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30 août 2011

Présentation des Croqueurs de Livres 2011-2012

Petite et Moyenne Sections

 

L'arbre et l'enfant.jpgL’arbre et l’enfant

Texte de Jean-Luc COUDRAY

Illustrations de Régis LEJONC

L'Edune, 11.50 €

Une fillette s'interroge : rester petite ou devenir grande, qu'est-ce qui est le mieux ? Pour répondre à sa question, elle décide d'aller voir un arbre. S'instaure alors entre l'arbre et l'enfant un dialogue sur les choses de la vie.

Au départ, l'arbre paraît indécis. Les deux conditions – grandeur et petitesse – ont chacune leurs avantages, alors il les énumère, passant de l'une à l'autre sans arrêt, faisant tourner la tête de la petite fille ! Mais on comprend vite que ce que l'on prenait pour de l'indécision est en fait pure philosophie de vie : rien ne vaut d'avoir les pieds sur terre et la tête dans les nuages ; d'être grand et petit tout à la fois.

Jean-Luc COUDRAY et Régis LEJONC signent là un album qui montre l'importance de grandir, mais surtout de prendre son temps et de ne pas précipiter les choses. Parce que tout vient à point à qui sait attendre...

Pauline

Le chapeau de Philibert.jpgLe chapeau de Philibert

Texte d'Agnès DE L’ESTRADE

Illustrations de David MERVEILLE

Editions du Rouergue, 14.80 €

Comme tous les matins, Philibert sort de chez lui pour s'occuper de son jardin. Il tond, bêche, arrose, taille et cueille les fruits mûrs. Rien d'anormal apparemment. Pourtant, les passants le regardent d'un drôle d'œil. Mais pourquoi ?...

Ce qui fait tout l'intérêt du Chapeau de Philibert, c'est son double niveau de lecture : l'illustration et le texte racontent chacun sa propre histoire, et l'association des deux crée un véritable comique de situation. Je n'en dirai pas davantage : à vous de découvrir ce qui rend le jardin imaginé par Agnès DE LESTRADE et David MERVEILLE si particulier, et le rôle que tient le chapeau de Philibert dans toute cette histoire !...

Pauline

De quelle couleur est le vent.jpgDe quelle couleur est le vent ?

Anne HERBAUTS

Casterman, 19.50 €

Il y a quelques années, Anne HERBAUTS était conviée par l'association Les doigts qui rêvent – qui publie des livres tactiles pour enfants aveugles – à une rencontre articulée autour du rapport texte-image. C'est à cette occasion que cette simple question posée un jour par un enfant lui est venue à l'oreille : de quelle couleur est le vent ? Il n'en a pas fallu davantage pour que naisse le projet de cet album.

De quelle couleur est le vent ? raconte l'histoire de Petit Géant, qui s'interroge. Parce que lui ne peut pas voir, il décide de poser la question à tous ceux qu'il croise sur sa route : un chien, un éléphant, une montagne, une fenêtre, etc. Et à chaque fois, il obtient une réponse différente. C'est ce qui est magique avec le vent : chacun peut y trouver ce qu'il veut, même celui qui ne voit pas.

Dans cet album empreint de poésie, le texte et l'image forme une réelle unité : l'un renforce la puissance de l'autre, et les deux ne peuvent fonctionner séparément. Peint au doigt, fait de trous, de bosses et de reliefs, il est une véritable invitation au voyage et à l'exploration des cinq sens. Le vent en est la pierre angulaire et peu importe sa couleur, finalement : sa vraie force est qu'il met tout le monde sur un pied d'égalité.

Pauline

Petit Ours et Léontine - la rencontre.jpgPetit Ours et Léontine – La Rencontre

Texte de Florence DUCATTEAU

Illustrations de Chantal PETEN

La Joie de Lire, 12.50 €

Petit Ours mène une existence paisible dans une maison isolée de tout, et surtout de tous. Petit Ours est seul, et c'est très bien comme ça ! Que de contrariété alors lorsqu'il apprend qu'il a un nouveau voisin ; pire : une voisine ! D'autant plus que Léontine lui écrit des lettres, pour lui dire qu'elle aimerait bien jouer avec lui. Mais les filles, ça n'aime que « le rose et les cœurs », c'est bien connu...

Un petit album au texte et aux illustrations tendres qui parle d'amitié, des filles et des garçons, qui aborde leurs différences mais surtout leurs points communs. Un éveil tout en douceur à la mixité et à la découverte de l'autre.

 Pauline

Un mammouth dans le frigo.jpgUn mammouth dans le frigo

Texte de Michaël ESCOFFIER

Illustrations de Matthieu MAUDET

Ecole des Loisirs, 12 €

Un domicile familial. Une cuisine. Un repas partagé autour d'une table. Des frites. Un enfant qui se lève pour aller chercher quelque chose dans le frigo. Un mammouth dans le frigo !

