement pour lui et William, Arthus réussira et Muriel devra s’incliner, surtout quand elle découvrira que Peter n’est autre que Johanna Lutz, pseudo qu’il utilise pour écrire les romans qu’elle adore sans oser le dire…

Monique, enseignante

 

Paradiso.jpgParadiso

Texte de Franck PREVOT, illustrations de Carole CHAIX

L’Edune, 15 €

Un hymne à la poésie, au cinéma et à l’amour… Maurice est amoureux depuis tout petit de sa voisine du dessus, Mona. Mais comment lui dire son amour ? Ecris-lui de la poésie, lui dit Pablo. Plein de bonne volonté et de son envie de dire son amour, armé du livre que lui a donné Pablo - Jouez-vous de la poésie - Maurice se lance dans l’écriture. Mais difficile de mettre en pratique les conseils du livre pour dire, écrire tout ce que lui inspire Mona. Heureusement, parfois, les mots d’amour destinés à la poubelle finissent par arriver devant les yeux de celle que l’on aime. Mais ces mots écris, il faut aussi pouvoir les dire et pour le faire, rien de mieux que l’obscurité d’une salle de cinéma, avec un vrai film…

Au fil du récit, on suit le dilemme de ce jeune ado doutant des conseils de Pablo et du livre pour dire tout son amour. Ses interrogations, son impatience, sa révolte, tout renvoie à la poésie.

Les illustrations de Carole Chaix - sculpture en fil de fer, collages - sont un récit dans l’histoire. On a envie de s’arrêter sur chaque page pour en déguster tous les détails, pleins de clins d’œil, de références au cinéma.

Annie, librairie L’Oiseau lire


Comment j'ai connu papa.jpgComment j’ai connu papa

Séverine VIDAL

Rouergue, 6.50 €

Ava est une petite fille qui n'a jamais connu son papa. Elle a une tante, Josepha, avec qui elle parle beaucoup. Un jour, elle se décide à lui demander ce qu'il en est pour son père. C'est ainsi qu'elle apprend qu'il vit tout près de chez elle et qu'il suit la vie d'Ava grâce à Josepha.

Son père va lui envoyer une lettre puis, peu à peu, elle va rencontrer sa nouvelle famille, tout cela sans que sa maman ne soit au courant. Mais il faudra bien un jour lever le voile…

Un roman sur la thématique de la séparation, bien traité et en même temps assez drôle.

Anne-Marie, BDP de l’Eure

6e

Trouville Palace.jpgTrouville Palace

Malika FERDJOUKH,

Ecole des Loisirs, 8 €

Une mère architecte est finaliste d’un gros projet qu’elle ne veut pas et ne peut pas rater. Aussi, la scarlatine de Maurice lui pose un gros problème, impossible de s’absenter en le laissant seul. Heureusement il y a la grand-tante Willa, la vieille fille râleuse qui habite à Trouville. Maurice s’attend à une semaine de cauchemar. Et pourtant, tante Willa n’est pas le monstre auquel il s’attendait. Elle est pleine d’humour, pince sans rire, et finalement Maurice va très bien s’entendre avec elle, et son chien Michel. L’endroit où elle vit est extraordinaire : un ancien hôtel de luxe : le Trouville-Palace, aux longs couloirs interminables que Maurice explore. C’est ainsi qu’il rencontre une jeune fille, Mina, vêtue à l’ancienne mode. Elle ne peut pas sortir, son père étant malade. Elle demande à Maurice de l’aider, et lui confie une lettre à remettre à un jeune homme à l’accent américain. 

Un petit roman court, enlevé, plein d’humour, de tendresse, avec une touche de fantastique, mais aussi un voyage dans le temps. Un roman qui séduira nos jeunes lecteurs.

Annie, Librairie L’Oiseau lire

 

La petite fille dans une boîte en verre.jpgLa petite fille dans une boîte en verre

Marie LEYMARIE

Gallimard, 8 €

Ninon apprend que sa mère est enceinte. Tous les sentiments de l'adolescente sont alors clairement analysés. Lorsque sa mère accouche très prématurément d'une petite Lola, Ninon trouve du réconfort auprès de ses amis et de sa grand-mère car il lui faut supporter l'angoisse des problèmes de santé de Lola, l'indisponibilité de sa mère et la présence de son beau-père, le père de Lola.

Ce qui est émouvant, c'est l'évolution des sentiments de Ninon pour cette petite sœur qu'elle ne désirait pas au départ, puis son désarroi devant sa mère de plus en plus paniquée. Même si le contexte est lourd, les relations de la narratrice avec son entourage sont justes, et retiennent l'intérêt du lecteur.

Sylvie, enseignante


Paradiso.jpgParadiso

Texte de Franck PREVOT, illustrations de Carole CHAIX

L’Edune, 15 €

Un hymne à la poésie, au cinéma et à l’amour… Maurice est amoureux depuis tout petit de sa voisine du dessus, Mona. Mais comment lui dire son amour ? Ecris-lui de la poésie, lui dit Pablo. Plein de bonne volonté et de son envie de dire son amour, armé du livre que lui a donné Pablo - Jouez-vous de la poésie - Maurice se lance dans l’écriture. Mais difficile de mettre en pratique les conseils du livre pour dire, écrire tout ce que lui inspire Mona. Heureusement, parfois, les mots d’amour destinés à la poubelle finissent par arriver devant les yeux de celle que l’on aime. Mais ces mots écris, il faut aussi pouvoir les dire et pour le faire, rien de mieux que l’obscurité d’une salle de cinéma, avec un vrai film…

Au fil du récit, on suit le dilemme de ce jeune ado doutant des conseils de Pablo et du livre pour dire tout son amour. Ses interrogations, son impatience, sa révolte, tout renvoie à la poésie.

Les illustrations de Carole Chaix - sculpture en fil de fer, collages - sont un récit dans l’histoire. On a envie de s’arrêter sur chaque page pour en déguster tous les détails, pleins de clins d’œil, de références au cinéma.

Annie, librairie L’Oiseau lire

 

Les exoterriens.jpgLes exoterriens

Pascale CHADENAT

Ecole des Loisirs, 8.50 €

Cette année Joseph a la chance de partager sa chambre d’internat avec un garçon très intéressant : Adrien. Adrien est passionné d’astronomie. Rien d’autre ne l’intéresse. Ses résultats scolaires laissent à désirer. Cependant, étoiles et galaxies n’ont aucun secret pour lui. Il rêve d’être contacté un jour par des « exoterriens », autrement dit des extraterrestres. Très vite, Joseph est initié à l’astronomie par ce camarade et une compétition amicale commence entre eux pour déterminer lequel des deux sera assez performant pour suivre les exoterriens quand le jour viendra. Les deux copains  mènent tout un tas d’expériences farfelues pour se préparer à ce futur voyage intersidéral, ce qui occasionne de belles bêtises au sein de l’établissement. Surveillants, professeurs et autres pensionnaires en font les frais.

Au-delà des découvertes mises en avant par les expériences scientifiques des deux compères, le lecteur prendra plaisir à voir naître et évoluer l’amitié d’Adrien et Joseph. Les deux amis vont changer et s’enrichir au contact de l’autre.

