Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30 avril 2011

On n'est pas des oiseaux

On n'est pas des oiseaux.jpgOn n’est pas des oiseaux

Gisèle BIENNE

L'Ecole des Loisirs, coll. Médium

9.50 €

Je viens de terminer On n’est pas des oiseaux, je suis émue et j’ai beaucoup de mal à dire ce que j’ai ressenti à sa lecture.

Un couple qui se déchire. Camille et Mathieu, son petit frère, essaient d’oublier… Camille dans son jardin, Mathieu dans ses colères. Un jour, leur père disparait, et leur mère va mal, très mal, mais elle trouve l’énergie de punir Mathieu en l’enfermant dans la soue à cochons (sans cochons mais avec des lapins). Le lendemain matin, Camille est étonnée, il est tard, sa mère n’est pas levée, alors elle monte dans sa chambre...

 « Elle ne respire plus, elle n’est plus avec nous »

Et ces deux enfants livrés à eux-mêmes vont décider de garder leur maman, de lui faire un bel enterrement. Ils vont l’habiller, la parer, creuser pour la mettre dans le jardin de Camille. Je sais, cela semble horrible, complètement fou, et pourtant c’est très beau. Il ne faut pas oublier que ce sont deux enfants seuls, ils ne savent pas si leur père rentrera et ne veulent pas être séparés. Dans le jardin de Camille, leur mère semble rester  près d’eux.

« J’ai accompli quelque chose d’exceptionnel avec mon frère, je ne comprends pas très bien quoi. Nous sommes allés loin ailleurs pour elle. On ne pourra jamais y croire ; je ne pourrai jamais »

Leur père reviendra et tout rentrera dans l’ordre.

Des chansons de Barbara, la chanteuse préférée de leur mère, rythment le roman et apportent une note de poésie et de nostalgie au récit.

Vraiment très, très beau.

Annie

Les commentaires sont fermés.