Suite à cette découverte pour le moins surprenante, les pompiers sont prévenus, le mammouth réussit à s'enfuir, et même à monter jusqu'en haut d'un arbre, là ou personne ne peut l'atteindre. Chacun fini par abandonner, et tout le monde le laisse là-haut, nicher sur son perchoir. Jusqu'à la tombée de la luit, où une petite fille qui semble le connaître, apparaît...

Ce que j'aime avec ce genre d'album, c'est que l'on part d'un postulat complètement absurde, improbable, loufoque (Un mammouth dans un frigo, rien de moins !) et que l'on se laisse embarquer, comme si tout était complètement normal ! Et ça marche : on rit, on se laisse prendre au jeu, on espère presque qu'en ouvrant la porte de notre frigo la prochaine fois, on trouvera un mammouth, nous aussi. Et pour couronner le tout, la fin est à tomber ! Un grand merci à Michaël ESCOFFIER et à Matthieu MAUDET de nous avoir offert cette histoire...

Pauline

 

Grande Section et CP

 

La culotte du loup.jpgLa culotte du loup

Texte de Stéphane SERVANT

Illustrations de Laetitia LE SAUX

Didier Jeunesse, 11.90 €

A son réveil, le loup constate que sa culotte est toute trouée : il ne peut décemment pas sortir dans cet état et doit impérativement s'en procurer une nouvelle ! Ni une, ni deux, et ce sans même se préoccuper d'aller croquer quelques cochons, il se rend dans un magasin de prêt-à-porter. Y voyant une vraie aubaine, le propriétaire ne va cesser de l'allécher avec des modèles plus à la mode les uns que les autres. Et pour se les procurer, le loup devra travailler...

Un loup soumis au dictat de la mode, un vendeur sans scrupules, des « saucissons » railleurs, voilà le cocktail magique et détonnant de cet album, qui détourne la célèbre comptine « Loup y es-tu ? », en l'installant dans notre société actuelle, où ce qui prime est d'avoir la culotte dernier cri, même pour un loup !

Le texte est plein de jeux de langage et de répétitions, qui rappellent la petite chanson d'origine pour mieux souligner la parodie. Les illustrations de Lætitia LE SAUX, quant à elles, s'accordent non seulement très bien avec l'humour de Stéphane SERVANT, mais sont aussi truffées de petits détails savoureux, que les enfants auront plaisir à déceler.

Pauline

Billy le mome.jpgBilly le mome

Texte de Françoise DE GUIBERT

Illustrations de Ronan BADEL

Thierry MAGNIER, 1290 €

Une chose est sûre : rien ne peut arrêter Billy le môme, surtout quand il est pressé ! Sur son cheval, il traverse les terres arides du Far West, balayant tout sur son passage. Rien ne lui fait peur, et rien ne lui résiste : les vautours, les indiens, les bandits, tout le monde s'incline et le laisse continuer sa route, toujours au triple galop. Personne ne peut détourner Billy de son but ! Mais ce but, quel est-il ?...

Un album drôle et savoureux, qui réjouira les petits comme les grands. Peu de texte, mais des répliques efficaces et qui font mouche. Les illustrations de Ronan BADEL s'accordent parfaitement avec cette histoire imaginée par Françoise DE GUIBERT. Un vrai régal !

Pauline

Haut les pattes !.jpgHaut les pattes !

Catharina VALCKX

Ecole des Loisirs, 12.50 €

Le père de Billy est un bandit de première classe, qui aimerait bien que son fils puisse un jour prendre la relève. Seulement, Billy est un peu trop tendre à son goût. Il décide alors de l'entraîner à semer la terreur et lui propose un exercice très simple : armé d'un pistolet (déchargé), il devra braquer des animaux au hasard, en leur criant « Haut les pattes ! ». Voilà donc Billy parti, sans grande conviction, à la recherche de victimes à terroriser...

Sous couvert d'une petite histoire rigolote et légère, Haut les pattes ! pose une question très intéressante, aux répercutions souvent déterminantes : les enfants doivent-ils obligatoirement régler leur pas sur le pas de leurs parents ? Le père de Billy veut que son fils lui ressemble ; plus encore, il craint que celui-ci ne lui ressemble pas. Mais Billy, tout en se montrant obéissant, va montrer à son père qu'ils peuvent être différents sans pour autant s'éloigner l'un de l'autre.

Un bel album qui questionne, qui détruit les cases toutes faites et qui prône l'épanouissement personnel.