Christelle, BDP de l’Eure 

 

Dans les yeux d'Angel.jpgDans les yeux d’Angel

Cécile ROUMIGUIERE

Flammarion, 6 €

Caroline et Camille les « super-copines », deux fillettes dans une classe, deux amies sans souci. Débarque Angel, le gitan, que la maîtresse installe à côté de Camille. Impossible de protester, mais pas question de lui parler, pas question de jouer avec lui à la récré. Et pourtant tout va changer à cause, ou plutôt grâce à une grenouille écoutant la leçon de sciences.

Peu à peu Camille va découvrir le monde d’Angel, sa grand-mère, et Leslie, cette petite fille qui paraît-il ne parle pas. Camille va apprendre à apprécier Angel, l’aimer, accepter sa susceptibilité lorsqu’elle évoque les idées toutes faites sur les gitans. Elle va, grâce à cette rencontre, se découvrir. Petite écolière sans souci, ce premier amour lui ouvre les yeux sur un monde qui va la changer, l’enrichir.

Un joli roman à l’écriture fluide, sans mièvrerie, qui rend la lecture agréable et peut amener les jeunes lecteurs à remettre en cause les préjugés sur les gitans.


Annie, librairie L’Oiseau lire

 

Mauvais élève.jpgMauvais élève

AUDREN

Ecole des Loisirs, 8.50 €

Arthus est en CM2 mais il n’aime pas l’école et l’école ne l’aime pas : sa maîtresse Muriel se croit obligée de le punir sans cesse car il oublie ses affaires de maths, sa flûte, et que rien ne l’intéresse. En fait, à l’école, personne ne le comprend, ne le connaît réellement, ni sa maîtresse, ni même la psychologue qu’il est obligé d’aller voir régulièrement et il a vraiment le sentiment d’être une autre personne que celle décrite sur ses bulletins. Ceux qui le comprennent, ce sont ses vrais amis : Monsieur Pétillon le pâtissier, Sonia la fleuriste et Peter le collectionneur d’art et écrivain. Eux savent que ce qui intéresse Arthus, c’est l’art et le beau, comme « le changement des couleurs du ciel ».

Pour essayer de lutter contre l’ennui qui le guette quotidiennement et pour faire partager à la classe son amour de l’art, Arthus, après avoir fait un exposé sur « le changement des couleurs du ciel » que Muriel est obligée, malgré elle, d’apprécier, décide, pour éviter de se contenter de recevoir « La compagnie du Ver Luisant », d’organiser une sortie à Paris pour aller voir avec sa classe la comédie musicale « The Bloomsbury girl ». Bien sûr, Muriel ne le prend pas au sérieux et va multiplier les obstacles sur sa route. Mais Arthus persiste, soutenu par la classe entière et par son nouvel ami William, un autre élève dédaigné par Muriel.

A force de volonté, avec l’aide de ses parents, de ses amis et de toute la classe « plus soudée que jamais » derrière lui, malgré l’hostilité farouche de Muriel qui, prête à tout, ira jusqu’à proposer un redoublement pour lui et William, Arthus réussira et Muriel devra s’incliner, surtout quand elle découvrira que Peter n’est autre que Johanna Lutz, pseudo qu’il utilise pour écrire les romans qu’elle adore sans oser le dire…

Monique, enseignante

 

Lettres à plumes et à poils.jpgLettres à plumes et à poils

Texte de Philippe LECHERMEIER, illustrations de Delphine PERRET

Thierry Magnier,  9.80 €

Des animaux écrivent des lettres eh non vous n’avez pas rêvé ! Monsieur le renard s’adresse à madame la poule pour lui demander la main de sa fille mais renard a plus d’un tour dans son sac. Une fourmi déprimée écrit à la Reine pour changer de poste de travail. Un escargot quant à lui désespérément amoureux de mademoiselle la limace, top model lui envoie des lettres enflammées mais sera-t-elle sensible à ces déclarations ?

D’autres animaux : un cochon d’Inde et un corbeau prendront à leur tour leur plume pour se plaindre.

Parsemées de jeux de mots, d’expressions détournées, de mots à doubles sens, ces lettres originales sont une drôle de correspondance.

Naïma, enseignante

5e

 

Soeur blanche, soeur noire.jpgSœur blanche, sœur noire

Texte d’Yves PINGUILLY, illustrations de Bruno PILORGET

Rue du Monde, 10.50 €

Dans ce roman on retrouve les thèmes chers à Yves Pinguilly : l’esclavage, l’aventure, la mer et les bateaux et au début du récit, la Bretagne du XIX siècle.

Youenn doit fuir sa Bretagne natale, car en défendant sa jeune sœur, il a tué le châtelain qui l’agressait. Il embarque et se retrouve aux Antilles où il découvre l’esclavage. Les conditions de vie des esclaves, les châtiments qui leur sont infligés le révoltent. Mais comment agir ?Pourtant sans réfléchir, il s’interpose contre le châtiment d’un travailleur noir, et de ce fait est accepté par la communauté. Apprendre à les connaître, c’est aussi se révolter contre leur condition. C’est ainsi qu’en sauvant, pour la deuxième fois Assita, mais cette fois en la défendant contre « le maître », il doit fuir et embarque avec elle. Une note d’espoir pour la  fin de ce roman.

Un récit d’aventure, un roman sur l’esclavage et l’abus des puissants qui séduira les lecteurs.

Les illustrations de Bruno Pilorget sont très belles, très fortes et soutiennent admirablement le texte.

Annie, librairie L’Oiseau lire

 

La belle Adele.jpgLa belle Adèle

Marie DESPLECHIN

Gallimard Jeunesse, 8.50 €

Adèle est une jeune fille peu féminine qui n'aime pas se maquiller et qui ne comprend pas l'engouement de ses semblables pour les vêtements. Son seul ami, Frédéric, est quant à lui trop gentil pour un garçon. Tous deux sont donc mis à l'écart ou, plus exactement, on les ignore. Ils décident alors de faire croire à tout le monde qu'ils sont ensemble. Dans un premier temps, cela fonctionne parfaitement. Puis ils sont remarqués par un photographe, ami de la tante d'Adèle, et posent pour lui. Il s’avèrera que ces photos serviront à une campagne publicitaire lancée par un ministère…

Un roman plein d'humour et de rebondissements, dont les thèmes toucheront les adolescents : amour, sentiments, vie scolaire, etc.

Anne-Marie, BDP de l’Eure

 

L'Afrikaner de Gordon's Bay.jpgL’Afrikaner de Gordon’s Bay

Caryl FEREY

Syros, 5.95 €

Pour Noël, Alice et son père rejoignent la mère de la jeune fille, éthologue en Afrique du sud. Celle-ci œuvre pour créer un parc naturel voué à la protection du grand requin blanc. Mais depuis quelque temps celui-ci attaque les humains, ce qui remet en cause le projet. Alice va se trouver mêlée à l’enquête et découvrir ainsi la misère d’une partie de la population locale,  que l’apartheid n’a pas vraiment disparu et aussi que les riches sont prêts à tout pour continuer de s’enrichir. Ils exploitent la population locale et continuent à organiser des safaris pour des  gens riches et sans scrupules qui ne cessent de tuer les espèces protégées. Alors, que la mère d’Alice veuille créer un parc pour les requins les rend capables de tout pour empêcher le projet de voir le jour.

