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17 mars 2015

On ne peut lâcher la lecture avant la fin...Le dernier roman de Guillaume Guéraud.

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Plus de morts que de vivants de Guillaume Guéraud

Ed. du Rouergue. Coll. Doado noir. 13,70€
 

Par un froid glacial, les élèves du collège Rosa Parks attendent le début  des cours à l’abri du préau. La grippe, la gastro ont éprouvé les troupes, mais peu importe, demain ce sont les vacances de Février. Aucun présage, rien que de très normal… pourtant, le nez de Corentin se met à saigner, la belle Yasmine ne s’aperçoit pas qu’une mèche de ses cheveux tombe lorsqu’elle saisit son cartable… un bouton sur le poignet de Fab le démange terriblement. Il gratte…trois boutons ! Il gratte…huit boutons ! Encore une allergie ? Or ce sont les signes avant-coureurs du cauchemar qui va submerger les 647 élèves et le personnel du collège. Un mystérieux virus disloque les mâchoires, fait éclater les ventres, les cranes, nécrose les membres. Le mal s’abat comme la foudre. La mort empoigne l’ami, le voisin. Les médecins, les pompiers sont impuissants, le collège est mis en quarantaine. Chacun réagit selon son statut et son caractère.

Qui survivra ? Y aura-t-il même des survivants ?

Ce roman où la peur étreint les héros comme le lecteur est écrit de façon magistrale. Ruptures de tons, focalisations multiples, suspens, on s’attache à peine aux personnages que la mort les dérobe brutalement à notre attention. On ne peut lâcher la lecture avant la fin.                                               

Les lecteurs de manga retrouveront l‘atmosphère de titres comme « l’Ecole emportée » de Kazuo Umezu et prendront conscience de la force du récit faisant appel aux images mentales par rapport aux dessins qui limitent le jeu de l’imaginaire.

Encore un excellent roman de Guillaume Guéraud.

France