Pauline

Un dragon dans la tête.jpgUn dragon dans la tête

PITTAU et GERVAIS

Gallimard, 19.50 €

Francesco PITTAU le dit lui-même dans la quatrième de couverture : c'est le petit garçon qui sommeille en lui, son alter-ego en culotte courte, qui s'est glissé dans ses doigts pour écrire ce recueil de poèmes. De l'un à l'autre on passe du coq à l'âne, des rires aux larmes. Cet album parle de tout et de rien à la fois, va du léger au grave sans transition, mimant magnifiquement ce que peut être le cheminement des pensées juvéniles : chaque poème est un hymne à l'enfance, à ses questions, à ses rêveries.

Les textes gagnent à être lus à haute voix. Là, on repère tous les jeux de sonorités, et on peut les apprécier à leur juste valeur : les lettres claquent, les mots siffles, les sons percutent. Un dragon dans la tête est un vrai bonheur pour les yeux, les oreilles et l'âme : puissions-nous, aussi bien que PITTAU et GERVAIS, conserver le plus longtemps possible nos yeux d'enfants !

Pauline

Cherche figurants.jpgCherche Figurants

Texte de Michaël ESCOFFIER

Illustrations de Jean-François DUMONT

Ecole des Loisirs, 13 €

Les animaux de la forêt tombe sur une petite annonce, placardée sur un arbre : on cherche des figurants pour illustrer un conte pour enfants. Chacun veut tenter sa chance et tout le monde se rend à la cabane de l'auteur, afin de montrer ses talents. Les animaux sont tous engager sans exception et tout se passe à merveille... jusqu'à ce que l'auteur leur présente le personnage principal du conte !

Une fois encore, Michaël ESCOFFIER nous offre un album bourré d'humour. Le principe de Cherche figurants est intéressant, puisque son histoire se construit page après page, sous les yeux des lecteurs. L'auteur est lui-même très présent dans le récit, ce qui implique le lecteur à son tour, rendant le tout très interactif. Les illustrations de Jean-François DUMONT – expressives, drôles et touchantes à la fois – accompagnent parfaitement le texte, faisant de cet album une belle réussite.

Pauline


 CE1 et CE2

 

Comme une soudaine envie de voler.jpgComme une soudaine envie de voler

Thierry DEDIEU

Petite Plume de Carotte, 16 €

Magnus Philodolphe PEPIN, petit homme de 327 ans bien tassés aux allures de savant fou, est passionné par la nature. Toute la journée, il observe, étudie et analyse la faune et la flore qui l'entourent. Un beau jour, une coccinelle lui passe sous le nez, et c'est la révélation : il est pris par une soudaine envie de voler...

Dès lors, Magnus ne cessera de chercher un moyen de voir le monde d'en haut, élaborant toute sortes de systèmes censés rendre possible son entreprise. La clé est dans la nature, il en est certain !

Comme une soudaine envie de voler est une vraie petite bizarrerie. Thierry DEDIEU a fait de son héros un être aussi étrange qu'attachant, aussi loufoque que drôle. Magnus Philodolphe PEPIN est un personnage hors du commun, mais c'est avant tout un amoureux du monde ; et grâce à lui, Thierry DEDIEU rend un bel hommage à la nature, comme c'est souvent le cas dans ses albums.

Voilà un livre que l'on ouvre avec curiosité, mais que l'on referme riche d'un cocktail d'émotions fortes. La chute est savoureuse !...

Pauline

L'enfant du bananier.jpgL’enfant du bananier

Texte d'Isabelle SAUER

Illustrations de Cécile GAMBINI

Didier Jeunesse, 14 €

Dans le Sud la Chine vivait un vieux bossu solitaire, dont le seul bien sur terre était un champ de bananiers. Seulement, une terrible tempête s'abattit sur son champ. Le vieil homme perdit tout, ou presque : seule subsista une petite pousse de bananier.

Il décida alors de chérir cette pousse et de tout faire pour qu'elle parvienne à maturation, dans l'espoir de la voir peut-être un jour devenir un beau bananier. Son vœux fut à demi exaucé : elle se développa bien, mais n'offrit qu'un seul et unique fruit, qui ne cessa de grandir, grandir, grandir... jusqu'au jour où il engendra un petit garçon.

Le bossu adopta l'enfant du bananier et tous deux cultivèrent leur champ, main dans la main. Mais la bosse du vieil homme le faisait beaucoup souffrir, l'empêchant de plus en plus d'accomplir ses tâches quotidiennes. Le petit garçon décida alors d'aller courir le monde, à la recherche d'un remède pour son père.

L'enfant du bananier est un conte, et en cela il suit un schéma bien particulier : l'enfant, pour atteindre le but qu'il s'est fixé, rencontre plusieurs obstacles et doit trouver un moyen de les contourner. Comme c'est souvent le cas dans ce genre littéraire, un message fort est véhiculé. Ici, il est question de l'importance de l'altruisme et de l'entraide : c'est parce qu'il est capable de s'oublier lui-même, et de faire passer le bien-être d'autrui avant le sien, que le petit garçon est finalement récompensé.