Petit polar sympathique.

Annie, librairie L’Oiseau lire

 

Granpa'.jpgGranpa’

Christophe LEON

Thierry Magnier, 7.20 €

Le farwest, John Wayne, Gary Cooper, c'est une époque formidable dans le cinéma, proche de la nature. Mais aujourd'hui, l'Arizona Oil Company veut puiser du pétrole sur les terres de Granpa', vieux cowboy. Mais le vieil homme ne l'entend pas de cette oreille : accompagné de John, son petit-fils, il va mettre sa vie en péril pour, la nuit, sur les chantiers, saboter les machines.

Granpa' représente l'esprit rebelle américain et amoureux de la nature. Il parle de l'injustice des écosystèmes que l'homme moderne détruit, du pitoyable état de l'environnement  à  l'ère industrielle. Granpa', c'est aussi la résistance, la désobéissance, le fait de dire non. Christophe LEON nous offre un roman envoûtant. On retrouve son engagement écologique présent dans plusieurs de ses romans.

C'est un touchant hommage à la résistance, à l'écologie, à la lutte pour la préservation de la nature.

Un beau moment de lecture.

Gwen, librairie l'Oiseau Lire

 

Kroko.jpgKroko

Stéphane TAMAILLON

Seuil Jeunesse, 8.50 €

Deux enfants survolent la jungle à bord d’un petit avion de tourisme pour retrouver leur père. Ce dernier, peu scrupuleux de la nature et des hommes, est parti travailler à l’autre bout de la terre, à Bornéo, où la déforestation a laissé place à la culture des palmiers à huile.

Soudain l’avion, frappé par la foudre, oblige le pilote à atterrir en catastrophe. L’avion s’écrase dans un marais « où l’eau est aussi épaisse qu’un potage. »

Tapi à l’abri des regards il  les épie, il  a tout son temps, il  aura bien des occasions.

Ce n’est qu’à la page 68 que le lecteur, s’il ne l’a pas deviné, découvre que l’animal tapi dans le marais est un vieux crocodile gigantesque et affamé qui attend la gueule entrouverte ses proies. Et sa patience paiera…

Kroko est un coup de cœur de l’année 2011. Stéphane TAMAILLON a été marqué étant jeune par la lecture et le film  Les dents de la mer  et il nous entraîne dans une aventure écologique où le suspense est tout aussi haletant, à condition bien sûr de chausser ses yeux d’enfant.

Marie-Claire, Médiathèque de Louviers

 

Le premier défi de Matthieu Hidalf.jpgLe premier défi de Matthieu Hidalf

Christophe MAURY

Gallimard Jeunesse, 13 €

Aujourd'hui dans le paysage de la fantasy, rares sont les ouvrages qui peuvent se vanter de renouveler le genre : Christophe Mauri, auteur français, y réussit. En effet, son personnage Mathieu Hidalf est un phénomène qui se rapproche plus d'un Artemis Fowl que d'un héros légendaire de Tolkien. Mathieu Hidalf, jeune enfant de 10 ans, a un gros souci.

Il est né le même jour que le grand busier (le roi du royaume), son anniversaire est donc dans l'ombre de celui du souverain.

Pour le rappeler au peuple, il fait chaque année une farce mémorable et souvent désastreuse pour son père, conseiller ambitieux de sa majesté. Sa dernière farce le jour de ses 8 ans lui a valu 2 ans d'enfermement. Cette année, pour sa sortie, il a échafaudé un plan machiavélique pour fêter son anniversaire en beauté. Le royaume est en émoi, chacun cherche à savoir ce qu'il prépare, et les paris battent leur plein. Malheureusement pour Mathieu, les frères Estaffes, les pires ennemis du royaume, ont violé la trêve magique, et ont décidé d'attaquer le roi et son Élite, corps d'armée célèbre pour ses héros et rêve de tous les enfants, dont Mathieu Hidalf. Foi de Mathieu ça ne se passera pas comme ca ! Sa plus grosse farce doit se produire et il ne laissera personne lui voler la vedette. Le voilà embarqué avec son fidèle chien à quatre têtes, dans une quête pour sauver le royaume et le roi, au péril de sa vie, et pour nous divertir. Ce premier volume d'une nouvelle série est un régal, le livre est original et inventif. Mathieu Hidalf représente tous ces enfants capables du pire comme du meilleur, jamais ni tout blanc ni tout noir. C'est drôle et fin, un vrai plaisir de lecture.

Vivement les 11 ans de Mathieu

Gwen, librairie L’Oiseau lire

 

Comment je suis devenue flic.jpgComment je suis devenue flic

Anne et Marine RAMBACH

 Thierry Magnier, 9 €

Alice a 15 ans. Sa mère est bibliothécaire et appartient à une association qui aide les étrangers en situation irrégulière dans leurs démarches. Le jour de son anniversaire, devant de délicieux muffins, Alice essaie de convaincre sa mère que plus tard, elle veut être flic. Pendant que celle-ci lui énumère toutes les raisons qui font que ce n’est pas une bonne idée, elle observe ce qui se passe autour d’elle, et  n’est pas vraiment étonnée quand un tueur pénètre dans le salon de thé.

Alors que nous suivons ses observations sur ce qui se passe autour d’elle, Alice nous raconte les démêlés de sa mère pour obtenir des papiers pour ses protégés, et les rencontres que la famille a faites, Abdel, ce sans papier qu’elles adorent, mais qui leur raconte mensonge sur mensonge, et en vérité, c’est peut-être lui, le personnage important du roman, et c’est ce qui  fait l’intérêt de  ce récit.

On embarque donc dans une histoire haletante, avec de nombreux flash-back.

Humour, action et réflexion font ici bon ménage et font de ce roman un agréable moment de lecture

Annie, librairie L’Oiseau lire

 

4e

 

On n'est pas des oiseaux.jpgOn n’est pas des oiseaux

Gisèle BIENNE

Ecole des loisirs, 9.50 €

Je viens de terminer On n’est pas des oiseaux, je suis émue et j’ai beaucoup de mal à dire ce que j’ai ressenti à sa lecture.

Un couple qui se déchire. Camille et Mathieu, son petit frère, essaient d’oublier… Camille dans son jardin, Mathieu dans ses colères. Un jour, leur père disparaît, et leur mère va mal, très mal, mais elle trouve l’énergie de punir Mathieu en l’enfermant dans la soue à cochons (sans cochons mais avec des lapins). Le lendemain matin, Camille est étonnée, il est tard, sa mère n’est pas levée, alors elle monte dans sa chambre...

 « Elle ne respire plus, elle n’est plus avec nous »

Et ces deux enfants livrés à eux-mêmes vont décider de garder leur maman, de lui faire un bel enterrement. Ils vont l’habiller, la parer, creuser pour la mettre dans le jardin de Camille. Je sais, cela semble horrible, complètement fou, et pourtant c’est très beau. Il ne faut pas oublier que ce sont deux enfants seuls, ils ne savent pas si leur père rentrera et ne veulent pas être séparés. Dans le jardin de Camille, leur mère semble rester  près d’eux.

