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06 avril 2011

Un jour...

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Un jour

Morris Gleitzman

Les grandes personnes          

16.00€

Il y a longtemps que je n’ai pas lu un roman sur la Shoah aussi fort, aussi émouvant.

L’action se passe en Pologne en 1942. Félix, 10 ans, vit par les histoires qu’il se raconte et que ses parents lui ont racontées, et n’a aucune conscience de ce qui se passe à l’extérieur de l’orphelinat où il vit. Et à nous aussi il raconte : « Un jour... je me suis évadé de l’orphelinat pour retrouver papa et maman ».

Mais derrière les portes de l’orphelinat, c’est la barbarie, et Félix découvre que les nazis haïssent les juifs. Un jour, il sauve une petite fille de 6 ans, Zelda, dont les parents viennent d’être exécutés. Il décide de l’emmener avec lui vers la ville et le ghetto. Et de jour en jour, ensemble, avec leurs yeux d’enfants, en essayant de survivre. Ils découvrent les horreurs du nazisme : « Un jour, j’ai fait mon premier voyage en train, mais je ne dirais pas que c’était formidable. Je dirais plutôt que c’était pénible et affreux. » Heureusement Félix et Zelda sautent…. et alors ils courent, et alors ils rencontrent l’horreur, mais aussi Génia et son grand cœur.

Ce qui est extraordinaire, c’est l’équilibre entre les horreurs de l’Histoire et la candeur des enfants. Au côté de Zelda et de Félix, on vit l’horreur du ghetto, les caches aléatoires, l’antisémitisme, le courage de quelques individualités, comme le docteur Barney, la noirceur du ghetto, les dénonciations. Mais, Morris Gleitzman, arrive aussi à nous faire sourire, Zelda et Félix sont émouvants et drôles. On pense au film La vie est belle mais Félix et Zelda, eux, ne sont pas à l’abri des horreurs de l’antisémitisme.

Félix et Zelda : deux enfants très attachants. Félix et sa passion pour Richmal CROMPTON, qu’il interroge dans les moments difficiles ; Zelda, têtue et autoritaire : « t’es bête ou quoi ? »

Deux enfants qui longtemps m’accompagneront.

 Annie

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