Un bel album, fort et qui fait du bien, surtout de nos jours...

Pauline

la princesse qui n'aimait pas les princes 2.jpgLa princesse qui n’aimait pas les princes

Texte d'Alice BRIERE-HAQUET

Illustrations de Lionel LARCHEVEQUE

Actes Sud Juniors, 7.50 €

Dans un royaume, une jeune princesse vient de réussir sa première mayonnaise. C'est là le signe tant attendu par son père : elle est prête pour le mariage ! Le roi prend alors sa plus belle plume pour convoquer les princes alentours à un grand bal, durant lequel sa fille pourra choisir son futur époux. Les prétendants arrivent mais aucun ne séduit la princesse. Le roi a beau faire venir des jeunes gens de tout le pays, de toute la terre et même de la galaxie entière, rien à faire : la princesse refuse toujours de se choisir un mari. Il ne reste qu'un dernier recourt au roi : faire appel à la Fée...

Une histoire de princesse parmi tant d'autres, me direz-vous... Pas tout à fait ! Pour comprendre pourquoi, il faudra découvrir par vous-même la fin de ce petit roman tout en rimes, drôle, anachronique, et qui dépasse le cadre du simple conte de fée pour aborder des thèmes forts sans en avoir l'air.

Pauline

Je suis un humain qui peint.jpgJe suis un humain qui peint

Texte d'Alain SERRES

Illustrations de Laurent CORVAISIER

Rue du Monde, 22.50 €

Dans ce bel album, Alain SERRES met sa plume au service de l'œuvre de Laurent CORVAISIER. Je suis un humain qui peint a pour trame de fond la mise en place d'une exposition, de ses prémices jusqu'au vernissage. Mais cet événement sert également de prétexte à l'évocation de la vie du peintre et surtout de la naissance de l'artiste en lui. On sillonne en sa compagnie les rues de son enfance, on imagine les tubes de peinture que sa mère lui achetait quand il était petit et on comprend peu à peu que quand certains murmurent à l'oreille des chevaux, lui c'est aux pinceaux qu'il parle. A moins que ce ne soit l'inverse : les couleurs semblent lui livrer tous leurs secrets...

Ce qui est particulièrement intéressant dans cet album, outre la poésie du texte d'Alain SERRES et la beauté des illustrations et des reproductions de Laurent CORVAISIER, c'est sa valeur documentaire. Grâce à lui, on apprend non seulement beaucoup sur la peinture, la fabrication des couleurs,la confection d'une toile, mais aussi sur ce que c'est que d'être peintre aujourd'hui : au-delà d'une passion, la peinture est également un métier, et l'artiste doit aussi pouvoir gagner sa vie.

On apprend beaucoup, certes, mais on s'amuse aussi ! Je suis un humain qui peint parle d'art, mais jamais de manière élitiste. Alain SERRES laisse la part belle à l'anecdote, et son récit n'est pas dépourvu d'humour, rendant cet album très abordable.

Le titre est particulièrement porteur : plus encore qu'un simple peintre, l'auteur fait de Laurent CORVAISIER un homme qui comprend les couleurs du monde qui nous entoure, et qui les peint pour notre plus grand plaisir.

Pauline

Nina et les oreillers.jpgNina et les oreillers

Texte de Maylis DE KERANGAL

Illustrations d’Alexandra PICHARD

Hélium, 14.90 €

La vie de Nina manque de couleurs. Mais quand sa mère remplace son vieil oreiller tout « ramollo » par un flambant neuf, avec des vraies plumes d'oies sauvages à l'intérieur, tout change. Pour la première fois de sa vie, Nina rêve...

L'oreiller de Nina, c'est un peu comme les chaussures neuves des enfants, qui « courent » forcément plus vite que les anciennes : parce qu'il est nouveau, il est faiseur de rêves, et donc bien mieux que l'ancien !

Nina découvre un nouveau monde, nocturne, où tout est possible et où rien n'est interdit. Elle réalise même qu'en dormant sur les oreillers des gens qui l'entourent, elle peut plonger dans leurs propres rêves et apprendre à mieux les connaître. Comme la fois où elle s'endort sur celui de son petit voisin, tellement énervant parfois...

Voilà un joli album qui ouvre les frontières entre le jour et la nuit, qui fait la part belle au rêve et à l'imaginaire, et qui donne envie d'aller se lover sur un oreiller bien moelleux, juste pour voir ce qui se passera quand on fermera les yeux...

Pauline

A venir...

La présentation des

Dévoreurs de Livres 2011- 2012 !