« J’ai accompli quelque chose d’exceptionnel avec mon frère, je ne comprends pas très bien quoi. Nous sommes allés loin ailleurs pour elle. On ne pourra jamais y croire ; je ne pourrai jamais »

Leur père reviendra et tout rentrera dans l’ordre.

Des chansons de Barbara, la chanteuse préférée de leur mère, rythment le roman et apportent une note de poésie et de nostalgie au récit.

Vraiment très, très beau.

Annie, librairie L’Oiseau lire

 

 Mauvaise graine.jpgMauvaise graine

Orianne CHARPENTIER

Gallimard Jeunesse, 7.50 €

Jérémy, 15 ans, ne sait pas ce qu’il veut dans la vie. De quoi a-t-il vraiment envie ? En fait, il ne s’est jamais posé trop de questions jusque là. Il faut dire qu’il était un peu lent (il l’avoue lui-même) contrairement à sa grande sœur, la fierté de la famille, partie faire des études à la ville. Jérémy, lui, vit à la campagne avec des parents sur lesquels il porte un regard sans complaisance. Comme la plupart des adolescents il a de bons amis, des flirts et il subit les cours. Les jours s’égrènent tranquillement jusqu’à l’annonce d’une nouvelle qui mènera le jeune homme à porter un autre regard sur la vie, sur sa famille et surtout sur lui-même. Jérémy va s’éveiller à une autre vie, grandir d’un coup et enfin s’estimer.

Nombre de lecteurs pourront s’identifier à ce jeune homme, touchés par le même sentiment de vide et d’incertitude sur l’avenir ou leur réel désir pour le futur. Le ton optimisme du récit conjugué à des moments d’émotion et de poésie sobres et sincères laissent une empreinte, une fois le roman terminé. La vie impose bien des doutes et des épreuves mais elle porte aussi force et espoir. Voilà la confidence que nous fait Orianne CHARPENTIER à travers ce court roman.

Christelle, BDP de l’Eure

 

Comment bien rater ses vacances.jpgComment bien rater ses vacances

Anne PERCIN

Thierry Magnier, 11.50 €

Ah, les vacances, on en rêve tous ! Maxime, notre héros de 17 ans, en a une conception bien à lui : ce ne sera pas la randonnée et le camping sauvage en Corse avec ses parents, et encore moins la colonie en Bretagne avec sa petite sœur dopée aux poneys.

Ce sera plutôt farniente chez mamie, devant l'ordinateur qu'il lui a fait acheter il y a deux ans, sous prétexte de « tu verras t'auras le haut débit et, comme ça, tu vas retrouver tes anciennes collègues de l'académie de Créteil ».

Mais mamie fera une crise cardiaque et c'est là que commenceront vraiment les vacances, ou l'enfer…

Entre les essais culinaires souvent ratés, les policiers, les visites à l'hôpital, ces vacances vont vite ressembler à un exercice de survie grandeur nature.

C'est frais, rafraîchissant, bourré d'humour et de références, un vrai petit éclair de joie de vivre dans ce monde de brutes.

Gwen, librairie L’Oiseau lire

 

Délit de fuite.jpgDélit de fuite

Christophe LEON

Joie de lire, 14 €

La nuit, vitesse excessive, accident, corps projeté et délit de fuite… Tel est le postulat de départ. Sébastien, dont les parents sont divorcés, va en week-end avec son père à bord de sa voiture puissante. Ils sont en retard car le père doit rencontrer un plombier. Il ne ralentit pas lors de la traversée d’un village et il renverse une femme qui sort de sa voiture. Il ne s’arrête pas. Le père ne peut assumer cet accident. C’est le déni entier, complet et brutal. Le mot d’ordre est : « il ne s’est rien passé ». Il efface même les preuves de l’accident en simulant un incendie accidentel sur une aire d’autoroute. Mais Sébastien ne comprend pas et n’arrive pas à vivre après ce drame. Il ne peut comprendre l’égoïsme et la lâcheté de l’être qu’il idéalisait le plus. Sébastien se sent coupable à la place de son père. Il veut le racheter. Il fait des recherches et apprend que la victime est une femme, qu’elle est dans le coma, qu’elle a un fils. Le sentiment de culpabilité qu’il éprouve le pousse à rencontrer le fils de la victime, Loïc, sans prévoir que de cette confrontation naîtra un sentiment d’amitié qui viendra brouiller les cartes.

Relations croisées entre un père et son fils et celle entre deux adolescents dont l’un est le fils de l’agresseur et l’autre le fils de la victime. Pour l’un comme pour l’autre la question est la même : comment vivre après un drame de cette sorte ? Chacun recherche une explication pour l’inexplicable. Dans cette histoire d’amitié et de loyauté entre deux jeunes gens, de réflexion sur la portée de nos actes et notre responsabilité personnelle, Christophe Léon ne juge pas, ne condamne pas. Il raconte. Il ne se sert pas du sujet comme d’une tribune contre la délinquance routière, mais comme une invitation à y réfléchir un peu au travers d’une histoire la plus humaine possible. Une histoire cohérente, sur la culpabilité, le déni, la responsabilité et l'amitié qui est écrite à deux voix : Sébastien à la première personne, et Loïc à la deuxième personne. Ce parti pris d’écriture renforce les différences des deux jeunes gens : un qui peut interagir sur la situation et l’autre qui ne peut que la subir.

Bernadette, Médiathèque de Vernon


Le garçon qui volait des avions.jpgLe garçon qui volait des avions

Elise FONTENAILLE

Rouergue, 8 €

Le roman s'ouvre sur une dédicace "(...) à Colton Harris-Moore, aux enfants perdus" et s'achève sur une note "Colton Harris-Moore, le bandit aux pieds nus, a été arrêté le 11 juillet 2010, après des années de cavale éperdue". L'on se prend à douter. Elise FONTENAILLE se joue-t-elle du lecteur? Ce Colt qui non seulement vole des avions mais aussi de belles bagnoles et des hors-bords sur son île au large de Seattle, qui entre dans les maisons pour se réchauffer et passer des commandes sur internet, ce Colt, une légende en marche, les pieds-nus, ne serait donc pas tout droit sorti de son imagination? On cède à la tentation: aller voir si la page facebook et ses milliers de fans existent bien.

Le fait divers est bien là et la force du roman tient dans la polyphonie qui le structure: du narrateur externe à Colt, en passant par sa mère, une éducatrice, des voisins, une flic. Tous tentent, avec colère ou admiration, de parler de ce gamin qui a décidé de brûler sa vie sous la forme d'un pied de nez à la société. De Colt à Eden de La cérémonie d'hiver, il n'y a qu'un pas qu'Elise FONTENAILLE franchit.

Béatrice, enseignante


Le bout du monde.jpgLe bout du monde

Loïc LE BORGNE

Syros, 15.90 €

Nash, originaire d’Oméga, planète aseptisée et déprimante, est condamné à incorporer les Explos afin de purger une peine d’intérêt général.  Sa première mission l’envoie sur Toy, planète sauvage classée « réserve naturelle ». Mais le vaisseau s’écrase sur la planète avant d’avoir pu envoyer un signal de détresse. Seul Nash réchappe au crash. Il découvre alors un monde très différent du sien qu'il qualifie de "primitif" et qui l'oblige à quelques efforts d'adaptation. Mais passées les idées préconçues, il s'aperçoit que Toy est un monde empli de secrets. Il entend notamment parler d'un mystérieux Pays Profond et de rêvoyages… Et si cela avait un rapport avec tous les rêves qu'il fait depuis son crash ?

Un beau roman de science-fiction bien construit qui suscite la réflexion sur notre monde par le biais de l’opposition entre Oméga (version poussée de nos mœurs sociales : Culte de l’apparence et de la jeunesse, vie aseptisée à outrance, société lisse, consommation, vitesse) et Toy (éloge de la patience et de la lenteur, respect des anciens et de la nature nourricière.) Les rêvoyages et la rencontre avec le Pays profond sont vertigineux et hypnotiques, et teintent de métaphysique nos visions sur ces deux mondes. Un beau texte, une belle aventure qui plaira aux filles comme aux garçons, et un bel outil de réflexion.

Mélissa, Médiathèque de Vernon

 

Entre deux rafales.jpgEntre deux rafales

Arnaud TIERCELIN

Rouergue, 9.50 €

Arthur et Emma avaient décidé de faire une fugue. Hélas, ils ont un accident de scooter et Emma se réveille amnésique tandis qu'Arthur se cache pour échapper à la police.

Le roman est une succession de chapitres rédigés à travers les yeux d'Emma qui essaie de retrouver qui elle est et à travers ceux d'Arthur qui nous apprend sa propre vie difficile, les circonstances de l'accident et ses sentiments depuis l'accident.

Roman bref, émouvant, juste dans le portrait des héros et des autres personnages, parents, éducateurs et soignants

Sylvie, enseignante

 

3e

 

 

Le bout du monde.jpgLe bout du monde

Loïc LE BORGNE

Syros, 15.90 €

Nash, originaire d’Oméga, planète aseptisée et déprimante, est condamné à incorporer les Explos afin de purger une peine d’intérêt général.  Sa première mission l’envoie sur Toy, planète sauvage classée « réserve naturelle ». Mais le vaisseau s’écrase sur la planète avant d’avoir pu envoyer un signal de détresse. Seul Nash réchappe au crash. Il découvre alors un monde très différent du sien qu'il qualifie de "primitif" et qui l'oblige à quelques efforts d'adaptation. Mais passées les idées préconçues, il s'aperçoit que Toy est un monde empli de secrets. Il entend notamment parler d'un mystérieux Pays Profond et de rêvoyages… Et si cela avait un rapport avec tous les rêves qu'il fait depuis son crash ?

Un beau roman de science-fiction bien construit qui suscite la réflexion sur notre monde par le biais de l’opposition entre Oméga (version poussée de nos mœurs sociales : Culte de l’apparence et de la jeunesse, vie aseptisée à outrance, société lisse, consommation, vitesse) et Toy (éloge de la patience et de la lenteur, respect des anciens et de la nature nourricière.) Les rêvoyages et la rencontre avec le Pays profond sont vertigineux et hypnotiques, et teintent de métaphysique nos visions sur ces deux mondes. Un beau texte, une belle aventure qui plaira aux filles comme aux garçons, et un bel outil de réflexion.

Mélissa, Médiathèque de Vernon

 

La ballade de Sean Hopper.jpgLa ballade de Sean Hopper

Martine POUCHAIN

Thierry Magnier, 15.50 €

Situé à la frontière des territoires d’Irving et Faulkner. Et puis toujours ce personnage essentiel au roman : l’enfant sans parents. Ici Bud, par rapport à sa mère sans instinct maternel, juste une grand-mère indienne qui ne dit plus mots, Rê son corbeau et les branches du châtaignier : y voir sans être vu, ou presque, Sean Hopper, la terreur de la région, sur sa terrasse. Bud, le narrateur omniscient mais pas passe-murailles, promis il nous expliquera comment il fait pour tout savoir mais pour l’instant merci de suivre l’histoire. Et Sean, le taciturne, qui en viendra lui aussi aux mots lorsque les mains seront devenues inutiles, dire la fêlure et les craquelures.

Quelle émotion à lire le chemin de traverse de cet homme –acheveur de bovins – qui accepte de se réconcilier avec la vie et de la regarder droit dans les yeux, après s'être perdu tant de fois dans la pupille d’une vache affolée.

Béatrice, enseignante

 

On n'est pas des oiseaux.jpgOn n’est pas des oiseaux

Gisèle BIENNE

Ecole des loisirs, 9.50 €

Je viens de terminer On n’est pas des oiseaux, je suis émue et j’ai beaucoup de mal à dire ce que j’ai ressenti à sa lecture.

Un couple qui se déchire. Camille et Mathieu, son petit frère, essaient d’oublier… Camille dans son jardin, Mathieu dans ses colères. Un jour, leur père disparaît, et leur mère va mal, très mal, mais elle trouve l’énergie de punir Mathieu en l’enfermant dans la soue à cochons (sans cochons mais avec des lapins). Le lendemain matin, Camille est étonnée, il est tard, sa mère n’est pas levée, alors elle monte dans sa chambre...

 « Elle ne respire plus, elle n’est plus avec nous »

Et ces deux enfants livrés à eux-mêmes vont décider de garder leur maman, de lui faire un bel enterrement. Ils vont l’habiller, la parer, creuser pour la mettre dans le jardin de Camille. Je sais, cela semble horrible, complètement fou, et pourtant c’est très beau. Il ne faut pas oublier que ce sont deux enfants seuls, ils ne savent pas si leur père rentrera et ne veulent pas être séparés. Dans le jardin de Camille, leur mère semble rester  près d’eux.

« J’ai accompli quelque chose d’exceptionnel avec mon frère, je ne comprends pas très bien quoi. Nous sommes allés loin ailleurs pour elle. On ne pourra jamais y croire ; je ne pourrai jamais »

Leur père reviendra et tout rentrera dans l’ordre.

Des chansons de Barbara, la chanteuse préférée de leur mère, rythment le roman et apportent une note de poésie et de nostalgie au récit.

Vraiment très, très beau.

Annie, librairie L’Oiseau lire


Tout près, le bout du monde.jpgTout près, le bout du monde

Maud LETHIELLEUX

Flammarion, 10 €

Le bout du monde : une ferme et sa grange en ruines pour adolescents en morceaux. Un lieu à rénover, un lieu où se reconstruire.  Mais le contrat passé avec Marlène, famille d’accueil à elle toute seule, est sans appel : pour rester, Jul, Solam et Malo doivent tenir leur journal de bord au quotidien.  Malo le fera consciencieusement, un peu comme on fait ses devoirs. Jul adressera le sien à son amour perdu qu’elle n’est pas sûre de vouloir retrouver. Quant à  Solam, il se pliera à la contrainte avec ses mots engorgés de rage et de hargne.

Trois écritures donc, trois points de vue, trois parcours qui au fil des pages vont relever la tête, ensemble. Et si l’obligation des mots à tracer chaque soir avait permis justement de reprendre la route le cœur moins lourd ?

Béatrice, enseignante

 

 

La cérémonie d'hiver.jpgLa Cérémonie d’hiver

Elise FONTENAILLE

Rouergue, 6.50 €

Vancouver, réserve n°7, 23ème étage de la Piazza Tower.

Là vit Eden – son nom comme un dernier écho au paradis perdu de ses ancêtres, les Indiens de la tribu Haïda – la porte-fenêtre toujours ouverte sur l’océan pacifique. Pour échapper à cette tour semblable à un épi de maïs, elle a choisi les airs, via son para, son delta ou son aigle Sky. Sa grand-mère, Violette le lui a répété si souvent: « Toi, ma beauté, tu seras libre parmi les aigles. » Sa liberté et sa vie, Violette les a perdues. Elle avait posé ses pas sur le sentier de la guerre contre ceux qui défiguraient sa Terre : réorganisation de l’espace en vue des Jeux Olympiques oblige.

La phrase est courte, hachée, aiguisée. Elle scande la colère d’Eden. Elle ne fera pas machine arrière, elle vengera sa grand-mère et son arme sera son aigle.

D’aucuns penseront que la fin de ce roman est immoral. Mais depuis quand la littérature se devrait-elle être morale ?

Béatrice, enseignante

 

Délit de fuite.jpgDélit de fuite

Christophe LEON

Joie de lire, 14 €

La nuit, vitesse excessive, accident, corps projeté et délit de fuite… Tel est le postulat de départ. Sébastien, dont les parents sont divorcés, va en week-end avec son père à bord de sa voiture puissante. Ils sont en retard car le père doit rencontrer un plombier. Il ne ralentit pas lors de la traversée d’un village et il renverse une femme qui sort de sa voiture. Il ne s’arrête pas. Le père ne peut assumer cet accident. C’est le déni entier, complet et brutal. Le mot d’ordre est : « il ne s’est rien passé ». Il efface même les preuves de l’accident en simulant un incendie accidentel sur une aire d’autoroute. Mais Sébastien ne comprend pas et n’arrive pas à vivre après ce drame. Il ne peut comprendre l’égoïsme et la lâcheté de l’être qu’il idéalisait le plus. Sébastien se sent coupable à la place de son père. Il veut le racheter. Il fait des recherches et apprend que la victime est une femme, qu’elle est dans le coma, qu’elle a un fils. Le sentiment de culpabilité qu’il éprouve le  pousse à rencontrer le fils de la victime, Loïc, sans prévoir que de cette confrontation naîtra un sentiment d’amitié qui viendra brouiller les cartes.

Relations croisées entre un père et son fils et celle entre deux adolescents dont l’un est le fils de l’agresseur et l’autre le fils de la victime. Pour l’un comme pour l’autre la question est la même : comment vivre après un drame de cette sorte ? Chacun recherche une explication pour l’inexplicable. Dans cette histoire d’amitié et de loyauté entre deux jeunes gens, de réflexion sur la portée de nos actes et notre responsabilité personnelle, Christophe Léon ne juge pas, ne condamne pas. Il raconte. Il ne se sert pas du sujet comme d’une tribune contre la délinquance routière, mais comme une invitation à y réfléchir un peu au travers d’une histoire la plus humaine possible. Une histoire cohérente, sur la culpabilité, le déni, la responsabilité et l'amitié qui est écrite à deux voix : Sébastien à la première personne, et Loïc à la deuxième personne. Ce parti pris d’écriture renforce les différences des deux jeunes gens : un qui peut interagir sur la situation et l’autre qui ne peut que la subir.

Bernadette, Médiathèque de Vernon

 

 

Entre deux rafales.jpgEntre deux rafales

Arnaud TIERCELIN

Rouergue, 9.50 €

Arthur et Emma avaient décidé de faire une fugue. Hélas, ils ont un accident de scooter et Emma se réveille amnésique tandis qu'Arthur se cache pour échapper à la police.

Le roman est une succession de chapitres rédigés à travers les yeux d'Emma qui essaie de retrouver qui elle est et à travers ceux d'Arthur qui nous apprend sa propre vie difficile, les circonstances de l'accident et ses sentiments depuis l'accident.

Roman bref, émouvant, juste dans le portrait des héros et des autres personnages, parents, éducateurs et soignants

Sylvie, enseignante

10 juillet 2011

Les Dévoreurs de Livres reviennent !

Le 04 Juillet 2011

bibliothècaires, enseignants et libraires se sont mis d'accord sur une

préselection des

Dévoreurs de Livres 2012


Chacun est donc parti avec ses lectures pour l'été, afin de préparer

la sélection officielle

Envie de prendre un peu d'avance cette année ?

Vous pouvez consulter la présélection sur notre site internet

 

www.loiseaulire.fr

 

Et bien sûr, vous pouvez aussi venir

directement à la librairie

pour voir les livres.

Bonne lecture !

16 juin 2011

Et les lauréats sont...

Ca y est :

la remise des prix des

Dévoreurs de Livres 2011

a eu lieu !


Voici le palmarès :

Dans la catégorie des CM

 Claire CLEMENT a reçu le prix pour

La Petite Caillotte

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Chez les 6e

pour la troisième fois dans l'histoire des Dévoreurs

Thomas LAVACHERY l'a emporté avec

La colère des MacGregor

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Franck PREVOT concourait dans la catégorie des 5e

  Il a vu Les Indiens récompensés par les lecteurs

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Jean-Philippe BLONDEL a reçu le prix pour

Blog chez les 4e

Il n'a malheureusement pas pu venir, surveillance du bac oblige (il est prof d'anglais !)

mais il était représenté par son éditeur Actes Sud Junior

François MARTIN

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Enfin, c'est Maryvonne RIPPERT

qui l'a emporté dans la catégorie des 3e

avec Métal Mélodie

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 Le matin

les auteurs se sont livrés au jeu des questions-réponses

avec les lecteurs de CM et 6e

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Eglal ERRERA

l'auteure du Rire de Milo (catégorie CM-6e)

s'était jointe à Claire CLEMENT, Thomas LAVACHERY et Franck PREVOT

pour les rencontrer !

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L'après-midi, les lecteurs de 5e, 4e et 3e

ont pu à leur tour débattre avec les auteurs

 

Etaient présents :

Thomas LAVACHERY

Franck PREVOT

François MARTIN (qui représentait Jean-Philippe BLONDEL)

Maryvonne RIPPERT

Anne THIOLLIER (Miettes de lettres, catégorie 4e)

Claire MAZARD (Mort du noyer, catégories 4e et 3e)

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Toute la journée

les auteurs présents se sont également livrés à des

séances de dédicaces

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Pour conclure...

Un grand MERCI

à tous les auteurs qui ont participé aux Dévoreurs de Livres 2011

 

Un grand MERCI

à tous nos partenaires, grâce auxquels ce prix peut perdurer


Et enfin un grand MERCI

à tous les lecteurs

sans lesquels les Dévoreurs de Livres n'auraient aucune raison d'être !



A l'année prochaine !

 

 

26 avril 2011

Claire MAZARD à la rencontre des collégiens

Claire MAZARD


Auteur du

 

Mort du Noyer

 

Sélectionné dans les

 

Dévoreurs de Livres 2011

 

a rendu visite aux collégiens de

 

Rugles, Beaumont-le-Roger et Bernay

 

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16 avril 2011

Franck PREVOT à la médiathèque de Brionne

La semaine dernière



Franck PREVOT



a rencontré un club de jeunes lecteurs


à la médiathèque de Brionne



dans le cadre des

 

Dévoreurs de livres 2011



Un beau moment de partage :

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14 avril 2011

Rencontre avec Malika FERDJOUKH

En Mars dernier



Malika FERDJOUKH



est allée à la rencontre des collègiens de



Beaumont-le-Roger et Brionne



dans le cadre des



Dévoreurs de livres 2011

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08 février 2011

Rencontre avec KOCHKA

Après Claire CLEMENT et Claire UBAC, c'est KOCHKA qui a visité deux classes de 5e jeudi dernier.

 

Breteuil/Iton d'abord...

 

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Beaumont-le-Roger ensuite...

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15 janvier 2011

Rencontres Dévoreurs 2011

Les rencontres Dévoreurs sont de retour !

Cette semaine, ce sont Claire UBAC et Claire CLEMENT qui se sont prêtées au jeu et sont venues à Evreux pour échanger avec les elèves : des séances hautes en couleurs !

En voici quelques photos :


Claire CLEMENT a rencontré les élèves du collège Marcel PAGNOL à GRAVIGNY :

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Claire UBAC en visite à la Médiathèque d'Evreux :

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01 septembre 2010

Voici la sélection des Dévoreurs de l'année 2011

Voici la sélection des dévoreurs de l'année :

Les discussions furent animées et, à mon grand regret, deux titres ne figurent pas sur la liste des 3e :


+Je suis le chapeau d'Alex COUSSEAU, qu'une seule voix aura suffi à écarter. Et pourtant, quel livre génial !

+ Un automne à Kyoto de Karine REYSSET. Tout le monde était d'accord sur la qualité de l'écriture, sa poésie, et le plaisir que chacun a eut  à le lire. Mais - eh oui, il y a un mais - Margaux, l'héroïne de 16 ans, tombe amoureuse d'Eric, un jeune adulte et ils... font l'amour... une fois.
Impossible - disent les enseignants - de donner un tel livre à des collégiens (de 3e) sans protestation des parents.

Si je vous parle de ces deux livres, c'est pour éveiller votre curiosité, vous donner envie de les lire et de les ....faire lire..

Annie


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Je suis le chapeau

Un roman époustouflant qui nous emmène à la recherche du propriétaire d'un chapeau. Chapeau qui coiffait un ours, ours tué par le père de Oukiok et Wanda .Ce sont ces deux enfants Inuits qui partent sur les traces de l'homme à qui appartenait le mystérieux chapeau. Avec ces deux enfants, malicieux, un peu sorciers, en tout cas déterminés, nous parcourons d'immenses étendues de neiges, nous rencontrons de beaux  personnages et nous apprenons beaucoup sur le monde des Inuits et sur le tournage du premier documentaire muet : Nanouk, que l'on a envie de voir ou de revoir en refermant ce livre.

Un beau roman, très bien écrit. De courts chapitres, qui nous entrainent dès les premières pages dans cette aventure prodigieuse aventure humaine.

 

 

Un automne à Kyoto.jpgUn automne à Kyoto

Pour en savoir plus, je vous invite à aller visiter le site de la librairie Comptines de Bordeaux. Voici le lien :

http://librairiecomptines.hautetfort.com

 


31 août 2010

Sélection des Dévoreurs 3e

 la douane volante petit.jpgLa douane volante

François PLACE, Gallimard, 13.50 €

François Place, illustrateur ? auteur ? Nous connaissions ses textes illustrés : Les derniers géants, La fille des batailles et L’atlas des géographes d’Orbae, et déjà nous savions qu’il était un écrivain. La douane volante, roman sans aucune illustration, nous le confirme.

Un roman foisonnant, entre fantastique et roman d’initiation, difficile de le présenter tant il est riche. L’histoire commence en Bretagne, juste avant la première guerre mondiale. Gwen, 14 ans, quitte le bateau sur lequel il était mousse, il est dans un sale état. Le vieux Braz va le tirer d’affaire et lui enseigner un peu de son art de rebouteux. Mais le vieux Braz meurt, et le village ne tolère plus Gwen le tousseux, et…

Tabassé, en piteux état, la charrette de l’Ankou l’emmène et le dépose dans un pays étrange d’où l’on ne s’échappe pas. Très vite il est pris en charge pas Jorn, personnage aux multiples facettes, dont nous découvrons, peu à peu la personnalité et l’emprise qu’il a sur Gwen. Jorn ne fait rien gratuitement, et Gwen l’apprendra à ses dépens.

Ce pays, aux sables mouvants, ce pays surveillé par la douane volante qui empêche quiconque de le quitter, emprisonne Gwen qui, pourtant, voudrait retrouver sa Bretagne natale. Gwen le tousseux, Gwen le rebouteux, « aidé » de Daer, son pibil, va vivre des aventures qu’il serait trop long de vous décrire. Sachez seulement que lorsque vous commencerez ce roman, vous ne pourrez plus le lâcher.

On sent que La douane volante est écrite par un illustrateur. Les descriptions ne nous lassent pas, on a l’impression de regarder un des dessins de François Place, qui nous dit avoir voulu franchir une porte, celle des tableaux de Van Goyen, et se mêler à ses personnages.

Annie, libraire

 

 Petite feuille Nenetse.jpg Petite feuille nénètse

Anne BOUIN, Ecole des loisirs, 10 €

Un nouveau professeur de littérature arrive dans un pensionnat russe. Il recommande un livre envoyé par un ami de Sibérie à trois jeunes filles de la classe .Celles-ci découvrent ainsi la vie des Nénètse, nomades de Sibérie menacés par les compagnies pétrolières. Touchées par le récit ,intriguées par la feuille séchée trouvée entre les pages, elles mènent leur enquête, sur Internet notamment. La sous-directrice découvre leur lecture qu'elle déclare subversive, confisque le livre et menace de licencier le professeur. Les adolescentes vont découvrir la réalité des minorités menacées par les convoitises des compagnies pétrolières sans scrupules, la liberté de penser et de lire, l'importance de résister, la force de la solidarité.

On a envie de savoir comment s'achève ce roman attachant qui permet, en outre, d'aller à la découverte de peuples et de territoires peu connus.

Gabrielle SERON

 

Le chemin de Sarasvati.jpg Le chemin de Sarasvati

Claire UBAC, Ecole des loisirs, 11 €

Isaï naît dans un monde où la naissance d'une fille est vécue comme une calamité. Elle vit avec sa mère chez la sœur de son père qui les maltraite. Le père est parti gagner de l'argent en ville. Les nouvelles se font rares. La tante, cruelle, soutient qu'il a abandonné sa famille et refait sa vie. Encouragée par l'amour de sa mère et de son grand-père, la jeune Isaï décide d’aller contre le destin misérable qu’on lui réserve. A la mort de sa mère, elle lui offre de dignes funérailles et part pour Bombay dans l’espoir de retrouver son père ; mais l’Inde se révèle bien hostile pour deux adolescents livrés à eux-mêmes. Isaï se fait passer pour un garçon pour faciliter sa fuite et conserver l'amitié de Murugan, sorte d’ange gardien auquel son destin semble lié. Pour réaliser ses rêves, Isaïe puise la force nécessaire dans la religion et les dons musicaux transmis par sa mère.

Ce roman d’aventure est à la fois dépaysant et émouvant grâce aux personnages attachants et aux multiples péripéties qui jalonnent la quête d’Isaï. Le lecteur se sent transporté en Inde grâce à la multitude de détails donnés par Claire Ubac.

Christelle Rose. BDP

 

 Peine maximale.jpg Peine maximale

Anne VANTAL, Actes sud junior, 13.50 €

Ce roman nous plonge d’une façon magistrale dans les coulisses d’un procès. Qu’a commis l’accusé ? Il a perdu tout espoir quand lui est parvenue la lettre de l’ANPE lui annonçant qu’il était en fin de droits. Il est le seul soutien de la famille, alors il devient « fou » et tente un cambriolage qui se solde par un échec. Mais dans l’appartement, il y a un bébé, et il part avec l’enfant, le confiant à sa sœur qui de ce fait est accusée de complicité. Ce qui est génial dans ce roman, c'est qu’Anne Vantal fait parler chaque intervenant du procès. On entend donc successivement les voix des jurés, du président, de l’accusé, des témoins, de ses deux sœurs, des victimes. Chaque voix est différente, propre à chaque intervenant. Certains nous émeuvent, d’autres nous agacent.

Annie, libraire


 

 Metal mélodie.jpg Metal mélodie

Maryvonne RIPPERT, Milan, 9.50 €

Le roman commence par un prologue où Luce, l’héroïne, arrive à Grenade. Puis, l’auteur fait un retour en arrière : Luce rentre chez elle et trouve un mot lui annonçant le départ de sa mère en Australie pour raisons professionnelles. Sa mère s’est organisée pour les conditions matérielles de la vie de sa fille. A elle maintenant de se débrouiller.

Luce est d’abord désemparée, puis commence par inviter sa bande de copains gothiques. Gloomy, une espèce de SDF,qui s’installe alors chez Luce et cette dernière tombe amoureuse d’un voisin. Il s’avère vite que cette histoire d’amour n’est pas satisfaisante. Beaucoup de temps se passe avant que Luce ne reçoive de nouvelles de sa mère. Elle se pose des questions, d’autant que leurs relations étaient très conflictuelles. Sa mère ne supportait pas la transformation de sa fille, les musiques qu’elles écoutaient. Luce était de plus en plus difficile. Luce, se sentant abandonnée, va se lancer à la poursuite de sa mère qui a quiitté l’Australie. Elle va suivre sa trace à Paris, et découvrir tout un pan du passé de sa mère. Puis son enquête va la mener à Grenade, quasiment sans un sou. Il va lui falloir travailler, trouver une chambre pour pouvoir continuer à rechercher sa mère. Elle a de plus en plus peur de l’avoir perdue, car elle a vu que dans sa jeunesse elle coupait tout lien dès que cela n’allait plus.

Luce va la retrouver et enfin savoir la raison de son exil volontaire.

C’est un roman initiatique qui devient de plus en plus passionnant au fur et à mesure de la lecture, qui est intrigant et qui montre bien les changements terribles que traversent les adolescents. Il nous emmène également dans la ville de Grenade où la rencontre avec les gitans et leur musique est très importante. De belles descriptions parsèment ce récit empreint de poésie. Un vrai coup de cœur.

Anne-Marie, BDP

 

 

 Le mort du noyer.jpg Le Mort du noyer

Claire MAZARD, Seuil, 11.50 €

Une maison de retraite pour gens fortunés qui accepte les « toutous » de ses pensionnaires.

Un meurtre, un homme découvert nu sous Dionysos, un noyer centenaire, classé monument historique. Un commissaire pas très en forme – sa compagne l’a quitté pour aller vivre au soleil – son adjointe, et un trio infernal : trois retraités et leurs chiens, Hercule, Colombo et Simenon. Une enquête difficile : Les différents suspects sont plutôt sympathiques, et tout se complique quand le directeur de la maison de retraite est lui-même assassiné.

Un vrai polar, des personnages attachants, amusants, et une fin surprenante. Claire Mazard nous emmène sans problème dans ce polar très bien mené.

Annie, libraire

 

 

 Mademoiselle Scaramouche.jpg Mademoiselle Scaramouche

Jean-Michel PAYET, Editions des Grandes Personnes, 15 €

Nous sommes au XVIIème siècle, Louis XIV est en train de faire construire Versailles. Zinia Rousselières, l’héroïne, assiste à la mort de son père, maître d’armes, lors d’un duel au début du roman. Sa vie va désormais basculer : alors qu’elle a tué, pour le venger, son adversaire, le fils du marquis de Villarmesseaux, au moment de mourir son père va lui livrer un étrange mot qu’elle ne connaît pas «  Scaramouche », et au moment de l’enterrement, elle découvre dans la tombe un curieux petit cercueil portant son propre nom. Il ne lui reste plus qu’à commencer de mystérieuses recherches pour découvrir sa véritable identité. Le puzzle va progressivement se reconstituer et la mènera auprès du roi jusqu’à Versailles. Elle aura d’abord découvert dans une gravure appartenant à son père représentant Scaramouche une lettre mentionnant un certain Philippe de Mandeterre ; elle va alors essayer d’aller le rencontrer et va tomber sur une troupe de comédiens – « La troupe du soleil de France » - qu’elle ne va plus quitter en se faisant appeler Scaramouche ; les découvertes et les péripéties ne vont plus cesser de s’enchaîner, elle rencontrera toujours sur sa route le fameux marquis de Villarmesseaux, à sa recherche, non pas parce qu’elle a tué son fils, mais parce qu’il croit qu’elle a en sa possession un document qui apporterait un étrange pouvoir. Elle va retrouver l’identité de son père, essayer de laver son honneur en tentant de rencontrer le roi et finira par décider « avec un grand cri de joie » l’identité qu’elle veut se choisir.

Monique SAGET, enseignante 

 

Ce livre ne fait pas partie de la sélection, c'est un conseil de lecture :

 

missak.jpg Missak, l'enfant de l'affiche rouge

Didier DAENINCKX, illustré par Laurent CORVAISIER, rue du monde, 17€

Dans sa prison, derrière les barreaux, Missak se souvient : des jours heureux en Arménie, souvenirs accompagnés d’illustrations à la gouache, pleine de vie, de couleurs, de bonheur. Malheureusement, vite, le noir arrive, des illustrations fortes, quand Missak nous dit la mort de son père défendant l’Arménie, la fuite au Liban… le noir… les pensées d’un homme qui va mourir. Et toujours alternent de grandes illustrations en couleur pour les souvenirs heureux, son arrivée à Paris, alors terre d’accueil, son amour pour Mélinée, et le noir pour dire, le nazisme, la résistance, l’arrestation, la condamnation. Le livre se termine par une biographie de Missak illustré de photos et par la lettre très émouvante que Missak adresse à Mélinée avant de mourir. Un texte sobre, poignant, Didier Daeninckx sait parler aux enfants, les prendre au sérieux. Missak, l’enfant de l’affiche rouge est un grand livre comme l’était Il faut désobéir, des livres indispensables pour que l’on se souvienne.

Annie, libraire